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Dissertation Economie: Une politique monétaire est-elle efficace face aux crises économiques ?

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Par   •  2 Avril 2015  •  1 954 Mots (8 Pages)  •  579 Vues

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Politique monétaire et crises économiques

En 2008, les Etats-Unis ont fait face à une crise financière sans précédent depuis la crise de 1929 : la crise des Subprimes. Le krach boursier et immobilier et la faillite de grandes banques vont provoquer une crise de confiance se répercutant dans la sphère réelle et alimenter une récession dans la plupart des pays développés. Les principaux déterminants de la demande sont en baisse que ce soit la consommation des ménages, l’investissement des entreprises ou le commerce extérieur.

La politique monétaire englobe l'ensemble des moyens dont disposent les autorités monétaires pour agir sur l'activité économique par l'intermédiaire de la masse monétaire et des taux d'intérêt. Elle est antérieure à la création de banques centrales publiques. Quant aux crises économiques, elles sont caractérisées par un profond retournement de la situation économique d'un pays, d'une nation ou d'une zone géographique plus importante. Elles débutent souvent par un krach, mais ses répercussions sont plus larges.

Une politique monétaire est-elle efficace face aux crises économiques ?

Nous verrons dans un premier temps comment une politique monétaire peut-elle être efficace sur une économie et enfin dans un second temps, ses limites.

Les objectifs d’une politique monétaire diffèrent selon les états. Pour la banque centrale européenne (BCE) a, son objectif est une stabilité des prix alors que pour la banque centrale américaine appelée la FED, elle vise sur une croissance économique. La politique monétaire s’inscrit dans un programme d’ensemble visant à améliorer la situation économique d’un pays ou d’un ensemble de pays. Elle poursuit des objectifs finaux. Mais pour mieux atteindre ces derniers, elle se fixe aussi des objectifs intermédiaires.

On considère que pour une économie donnée, une croissance équilibrée nécessite une bonne adéquation entre la quantité de moyens de paiements disponibles dans l’économie et les besoins de financement des agents présents dans cette économie. En effet, une insuffisance de monnaie peut se traduire par un ralentissement de la croissance, en empêchant les entreprises d’avoir tous les capitaux nécessaires à leurs investissements. En effet, le manque de monnaie entraîne la hausse du prix de la monnaie, et donc la hausse des taux des crédits, ce qui décourage la demande de crédit de la part des entreprises. En même temps, puisque les taux d’intérêt sont élevés, ils attirent tous les détenteurs de capitaux (épargnant nationaux et internationaux) qui vont privilégier les placements donc l’épargne au détriment de la consommation. Face à la baisse de la demande, les entreprises se retrouvent en situation de sous-utilisation de leurs facteurs de production, ce qui les pousse à augmenter leurs prix de vente d’une part et d’entreprendre des actions de licenciement à l’origine d’un taux de chômage qui sera plus élevé d’autre part. Pour enrayer cette tendance dépressive, le rôle des autorités monétaire consistera à stimuler la création monétaire, de la part des banques commerciales. Mais trop de monnaie dans l’économie nuit également à son fonctionnement et perturbe les grandes économies. Par un effet richesse, les ménages augmentent leur dépense de consommation mais si cette dernière est trop rapide, l’offre ne pourra pas y répondre à court terme, et les entreprises seront alors conduites à augmenter le prix de vente des biens et services. Cette hausse des prix entraînera une perte de compétitivité des produits nationaux, comparativement aux produits importés, ce qui aura un effet défavorable sur le taux de change de la monnaie nationale. Dans ce cas, l’action des autorités monétaires consistera à freiner la création monétaire, à soutenir l’économie et à soutenir le taux de change de la monnaie nationale. Le rôle tout spécifiquement dévolu de la politique monétaire est de faire en sorte qu’il y ait dans l’économie, la bonne quantité de monnaie de façon à satisfaire l’intérêt général. La politique monétaire vise donc le contrôle de la quantité de monnaie en circulation dans l’économie. La réalisation de cet objectif final nécessite une action continue, quotidienne, des autorités monétaires. Pour se faire, elles vont influencer la création monétaire de la part des banques commerciales. Nous le savons, ces banques de second rang dépendent de la banque centrale, pour leur accès à la monnaie banque centrale. C’est cette dépendance des banques commerciales vis-à-vis de la monnaie banque centrale qui va permettre aux autorités monétaires d’influencer directement la quantité de monnaie disponible dans l’économie.

Mais pour mieux atteindre cet objectif final, les autorités monétaires vont définir des objectifs intermédiaires.

Les objectifs intermédiaires regroupent le plus souvent des variables susceptibles de modifier l’offre et la demande globale et par là même d’influencer l’activité économique. Ces objectifs concernent les taux d’intérêt, les agrégats de monnaie qu'ainsi les taux de change.

Les taux d’intérêts : les autorités monétaires sont amenées à les contrôler car leur niveau et leur évolution influence directement les comportements des agents économiques, dans leur choix entre consommation et épargne et en matière d’épargne dans les choix qu’ils font entre thésaurisation et placement.

Les agrégats monétaires : la croissance exigée au sein de l’économie va exiger que la quantité de monnaie soit en adéquation parfaite avec les besoins de production et d’échange des agents de l’économie. Il devient alors nécessaire de la part des autorités monétaires de connaître le plus justement possible, le volume des moyens de paiements disponibles dans l’économie ainsi que la manière dont les individus les détiennent. Pour se faire, les autorités monétaires ont élaboré des agrégats de monnaie présentés comme des indicateurs statistiques de la capacité de dépense des individus et dont ils surveillent les variations, elles vont se fixer une norme de croissance des agrégats de monnaie et en fonction du niveau enregistré pour ces agrégats, les autorités monétaires vont freiner ou au contraire encourager la création monétaire de la part des banques commerciales.

Pour se faire, les autorités monétaires vont agir par le biais de divers instruments.

Les taux de change : dans une économie ouverte, les mouvements de capitaux qui se font à travers les frontières

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