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Commentaire du poème "Ma Bohème" de Arthur Rimbaud.

Dissertation : Commentaire du poème "Ma Bohème" de Arthur Rimbaud.. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  9 Novembre 2014  •  1 031 Mots (5 Pages)  •  1 274 Vues

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Contexte :

Objet d’étude : La poésie

Mouvement littéraire : Post-romantisme

Type de sujet : Commentaire littéraire

Texte étudié : « Ma Bohème », Poésies

Auteur : Rimbaud (1854 – 1891)

Le plan détaillé du commentaire :

I. L’expression d’un idéal poétique

A. Liberté et révolte

La liberté présentée comme une fuite en avant :

Titre : Dès le départ, inscription dans la thématique du voyage, topos du peuple voyageur, symbole de l’errance et de la liberté.

Mise en relief du mouvement en avant du poète les verbes de mouvement : « Je m’en allais »/ « J’allais » et le lexique : « course »/ « routes » que rapproche une parenté phonique [ou].

La liberté du poète se manifeste aussi par le fait qu’il semble se dissoudre pour ne plus être qu’une instance réceptrice, et ne devient plus que le lieu d’une sensation : « je les écoutais », « je sentais ».

L’idée de révolte est suggérée par la présence de ses « poings dans [s]es poches crevées » et par la référence implicite à la fugue même si Rimbaud refuse l’aspect biographique et ne fait par de référence directe à ses propres fugues.

B. Un dépouillement volontaire

La progression du poète s’accompagne d’une disparition, presque d’une dissolution de ses vêtements : « poches crevées », « Mon paletot devenait idéal », « Mon unique culotte avait un large trou ».

L’emploi du singulier va également dans ce sens.

Il utilise également la métaphore du Petit Poucet, autre représentation de la pauvreté.

Euphémisme : « Mon auberge était à la Grande-Ourse » montre que pour le poète le dénuement n’est pas une souffrance et qu’il est sublimé, ce que suggère également la comparaison « des gouttes de rosées » à « un vin de vigueur ». Ce rapprochement est resserré par le choix du chiasme : « auberge » [protection], « Grande-Ourse » [ciel]/ « étoiles » [ciel], « frou-frou » [protection : jupon maternel].

Le fait de ne pas être protégé de la nature est vu comme une richesse car la perte matérielle s’inverse en richesse cosmique.

C. La richesse cosmique

Si le poète s’appauvrit matériellement, en même temps il s’approprie le monde, la nature et le cosmos, cela est visible par l’utilisation de déterminants possessifs et du glissement qui s’opère des possessions réelles et matérielles à l’appropriation spirituelle : « mes poches », « mon paletot », mon unique culotte »/ « mon auberge »/ « mes étoiles ». « mes souliers » semble être un retour à la matérialité mais cette impression est démentie par la polysémie du mot « pied » qui signifie une partie du corps mais aussi une syllabe en poésie latine, ce que suggère le mot « lyre » (instrument de musique, symbole de l’inspiration artistique) à proximité. Peu à peu l’âme du poète et celle du monde semblent se confondre. De même que la trivialité est sublimée par l’inspiration poétique puisque les « élastiques » de ses souliers deviennent des « lyres ». Il se fond même

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