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La seule fonction du personnage de roman est-elle de refléter la société dans laquelle il vit ?

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Par   •  2 Décembre 2015  •  Dissertation  •  1 719 Mots (7 Pages)  •  5 915 Vues

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Certes, il y a une différence entre personnage et personne : l’un est une création littéraire, l’autre renvoie au réel. Mais quand le lecteur est plongé dans un roman, il arrive souvent que, pour lui, les personnages deviennent personnes et reflètent, comme un vrai miroir, l’image de la société dans laquelle il vit, il peut même ensuite se reconnaître en ce personnage. Stendhal a dit : « Un roman, c’est un miroir que l’on promène le long d’un chemin ».

La seule fonction du personnage de roman est-elle de refléter la société dans laquelle il vit ?

Pour répondre a cette problématique nous étudions en premier si la tache du personnage consiste avant tout à refléter la société dans laquelle il vit, ensuite si le personnage de roman reflète toujours l’image de la société et pour finir nous étudions les autres fonctions du personnage romanesque.

  1. La du personnage est de refléter la société dans laquelle il vit.

Vers la fin du XIXème siècle les écrivains ce mettent a introduire dans leurs romans a travers leurs personnages la société dans laquelle ils vivent (Guy de Maupassant, Bel Ami ou même Honoré de Balzac, Le Père Goriot).

Le personnage possède les caractères du groupe social au quel il appartient tout comme dans Germinal de Zola ou le personnage principal Maheu est un mineur. Personnage que l’on ne trouvait pas dans les romans, par exemple: épique, auparavant.

Certains romanciers, notamment ceux du mouvement réaliste, ont pour but de jouer le rôle de « témoins », sans toutefois se prétendre historiens. Ainsi, Balzac souhaitait être le « secrétaire de la société française », « faire concurrence à l’état civil » et écrire « l’histoire des mœurs ». Si l’on assigne au roman cette mission, il devient logique de gommer le plus possible les traces de fiction dans les personnages créés : en leur donnant un nom comme Mme Vauquer dans Le Père Goriot, un milieu et un décor parfaitement calqués sur la réalité, une pension comme il y en avait beaucoup à Paris, une existence sociale; le romancier se transforme en « peintre de la réalité ».

Le romancier s’aide du réel, qui lui donne la base de son personnage. Balzac, dans son avant- propos de La Comédie humaine, donne les secrets de la création: « Souvent il est nécessaire de prendre plusieurs caractères semblables pour arriver à en composer un seul [...] La littérature se sert du procédé qu’emploie la peinture qui [...] prend les mains de tel modèle, le pied de tel autre, la poitrine à celui, les épaules de celui-là. ».

Pour augmenter le réalisme les auteurs pousse au maximum la description avec énormément de détails (physionomie, détails anatomiques, précisions dans la description des vêtements... ). On remarque cela dans Bel Ami de Maupassant avec : « un peu timide, un peu inquiète », « souriants, brillants, pleins d’amour » , « avec lenteur ».

De plus a partir de ce moment les auteurs ce sont basés sur de faits historiques, comme Victor Hugo dans Quatrevingt-treize ou bien encore Primo Levy dans Si c’est un homme. Les personnages dont les actes et les pensées sont au moins en partie déterminés par la documentation (roman historique, roman réaliste ou natu- raliste) ou l’introspection.

Les descriptions sont plus précisés grâce a des enquêtes approfondies, le personnages est le reflet du réel. Les arbres généalogiques des personnages précisés , caractéristiques régionales ou professionnelles. Dans Madame Bovary de Gustave Flaubert avec le portrait de Catherine Leroux très précis et minutieux, extrêmement détaillé.

Les romanciers font cela pour décrire une société. Dans ce cas là, la peinture sociale a plus d’importance que le personnage et son histoire ; le personnage devient alors uniquement une image, un symbole de son groupe social.

Ils peuvent aussi faire cela pour créer l’illusion du lecteur pour lu permettre l’identification avec le personnage ou bien même avec le décor.

Ou enfin pour critiquer la société a travers des romans engagés. L’efficacité de cette volonté du romancier de serrer le réel social au plus près pour agir sur la société : héros de Malraux engagés dans l’action politique révolutionnaire

C’est le principe de Zola en général, parce qu’il veut décrire une société.

Beaucoup d’auteurs utilise leurs personnages romanesques pour refléter une société, mais certains romanciers ne sont pas dans cette même optique là.

  1. Le personnage de roman décrit-il toujours la société ?

Parfois, le personnage de roman est à contre-courant de la société dans laquelle il vit ; il n’en est pas l’image, mais l’opposé. On peut dire qu’il la « reflète », mais alors comme l’inverse de cette société. Dans La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette : Mme de Clèves est dans une société qui tente de la  corrompre mais sa morale lui permet de résister à cette corruption, c’est tout l’intérêt du roman.

Mieux vaudrait alors parler de « révélateur » de la société dans laquelle le personnage vit.

Certaines fois le personnage romanesque ne reflète qu’une petite partie de la société. Cela pourrait modifier la penser de la population pour peut être la faire changer d’avis, la rassurer ou bien encore autre chose. Dans ce cas l’on devrait plutôt parler de produit de la société plutôt que de reflet.

Cependant Le principe selon lequel le personnage doit être significatif, c’est-à-dire représenter un groupe, une catégorie, présente des inconvénients.

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