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Analyse de « Je, est un autre » d' Arthur Rimbaud d'un point de vue Aristocratien

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Par   •  8 Février 2017  •  Commentaire de texte  •  1 322 Mots (6 Pages)  •  1 849 Vues

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Être soi-même

Présenté à Michel G. Carrier

Par Étienne Beauchemin

Cégep Édouard-Montpetit

340-101-MQ Philosophie et rationalité

Groupe : 1370


« Je est un autre » voici une citation très intéressante dont plusieurs interprétations différentes sont possibles. Il est évident que cette citation a beaucoup plus à dire qu’elle ne laisse paraitre et nous allons donc essayer de l’analyser en se servant comme outil des textes d’Aristote et de Platon comme base. Justement le texte d’Aristote : Éthique à Nicomaque, est un texte nous renseignant sur la nature du bonheur et comment l’atteindre, duquel on peut déduire que quelqu’un pour qui cette citation n’est pas applicable est forcément heureux1 tel qu’il le sera prouvé plus tard dans ce texte. Avant de commencer l’analyse en profondeur de cette citation il est nécessaire de définir le sens de ses mots de la manière dont les philosophes grecs l’auraient fait.

Peu importe la manière dont on analyse cette citation le « Je » représenteras toujours la personne qui fait l’objet de la réflexion, et donc le soi-même réel. Nous ne parlons pas ici de ce qui rapporte à soi mais bien à se « soi » lui-même, c’est-à-dire que le « Je » ne représente pas le corps de qui fait la réflexion mais bien de l’homme, son âme, tel que l’homme est établi d’être l’âme et non le corps ou un ensemble des deux dans Alcibiade de Platon. Maintenant il faut donc établir qu’est-ce que « l’autre » représente dans cette citation et c’est à ce point précis que peuvent différés les interprétations.

Dans un premier temps, nous pouvons interpréter « L’autre » comme étant celui que nous sommes en le moment précis où la réflexion est faite et donc le « Je » comme étant celui que nous aurions pu être si nous étions réellement nous-même. Cependant, l’inverse fonctionne aussi bien, dans le cas où le « Je » est qui nous sommes et « L’autre » étant celui que nous aurions pu être. Dans les deux cas il est question de quelqu’un regardant des ombres dans le fond d’une caverne, c’est-à-dire quelqu’un ayant été éduqué par une éducation en manque de connaissance du Bien et donc quelqu’un ne se connaissant pas. Cette personne est donc comparable à un enfant ou même plus à un animal, dans le principe où elle est dans l’impossibilité de connaitre le bonheur. Le bonheur, selon Aristote, est le bien suprême atteignable par la suite de l’expérience d’activités de l’âme propre à la raison. Ainsi, une éducation en connaissance du bien, c’est-à-dire que l’éducateur se connait lui-même, est un préalable à être heureux car : comment est-ce qu’une personne ne connaissant pas peut savoir si une activité propre à la raison, alors cette personne n’est même pas elle-même en accord avec sa nature ? Nous ne pouvons pas savoir ce qui est bon pour ce qui se rapporte à nous alors que nous ne sommes pas réellement nous-même. En résumé, cette citation serait applicable pour un individu ayant été formé par quelqu’un ne se connaissant pas et n’étant donc pas celui qu’il oserait connaitre.

Dans un autre contexte, « L’autre » pourrait représenter un « Je » futur duquel on aurait fait l’expérience en se connaissant réellement soi-même. En d’autres mots, un individu qui apprend à se connaitre fait l’expérience d’un futur soi, il fait l’expérience d’un but qu’il n’a pas encore atteint. Si nous réfléchissons sur nous-même, nous réfléchissons sur quelqu’un que nous ne sommes pas encore et ce n’est qu’en se réalisant en tant qu’hommes bons, en réalisant l’excellence de l’âme, que nous devenons cet « Autre ». Cet « Autre » personne est alors un bien ultime à réaliser, et comme toutes actions tendent vers un bien, tel que l’affirme Aristote c’est par le biais d’actions vertueuses que nous pourrons atteindre ce but qu’est de devenir cet « Autre ». Car quelles actions autres que celles d’hommes vertueux peuvent prétendre être celles nous rapprochant du bien ultime qu’est le bonheur. En résumé, un homme pour qui cet « Autre » est le but à réaliser qui lui a été révélé par le biais de sa découverte de qui il est vraiment, est donc un homme en voie d’excellence et de la réalisation de son âme. Cet homme qui se connait réellement et qui respectent l’autorité de sa nature, en faisant référence ici à l’apologie de Socrate, va donc apprendre à devenir heureux ainsi qu’à, pas seulement connaitre qui il est mais bien à être qui il est par le biais d’actions vertueuses qu’il lui apportera du plaisir. Car homme vertueux ne se résume pas à un homme posant des actions de vertu c’est surtout un homme qui éprouve du plaisir dans la vertu. Tel qu’Aristote l’exprime, « nous devons prendre pour signe distinctif de nos dispositions le plaisir ou la peine qui vient s’ajouter à nos actions. » de manière que pour avoir une vie réussis il ne suffit pas de poser des gestes de vertu et de faire des choix avec vertu, il faut surtout éprouver du plaisir dans le geste même.

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