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La Chine depuis 1949

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Par   •  19 Janvier 2020  •  Cours  •  3 595 Mots (15 Pages)  •  66 Vues

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La Chine depuis 1949

La Chine est un grand pays tant au niveau géographique (9 300 000 km²) , que culturel (car très ancien). Au début du 20ème S la Chine est particulièrement affaiblie. L’Empire du milieu est soumis aux puissances coloniales occidentales et au Japon. Cette situation s’aggrave encore dans les années 20-30 avec une guerre civile qui oppose les nationalistes avec à leur tête Tchang Kaichek et les communistes avec à leur tête Mao Tsé Toung. La guerre civile va être mise entre parenthèse dans le milieu des années 30 au moment ou les Japonais envahissent la Chine. La chine est occupée entre 1937 et 1945. Après 1945 la guerre civile reprends et aboutit à la défaite des nationalistes et à la proclamation de la république populaire de Chine par Mao.

I/ La restauration du prestige de la Chine à partir de 1949

 

Après plus d’un siècle où la domination étrangère s’est manifestée sous toutes ses formes, la République populaire de Chine recouvre la souveraineté du pays amputé de territoires qu’elle espère récupérer sans rien céder d’autre. L’immensité est ici un atout de la puissance, le nombre des hommes en est un autre à condition de les faire vivre dans des conditions acceptables pour qu’ils puissent devenir les références et les acteurs d’une puissance régionale influente, et, à long terme, les soutiens d’un nouvel « Empire du milieu ». Il

importe donc de mener de pair les deux types d’actions (interne et externe) en les combinant :

 A) Au Nord : l’URSS

Malgré les incertitudes des conseils de Staline pendant la guerre civile, Mao et les communistes chinois n’ont pas hésité en 1949 à adhérer au Bloc de l’Est qui semblait aller de soi sur le plan idéologique : il fallait éviter l’isolement pour se consacrer à l’édification de la nouvelle Chine. Dès février 1950, un « Traité d’amitié, d’alliance et d’assistance mutuelle » est conclu pour trente ans, ce qui suppose des envois de matériel et de conseillers techniques soviétiques en Chine pour faciliter l’application du « modèle soviétique » à l’économie chinoise. L’alignement sur Moscou s’étend à l’envoi des « volontaires chinois » à la Guerre de Corée pour soutenir l’offensive du Nord, d’où une participation aux négociations de l’armistice de Pan Mun Jon à partir de juillet 1953, mais a pour conséquence le refus américain de voir la RPC occuper un siège à l’ONU*, siège attribué à la République de Chine.

(Arrêt au 11/01/2017)

 

Après la mort de Staline (1953), une vive opposition à l’URSS se manifeste :

  • Elle est politique et militaire : sur ce point, la question des frontières revêt un caractère d’urgence car si la Mongolie est désormais indépendante tout en restant dans l’orbite de Moscou, les lignes de partage sont plus difficiles à fixer au Nord-Est. Dans le même ordre d’idées, Pékin conteste le soutien apporté par les Soviétiques aux révoltés du Xinjiang (ouest de la Chine). La maîtrise de l’arme nucléaire acquise progressivement complète la certitude d’une riposte possible en cas d’attaque frontale et contribue à forger l’idée d’une relative invulnérabilité de ce côté.
  • Elle est idéologique* : Mao conteste l’hégémonisme* soviétique sur le Bloc de l’Est et refuse de se soumettre à la double hégémonie des deux grandes puissances (Union soviétique et États-Unis) sur le monde, tout en reprochant aux dirigeants du Kremlin d’avoir capitulé devant les États-Unis en 1962 dans l’affaire des fusées de Cuba, signe évident de faiblesse à ses yeux.
  • Elle est économique : le « modèle soviétique » fondé sur la croissance industrielle n’est pas adapté à la Chine où le monde rural est dominant. Mao élabore d’autres solutions pour les campagnes, les communes populaires* qui sont mises en place à partir de 1958. À ce titre, il estime que la Chine peut être, un autre modèle de développement économique que les pays du Tiers-monde pourraient adopter. Le « Grand Bond en avant » est la prise en main de l’économie par Mao pour lequel « le Rouge prime l’expert ». Il décrète « l’économie au poste de commandement ». La Chine va devoir se développer en comptant sur « ses propres forces ». En 1959, l’aide soviétique est rejetée, ses conseillers sont renvoyés en URSS. Mao mobilise la masse de la population rurale organisée au sein des communes populaires, regroupements de dizaines de coopératives agricoles, des dizaines de milliers de paysans. Avec des moyens dérisoires, à la seule sueur de leur front, les paysans chinois vont tenter d’augmenter la production agricole, créer des hauts fourneaux villageois, aménager des réseaux d’infrastructures de transports, des milliers de kilomètres de digues pour les rizières. La population épuisée, les rendements s’effondrent faute d’organisation industrielle, l’acheminement des vivres ne se fait plus, la famine s’installe. Les historiens chinois estiment qu’elle a provoqué la mort de plusieurs dizaines de millions de morts. En 1960, l’expérience désastreuse est arrêtée. Mao est écarté du pouvoir et les experts reprennent le contrôle de l’économie dont la priorité sera l’agriculture pour assurer l’approvisionnement de la population.
  • La rupture est progressive, en 1959 elle commence par le renvoi des experts soviétiques, elle se confirme avec le refus de Pékin de signer le Traité de Moscou sur les essais nucléaires et prend une tournure définitive en 1969 après les incidents armés sur l’Oussouri, affluent de l’Amour zone de frontière en litige entre les deux territoires. Pendant trente ans, les relations sont tendues entre les deux États, la réconciliation a lieu en 1989, des rapports normalisés sont progressivement adoptés entre 1991 et 2004. Les bouleversements postérieurs à 1991 libèrent les républiques d’Asie centrale qui adhèrent à l’Organisation de coopération de Shanghai où on trouve la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan depuis 2001 plus un certain nombre d’observateurs dont la Mongolie, l’Inde, le Pakistan, l’Iran.

La Révolution culturelle de la fin des années 1960 va susciter l’intérêt du monde occidental, celui de la jeunesse estudiantine européenne en particulier qui va s’illusionner sur le personnage de Mao et sur les gardes rouges, alors que les informations sur la situation intérieure chinoise sont totalement contrôlées par la propagande du régime communiste.

En 1966, Mao veut reprendre le pouvoir dans le Parti communiste et lance la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne. Il s’adresse directement aux jeunes générations des écoliers et des étudiants en leur proposant de s’attaquer aux « quatre vieilleries » : pensée, culture, mœurs et les coutumes anciennes. Il va organiser ce violent mouvement de contestation en « gardes rouges » qui vont s’attaquer à leurs aînés, rejeter les bases de l’enseignement reçu et finalement s’attaquer aux cadres du Parti avec le soutien de l’armée. Pour Mao, il s’agit d’évincer ses rivaux et de revenir au premier plan. Le parti est épuré de la quasi-totalité de ses cadres dirigeants qui sont envoyés dans des fermes isolées, se faire « rééduquer » par des travaux agricoles. Le pays sombre dans l’anarchie et la violence, Mao est contraint de s’appuyer sur l’armée pour réprimer les plus extrémistes de ses fidèles. Il sortira finalement vainqueur de cette nouvelle crise, mais vieilli, il laisse le pouvoir à son entourage, que ses ennemis vont nommer la « bande de  quatre », brutalement écartée au lendemain du décès de Mao.

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