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James Ensor

Rapports de Stage : James Ensor. Recherche parmi 248 000+ dissertations

Par   •  14 Mars 2013  •  610 Mots (3 Pages)  •  671 Vues

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Bizarre ! Des masques blancs, rouges, verts, jaunes et bleus vous regardent avec insistance et semblent se précipiter sur vous. Des squelettes en habits colorés bougent, discutent ou s'occupent. Ces masques sont-ils en carton pâte ? Recouvrent-ils de vrais visages ? On a plutôt l'impression qu'ils forment un tout avec les têtes ou qu'ils les ont carrément remplacées. On dirait aussi que ces masques ne cachent rien. Bien au contraire! Ils font mieux connaître les pensées et les sentiments des gens qui les portent. Quant aux squelettes, ils apparaissent drôlement vivants pour des tas d'os.

Les peintures, dessins et gravures de James Ensor sont décidément bien étrangers. Ce génial artiste belge est né en 1860 et mort en 1949.

Des masques de carnaval

James Ensor a vécu à Ostende. Située au bord de la mer, cette ville attirait déjà beaucoup de monde en été, à la fin du dix-neuvième siècle. Elle était aussi très connue pour son carnaval. La mère de James Ensor possédait un magasin de souvenirs. On y trouvait de beaux coquillages, des animaux empaillés, des déguisements et des masques de fête, des vases et des tissus venus de pays lointains... Pour le petit James, cette boutique ressemblait à une caverne d'Ali Baba remplie de trésors. Devenu peintre, il aima représenter tous ces objets qui lui étaient si familiers. Ce bric-à-brac était aussi comme un feu d'artifice de couleurs et de reflets. Cela explique pourquoi en tant qu'artiste, il eut tant de plaisir à jongler avec les couleurs et à utiliser la lumière pour donner forme aux personnages et aux objets de ses tableaux.

Avant les masques et les squelettes, James Ensor a peint la mer, des paysages, des ensembles d'objets, des scènes d'intérieur, il a fait des portraits de sa famille... Mais ses œuvres n'étaient pas appréciées. On le traitait de mauvais et d'incapable. On se moquait de lui. Cela lui faisait mal. Il était en colère. À son tour, il a voulu se moquer de ceux qui ne reconnaissaient pas son talent. Pour se venger, il a notamment utilisé les masques.

Des masques farceurs et menaçants

Les masques de James Ensor ont mille expressions différentes. Ils exagèrent les défauts. Ils font des farces, mais ils sont aussi menaçants. Ils ont permis à l'artiste de montrer le monde comme lui le voyait: les gens cachent ce qu'ils pensent et ressentent, ils font semblant; c'est comme s'ils étaient masqués... tout le temps, et pas seulement au moment du carnaval! Pour nous le dire, James Ensor a donné à ses personnages des masques en chair, bien vivants.

Rire méchamment des autres, c'était aussi une manière pour le peintre d'apaiser ses angoisses. Il ne manquait pas d'humour. Il se moquait des autres, mais aussi de lui. Il s'est par exemple représenté en hareng saur, prêt à être dévoré par ses ennemis. Pourquoi un hareng saur? Parce qu'en lisant tout haut ces deux mots, on entend "art Ensor"! Il avait très peur de la mort. Pour ne plus craindre cette idée, pour s'habituer

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