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Analyse de sondage

Étude de cas : Analyse de sondage. Recherche parmi 236 000+ dissertations

Par   •  21 Février 2013  •  Étude de cas  •  613 Mots (3 Pages)  •  413 Vues

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■ Quels sont les grands enseignements que l’on peut tirer de ce sondage ?

Le premier enseignement, c’est que ce dossier n’est clairement pas un dossier prioritaire dans l’agenda 2013 des Français où arrivent en tête : la lutte contre la désindustrialisation pour 58 % des sondés ; la réduction de la dette publique (54 %) et la lutte contre l’immigration clandestine (43 %°).

Mais il n’est guère surprenant qu’en période de crise nos compatriotes s’intéressent d’abord aux questions économiques et sociales. Ce qui l’est plus, c’est que même pour le « peuple de gauche », le mariage homosexuel apparaît comme secondaire.

En fait, ce que les partisans du projet qualifient de grande « avancée sociétale » ou, au contraire, ce que les opposants présentent comme une « régression majeure », n’est pas jugé comme fondamental par les Français.

Le second enseignement, c’est que leur opinion a beaucoup varié au cours des derniers mois. Au mois d’août 2012, près de 65 % estimaient que les homosexuels devaient avoir le droit de se marier. Ils ne sont plus que 60 % aujourd’hui.

La chute est surtout spectaculaire en matière de droit d’adoption ou d’accès à la procréation médicalement assisté puisqu’on est passé, respectivement, de 53 % d’avis favorables à 46 % et de 56 % à 47 %. Sur ces deux questions, il n’existe donc plus de majorité.

■ Comment expliquer ce retournement de l’opinion ?

Il est clair que l’intense campagne menée par les opposants au projet a porté ses fruits. Au fil des mois et du débat, les Français ont pris peu à peu conscience des enjeux derrière ce projet et se montrent de plus en plus réservés à l’idée de donner le droit aux couples homosexuels d’adopter ou d’avoir recours, pour les couples de femmes, à la PMA.

Désormais, les Français disent « oui » au mariage conçu comme un super Pacs. D’où l’adhésion à l’idée d’une union civile déconnectée du droit d’adoption qui est plébiscitée par 62 % des sondés comme une alternative possible au projet de loi.

Un second facteur explicatif est lié au fait que l’électorat de droite a basculé, au cours des mois, dans le camp des opposants au projet. En août 2012, 46 % des sympathisants UMP étaient encore favorables au mariage homosexuel et 38 % au droit pour ces couples d’adopter. En janvier 2013, ces nombres ont chuté à 33 % pour le mariage et 22 % pour le droit d’adopter.

■ Ce clivage droite-gauche est-il le seul qui structure l’opinion ?

Non. Deux facteurs sociologiques sont également à l’œuvre : celui de l’âge et celui du sexe. En gros, si on est un homme d’un certain âge, on est plutôt défenseur d’une vision traditionnel de la famille alors que si l’on est une jeune femme, on est plutôt favorable à cette évolution de société.

En revanche, l’origine sociale ou le niveau de diplôme comptent assez peu dans cette affaire pour se déterminer. Alors que, d’ordinaire, sur les questions dites « sociétales » les personnes aisées et très diplômées ont tendance à être plus « progressistes » que les classes populaires, dans le cas présent,

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