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Origines de la crise es crédits " subprimes "

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Par   •  7 Décembre 2013  •  Analyse sectorielle  •  1 869 Mots (8 Pages)  •  393 Vues

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Origines de la crise :

les crédits « subprimes ».

T

out part d’une fin d’autre crise survenue durant l’année 2000, et souvent attribuée rétrospectivement, mais à tort, aux événements du 11 septembre 2001. Cette année-là, une « bulle » financière, appelée « bulle internet », éclate (que l’on se rappelle les affaires « Enron » et, plus près de chez nous, « Lernout & Hauspie » qui en ont suivi).

En Belgique

À la suite de cela, les taux d’intérêts avaient été rendus assez bas et, pour relancer l’économie étatsunienne, le gouvernement a proposé en 2002 que des crédits soient spécialement dédiés aux ménages les plus défavorisés pour qu’ils puissent néanmoins s’offrir leurs propres habitations.

Ces crédits, appelés « subprimes », étaient lancés par la banque centrale et conclus, sous forme de contrats, par des établissements ou intermédiaires spéciali-sés, et avaient comme première particularité de ne pas être remboursés en parts de capitaux pendant plusieurs années : seuls les intérêts, assez bas puisque les taux étaient eux-mêmes bas, étaient d’abord payés.

Figure 3: Home, sweet « subprime » home

La seconde particularité était que certains de ces prêts pouvaient, contractuel-lement, voir leurs taux d’intérêt réadaptés à ceux du marché.

P

our comprendre, il faut rappeler que la société étatsunienne est une société de consommation et non une société de prévoyance et d'épargne (le taux d'épargne y est d’ailleurs un des plus faibles du monde) et, culturellement, le citoyen moyen ne vit qu’en fonction du crédit et de ses avantages les plus immédiats, sans trop penser au lendemain ni à quoi il s’engage.

De plus, tout salarié perçoit comme revenu net quasiment l’équivalent du brut : il ne se soucie pas du moindre prélèvement collectif fait dans un but d’assurance (donc : pas d’« assurance maladie-invalidité » et pas de mutualité non plus, sauf, pour les plus prévoyants, mais alors à titre privé seulement) ou de pension (sauf souscription à un fonds de pension… mais toujours pour les seuls prévoyants, et à titre privé).

Les seuls prélèvements d’origine collective sont en définitive les seuls taxes et impôts… pas toujours bien perçus, puisque étatiques et obligatoires.

Ces crédits ont très bien fonctionné pendant une période dorée, de 2002 à 2006, car ils ont facilité l'accès à la propriété et, pour ceux qui avaient un peu d’argent d’avance et qui pouvaient se permettre de revendre leur bien, ils ont aussi entrainé des plus-values appréciables.

Autre facteur non négligeable de leur succès : comme beaucoup de choses du monde commercial, la conclusion de tels prêts était assortie d’une commission à l’intermédiaire… et on peut comprendre que bien des intermédiaires ont pu avoir « mis la pression » auprès de gens défavorisés, peu scolarisés, et pas vraiment conscients de ce qu’ils signaient.

Les premières secousses

Cela a du se passer à peu près en même temps :

d’un côté, des premières parts de capitaux, contractuellement prévues, ont commencé à devoir être régulièrement remboursées,

d’autre part, les taux d’intérêts sur les marchés ont progressivement augmenté.

D’un seul coup, pour bien des ménages aux revenus maigres ou aléatoires, les montants de remboursements de leurs prêts sont montés en flèche, et sont même devenus intenables.

Et les premières faillites des ménages les plus pauvres sont survenues.

La mise en gage hypothécaire

Cela se passe assez habituellement un peu partout dans le monde financier : lorsqu’un prêt d’un montant assez élevé est accordé pour l’achat d’un bien d’une certaine importance, il est d’usage de mettre ce bien, ou un autre d’une valeur relativement équivalente, en gage hypothécaire. Cela se fait souvent sous forme d’une inscription initiée puis gérée pendant un laps de temps auprès d’un organisme public agréé, ou d’une personne (ou d’un groupement de personnes) de loi.

Ceci permet qu’en cas de faillite, l’organisme prêteur puisse exercer des droits prioritaires sur le bien gagé, et ce pour l’ensemble de tous les montants encore dus. En pratique, le bien est mis en vente, et le montant qu’on en recueille sert à apurer le solde restant dû (ainsi que les frais occasionnés), l’éventuel montant excédentaire étant laissé au débiteur malheureux.

Dans le cas d’une habitation, la vente ne se fera qu’après « mise à la porte » de ses occupants. Quand les premières faillites sont survenues, cette procédure à permis aux organismes prêteurs de retrouver quasiment tous les soldes restants dus et de rentrer dans leurs frais. Mais ces faillites se sont accrues, et le marché immobilier s’est de plus en plus retrouvé encombré d’habitations confisquées, jusqu’à saturation, et effondrement des prix.

Évidemment, c’est sans compter sur l’augmentation de la détresse sociale, mais ceci n’est que de peu de poids dans le pays du dollar-roi.

La titrisation des prêts hypothécaires

Le rôle d’une banque serait de centraliser l’épargne de beaucoup de ceux qui désirent mettre un peu d’argent de côté, et de prêter cette masse d’épargne auprès des quelques-uns qui auraient besoin de beaucoup d’argent pour réaliser un projet important.

C’est une vue « traditionnelle » et devenue assez idyllique : actuellement, leur but serait plutôt de « faire le plus d’argent possible », bien plus que ce que permettraient les seules différences entre taux demandés pour les prêts et taux accordés pour l’épargne, ce au moins en vue de gains personnels importants, et s’il y a un actionnariat, pour lui complaire.

Une méthode pour cela est la titrisation. C’est une technique qui est née aux États-Unis d’Amérique durant les années 1960, et ayant connu une forte expansion en Europe seulement à partir de 2000.

Dans notre cas, et en simplifiant assez fortement, cela a consisté, pour les organismes prêteurs, à

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