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Les cinq raisons de la crise de 1929

Mémoire : Les cinq raisons de la crise de 1929. Recherche parmi 237 000+ dissertations

Par   •  14 Avril 2014  •  1 604 Mots (7 Pages)  •  711 Vues

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5 raisons qui différencient la situation actuelle de la crise actuelle

Dans le contexte actuel de fort repli généralisé des marchés financiers, de plus en plus d'articles comparent les conditions de marché actuelles avec celles qui ont suivi le krach boursier de 1929. Il existe certaines similitudes entre aujourd'hui et les années 30 :

• une période caractérisée par un endettement excessif suivie d'une déflation massive des prix des actifs

• un marasme analogue au sein du système bancaire et financier

• un ralentissement économique qui s'est rapidement et spectaculairement propagé à l'ensemble de la planète.

Toutefois, en période de grandes difficultés et de pessimisme généralisé, il est relativement aisé de confondre la possibilité d'un scénario-catastrophe avec la probabilité qu'il se produise réellement. Aussi, si personne ne peut prédire avec certitude que l'on n'assistera pas à une nouvelle Grande Dépression dans un avenir proche, il est important de comparer et détailler les principales différences entre l'environnement actuel et les premières années de la Grande Dépression (1929-1932).

1/ La contraction de l’économie : une ampleur sans commune mesure

Bien qu’il n’existe pas de définition formelle d’une dépression, elle peut être résumée comme une très sévère récession.

Il est communément admis qu’une dépression est une contraction de 10 % ou plus de l’économie. Les dépressions ont été relativement fréquentes au 19ème siècle, mais la pire récession économique que les Etats-Unis ont connue depuis les années 30 a été une contraction de 3,4 % entre 1973 et 1975. Durant la Grande Dépression, l’économie s’est contractée selon les estimations de 25 % à 30% entre 1929 et 1932, une massive perte de production qui a laminé l’économie pendant plus d’une décennie par la suite.

Le taux de chômage aurait atteint selon les estimations 25 %. Au 31 octobre 2008, le taux de chômage outre-Atlantique s’établissait à 6,5 %. Il a augmenté de près de deux points au cours de l’année passée et tout semble indiquer qu’il pourrait encore beaucoup plus progresser ces prochains mois.

Les économistes les plus pessimistes tendent à prévoir un pic du taux de chômage aux alentours de 10 %, très loin donc, du niveau atteint dans les années 30. Autrement dit, aussi peu brillante qu’apparaît la situation actuelle, il faudrait toutefois qu’elle connaisse une détérioration d’une ampleur toute autre, afin de pouvoir être comparée à la catastrophe économique des années 30.

2/ Le système bancaire : loin de l’effondrement

Au début des années 30, les épargnants rendus extrêmement nerveux par la crise ont massivement retiré leur argent des banques. Dans de nombreux cas, les gens ont pris conscience du fait que d'autres épargnants étaient susceptibles de retirer leurs avoirs avant eux, et cette ruée sur les banques est devenue un cercle vicieux. S’en est suivie une série de paniques à l’égard des banques, marquée par des centaines, et finalement des milliers de faillites bancaires qui ont conduit à l’effondrement du système financier américain.

Les marchés du crédit américain connaissent actuellement une crise extrême. La confiance a disparu et les institutions financières ont toutes les peines du monde à se débarrasser de leurs actifs toxiques. À ce jour 22 banques ont fait faillite. Le gouvernement fédéral a relevé les montants des dépôts garantis en octobre afin d’essayer de parer à tout début de panique des épargnants. Les établissements financiers qui dépendaient de financements non basés sur les dépôts, tels que les banques d’investissement indépendantes, ont fait faillite, ont été fusionnés ou ont adopté le statut de banques. Si le système bancaire continue d’être en difficulté, nous n’assistons pas pour autant à une panique bancaire généralisée comme ce fut le cas dans les années 30.

3/ La politique monétaire : un effort sans précédent de la Fed

Que l’on soit ou non d’accord avec les propos du prix Nobel d’économie, Milton Friedman, dans son ouvrage qui a depuis fait date « A Monetary History of the United States, 1867-1960 », et selon lesquels la Grande Dépression avait principalement été causée par des erreurs de politique monétaire, il existe de nombreux faits qui prouvent que la Réserve fédérale (Fed) dans les années 30 ne s’est guère révélée d’un grand secours. Alors que les prix des actifs s’effondraient après le krach boursier de 1929, la Fed a laissé la masse monétaire se réduire. Ce faisant, elle n’a rien fait contre les forces déflationnistes qui avaient commencé à faire ressentir leurs effets, en conséquence de quoi les prix ont chuté de 10 % par an, durant le début des années 30.

A l’inverse, la Réserve fédérale actuelle a entrepris les mesures monétaires les plus ambitieuses de son histoire. Eu égard à la débâcle du système financier, la Fed s’est trouvée

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