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Protection De L'enfance

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Par   •  6 Avril 2014  •  7 445 Mots (30 Pages)  •  695 Vues

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A. Les justificatifs théoriques de l’intervention de l’Etat dans l’activité économique

Trois principaux courants animent le débat économique.

1. La conception minimaliste de l’Etat prônée par le courant libéral

Pour le courant libéral, la politique économique est inutile pour plusieurs raisons. De la fin du 18ème siècle à la crise des années 30, le courant libéral explique les phénomènes économiques par les comportements individuels des agents économiques rationnels qui, en recherchant leur intérêt personnel, en procédant à des échanges sur des marchés en concurrence pure et parfaite, concourent à l’intérêt général. Le marché permet à la fois une allocation optimale des ressources et, grâce à la flexibilité des prix, l’ajustement automatique entre l’offre et la demande. Sur le marché du travail, le plein emploi est toujours assuré grâce aux variations du salaire réel. Le chômage involontaire est impossible selon les libéraux, seuls sont au chômage les travailleurs qui recherchent momentanément un emploi ou qui estiment trop faible le salaire réel proposé par l’entreprise. Selon Jean-Baptiste Say dans sa loi des débouchés, c’est l’offre qui créée sa propre demande et le marché des biens et des services est toujours en équilibre. Le niveau de production (Y) qui découle du plein emploi de la main d’œuvre donne lieu à une distribution équivalente des revenus que les ménages affectent à l’épargne (S) ou à la consommation (C).

Sur le marché des capitaux, la flexibilité des taux d’intérêt permet l’équilibre entre l’investissement (I) et l’épargne. Si l’investissement est égal à l’épargne, la production est égale à la consommation plus l’investissement, puisque le revenu est égal à la consommation plus l’investissement. Si I=S, Y=C+I puisque Y=R et que R=C+S.

C’est l’épargne qui alimente les institutions pour financier les crédits d’investissements. Pour les libéraux, l’épargne est le moteur de l’économie. L’intervention de l’Etat est inutile et seul le marché peut régler l’activité économique. Les agents économiques sont rationnels et la recherche de l’intérêt particulier entraîne l’intérêt général.

Selon le courant libéral, la concurrence pure est parfaite est composée de 4 conditions : l’atomicité des agents économiques, la libre circulation des marchandises, la transparence de l’information et l’homogénéité des produits. En concurrence pure et parfaite, les déséquilibres économiques et financiers sont impossibles.

Pour les libéraux, si les 4 conditions de la concurrence pure et parfaite sont respectées, aucun déséquilibre n’est possible et la politique économique est inutile.

L’inflation est la seule conséquence d’une politique monétaire expansionniste qui n’a aucun effet sur la sphère réelle. Le politique budgétaire est inefficace, quel que soit le mode de financement choisi pour financer le supplément des dépenses publiques. Le recours à l’emprunt élève le taux d’intérêt sur le marché des capitaux. Il augmente l’épargne des ménages mais diminue la consommation ainsi que les investissements des entreprises victimes d’un effet d’éviction au profit de l’investissement public. Le courant libéral rejette donc la politique monétaire car pour Friedmann, elle n’a pour conséquence que l’inflation. Le rôle de l’Etat doit être limité au respect des règles de la concurrence et à la prise en charge des activités pour lesquelles le marché est défaillant (la protection des citoyens).

L’économie de marché reposant sur l’attribution de droits de propriété, il revient à l’Etat de les redéfinir et de les faire respecter, et d’intervenir le cas échéant, pour remédier aux imperfections des droits de propriété (biens collectifs et effets externes).

2. De la conception Keynésienne à celle de l’Etat Providence

La conception Keynésienne est différente de la conception libérale. L’activité de la crise de 1929, la forte montée du chômage et l’absence de reprise spontanée conduisent Keynes dans « la théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie » publié en 1936, à rompre avec les analyses libérales jusqu’ici dominantes et à démontrer le bienfondé des politiques économiques.

Selon Keynes, les mécanismes économiques ne s’expliquent pas par les comportements individuels, comme le pensent les libéraux, mais par les grandeurs globales interdépendantes tel que la production de la monnaie nationale, l’investissement, la consommation, l’épargne, etc. Les prix ne sont pas flexibles mais rigides à court terme. Les déséquilibres entre l’offre et la demande sont donc bien possibles car les ajustements se réalisent par les quantités et non par les prix.

Si les mécanismes des marchés ne permettent par un équilibre entre l’offre et la demande, les entreprises ne sont jamais sures de pouvoir écouler la totalité de leur production en fonction d’anticipations sur la demande. Tant que la demande anticipée par les entreprises est supérieure à l’offre, les entreprises sont incitées à augmenter leur production. Cette demande effective détermine donc le volume de la production et de l’emploi.

Le niveau de l’emploi dépend donc de la demande anticipée et ne correspond pas nécessairement à la population active. Contrairement à la pensée libérale, le chômage involontaire est donc bien possible, et s’explique par l’insuffisance de la demande.

R – C – D – P – E – CR -- …..

La demande comprend deux composantes : la consommation qui augmente en fonction des revenus, mais d’une manière moindre et la demande autonome. C’est la loi psychologique fondamentale : lorsque les revenus augmentent, la consommation augmente mais d’une proportion moindre, car il y a deux utilisations des revenus.

Quand le marché des biens et des services est en équilibre, les entreprises n’ont aucune raison d’augmenter leur production et d’investir.

L’Etat doit se substituer à l’initiative privée défaillante. La politique budgétaire est un instrument efficace pour stimuler la demande. L’augmentation des dépenses publiques permet de distribuer des revenus supplémentaires (le multiplicateur des dépenses publiques). La hausse de la consommation qui en résulte accroit la production, et par conséquent le volume d’emplois. Grâce aux mécanismes du multiplicateur, l’impact sur la production est supérieur à la hausse initiale des dépenses

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