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Économie et développement durable

Synthèse : Économie et développement durable. Recherche parmi 265 000+ dissertations

Par   •  5 Octobre 2021  •  Synthèse  •  4 854 Mots (20 Pages)  •  28 Vues

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                                Bilan du chapitre 3

I La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l’environnement ?

  1. Les limites de la croissance économique

  1. Les limites écologiques de la croissance économique

  1. Les ressources naturelles

On retrouve trois types de ressources naturelles.

Les ressources naturelles épuisables se composent majoritairement des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), des minerais, mais aussi du sable est des nappes phréatiques. C’est une ressource marchandisée. Ces ressources ont un cycle long, elles sont donc en quantité limitées. Ces ressources sont considérées comme un stock fini, limité. On ne connait pas forcement tout ce patrimoine. L’homme peut l’exploité.

Les ressources naturelles renouvelables se composent de l’eau (non potable), du bois et des forêts, de la biodiversité (la faune, la flore, les réserves halieutiques). Ces ressources ont un cycle court. C’est un mécanisme qui échappe à l’homme, en partie ou totalement. Elles sont renouvelables, donc elles ne sont pas comptabilisées en stock mais en flux utilisé, exploités. Ces ressources sont elles aussi marchandisées.

La dernière ressource est en accès libre : le soleil, l’air, les terres arables (cette ressource peut devenir épuisable). Cette ressource n’a pas de prix. Il y a une étroite interdépendance entre les trois.

Différents problèmes sont soulevés. Il faut éviter que les ressources libres deviennent épuisables et que les ressources renouvelables le reste. De plus les ressources libres n’ont pas de valeur monétaire, mais sont une richesse et sont indispensables. Pour les ressources épuisables, il faut contrôler les quantités utilisées, le rythme d’extraction, trouver des substitutions (par exemple le nucléaire, l’énergie hydraulique, l’énergie solaire).

De plus la recherche et le développement ont un coût très élevé. La logique de prix s’impose alors. Tant que le pétrole est peu cher, on ne va pas chercher à le substituer par quelque chose qui va coûter beaucoup plus cher. Le prix est un signal de la rareté. Le problème des ressources renouvelables est de réussir à maintenir les conditions pour qu’elles continuent à se renouveler. On adopte une logique de précaution, on n’utilise pas ce dont on ne connait pas les conséquences (ex : les pesticides). Il faut comparer le rythme d’exploitation au rythme de renouvellement (ex : il y a des périodes d’exploitations et des quotas pour la pêche). L’eau pose aussi problème, elle est inégalement répartie, elle devient alors un problème géopolitique.

Ces ressources limitent la croissance car plus il y a de croissance économique, plus il y a d’exploitation des ressources.  Plus la consommation des ressources augmente, plus le risque que les ressources puissent s’épuiser voir ne plus se renouveler augmente.

  1. La dégradation de l’environnement

L’environnement est constitué de toutes les ressources naturelles énoncées précédemment. C’est un patrimoine qui n’est pas comptabilisé. C’est aussi le cadre de vie de l’homme. Tout dans cet environnement est interdépendant. Les ressources forestières permettent d’absorber le CO2 et de renouveler l’air, de préserver la biodiversité, de créer du papier, de préserver la qualité de l’air. Les ressources halieutiques concernent la biodiversité. Le climat est un enjeu avec le réchauffement climatique, et permet d’absorber les gaz à effet de serre, notamment le CO2.

Des externalités négatives apparaissent. L’activité économique d’un agent produit un effet négatif sur un autre agent sans compensation monétaire. Ils ne sont pas valorisés avant qu’on mette en place des réglementations. C’est une défaillance du marché. Il faut donner une valeur à ces externalités pour faire revenir le coût dans le marché : faire en sorte que l’agent à l’origine de cet effet intègre dans ses coûts de production ses effets externes.

On se pose la question : « Est-ce-que l’activité humaine est responsable de la dégradation de l’environnement ? ». Dans le document A, on observe un graphique en nuage de points, chaque point représentant un pays, et une droite de régression linéaire qui désigne une tendance. On perçoit une corrélation entre deux variables : l’émission de CO2 par habitants et le PIB par habitants ; soit la dégradation et l’activité humaine. On observe que plus le PIB par habitant est élevé, plus la dégradation est élevée. En effet l’activité économique nécessite une consommation d’énergie (pétrole, charbon), ce qui ibère du CO2. Par exemple, les USA émettent beaucoup de CO2 mais leur PIB par habitant est élevé. A l’inverse, le PIB par habitant de la Chine est faible et son émission de CO2 aussi. Mais il peut aussi avoir des activités économiques fortes et une émission faible de CO2. Le Canada émet quatre fois plus de CO2 que la Suède alors qu’ils ont à peu près le même PIB par habitants. La corrélation n’est pas une causalité fatale. Tout dépend de la qualité de l’activité économique. La Suède par exemple, a de très bonnes connaissances en géothermies. On peut aussi comparer la France et la Chine qui ont des niveaux de richesses très différents mais le même niveau de CO2.

La notion d’externalité négative peut être appliquée à la question de la déforestation. Les entreprises ont pour activité l’exploitation des forêts. Les ménages subissent une dégradation de l’environnement (de l’écosystème), cette activité a une incidence sur la qualité de l’air, sur la qualité du sol (l’érosion), sans compensation monétaire.

  1.  Les insuffisances du PIB comme indicateur de la croissance

Le document B nous permet d’observer les limites concernant l’environnement. Tout d’abord, le PIB comptabilise comme richesse des activités de dégradation et de réparation de l’environnement, par exemple, les actions de dépollution. Ensuite, pour le PIB, les ressources naturelles dites libres ont une valeur nulle : elles sont disponibles en quantité illimitées donc elles n’ont pas de prix. Par ailleurs, La richesse d’un pays est constituée d’un patrimoine naturel et d’un patrimoine humain. Ces patrimoines sont complémentaires. La conception de la richesse du PIB est donc limitée. Enfin, au départ le PIB n’a pas comptabilisé le patrimoine car l’environnement et le social n’étaient pas des problèmes majeurs. Le PIB correspond à une économie classique, où seuls les objets matériels sont comptabilisés (bien et services marchands et non marchands). Cependant, il serait important de les prendre aujourd’hui en compte, même si ce patrimoine est difficile à comptabiliser. Une solution proposée est de créer un indicateur pour le patrimoine. D’autre part, certaines entreprises produisent des biens et des services pour faire du profit mais ont aussi un but social et solidaire on les appelle les économies sociale et solidarité. L’activité est ainsi comptabilisé dans le PIB mais ont des buts différents (ex : Pocheco).

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