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Par   •  4 Mai 2019  •  Commentaire de texte  •  696 Mots (3 Pages)  •  62 Vues

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Le corpus proposé comporte trois extraits théâtraux qui s’étalent du XVIIIe au XIXe siècle. Il s’agit d’abord de La Double Inconstance acte III, scène 5 écrit par Marivaux et qui parut pour la première fois en 1723. C’est un extrait aux registres tragiques et comiques qui reprend des traits de la Commedia Dell’arte et du mouvement des Lumières. Le second est tiré de Dom Juan ou le Festin de pierre écrit par Molière et parut en 1665. Il appartient au classicisme et possède un registre tragique. Le troisième est tiré de la comédie Le Mariage de Figaro acte V, scène 3 écrit par Beaumarchais en 1778. Cet extrait appartient au mouvement des Lumières et a un registre comique. Ces extraits visent à dénoncer les privilèges de la monarchie archaïque mais aussi les vices de certains nobles.

Nous nous demanderons alors : Quelles sont les ressemblances et les différences entre ces portraits de trois grands seigneurs ?

Nous verrons dans une première partie les similitudes dans les traits de caractères de ces seigneurs, puis ce qui les diffèrent.

Ces trois extraits mettent en scène des seigneurs qui souhaitent assouvir leurs désirs par différents moyens. Pour Marivaux, le Prince opportuniste abuse de sa puissance et de sa richesse pour réclamer la femme d’Arlequin, un simple valet. Cet abus de pouvoir et le non-sens du Prince se traduisent alors en un caprice d’enfant qui tourne à l’égoïsme. L’homme riche et fort vit dans le paraître en s’appuyant des paroles de « tout le monde » pour alimenter ses propos. La part de non-sens et d’absence morale qu’a ce seigneur dans cet extrait se fait aussi ressentir dans Dom Juan, caractérisé comme « Le Grand seigneur méchant homme » ce dernier est un libertin égoïste qui ne cesse d’enchainer les conquêtes amoureuses au dépit de ce que peut ressentir son entourage. Qualifié de « grand scélérat » « enragé » « chien » […] cet homme est ici vu comme un manipulateur vicieux et à qui tout est égal. Il va à l’encontre de tous les principes conventionnels de son époque afin de faire ce qui lui plaît, d’une certaine forme, comme le Prince, il est capricieux. Beaumarchais dresse le portrait du comte Almavira qui souhaite exercer son droit du cuissage sur la femme de son valet. Le seigneur est alors vu comme un être « perfide » vicieux et opportuniste qui profite de son statut noble et de ses privilèges pour atteindre son objectif comme le Prince dans la pièce de Marivaux et Dom Juan. Cela s’apparente également à un abus de pouvoir.

 Bien que ces grands seigneurs réunissent quelques points communs, certains points les diffèrent les uns des autres. Le Prince vue comme un être égoïste qui fait preuve de non-sens n’a pas un si mauvais fond puisqu’il est touché dans son égo par le valet qui tente de le persuader et se l’admet dans une réplique seule qui s’adresse à lui-même « Il a raison et ses plaintes me touchent ». Cela fait de lui, un être qui reste néanmoins empathique. Le personnage de Dom Juan quant à lui et à la différence de tous les autres seigneurs, a une absence totale de scrupules et de vertus. Il est indifférent à tout et à tout le monde. Il ne veut pas conquérir qu’une femme mais plusieurs. Le seigneur dans Le Mariage de Figaro à la différence des autres est qu’il souhaite user d’un « droit du seigneur » ou « droit de cuissage » légal à cette époque mais cela n’épargne pas ses traits de caractères qui font émaner la fausseté et l’opportunisme de ce personnage.

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