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Le Marché Financier Internationnal

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Par   •  19 Mars 2013  •  2 482 Mots (10 Pages)  •  468 Vues

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Le système monétaire et financier

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Contrairement à une légende véhiculée par ceux qui s'opposent au libre financement de l'économie, le système monétaire et financier n'est pas un casino pour spéculateur mais le lieu et le moyen de mettre en rapport ceux qui disposent d'excédent de financement et ceux qui en éprouvent un besoin. Sans marché financier pas d'investissement et donc pas de croissance économique.

I. Les circuits de financement de l'économie

A. Capacités et besoins de financement

Les capacités de financement résultent de gains monétaires, que ce soient des bénéfices perçus par des entreprises, des revenus du travail ou de la propriété pour les ménages, des prélèvements obligatoires par les administrations publiques, de l'épargne et des placements d'agents économiques pour les établissements financiers.

Les besoins de financement naissent des investissements que doivent réaliser les entreprises, des dépenses des ménages ainsi que de leurs acquisitions de biens immobilers, mais aussi de la dette contractée par l'État suite à ses déficits budgétaires réguliers.

Pour les entreprises les bénéfices ne suffisent souvent pas à financer les investissements, elles ont traditionnellement besoin de recourrir à l'endettement, il en va de même pour l'État dont la dette dépasse les 1 200 milliards d'euros en 2007, les ménages par contre dégagent une épargne placée le plus souvent auprès des organismes financiers. On admettra donc que les ménages dégagent une capacité de financement alors que les entreprises et l'État dégagent un besoin de financement.

Pour aller plus loin dans cette analyse on peut insister sur le rôle des sociétés d'assurance, des fonds de pension et des organismes de placement collectifs en valeurs mobilières (OPCVM - dont nous parlerons plus loin - ) qui sont des investisseurs institutionnels dont l'objectif est de placer des liquidités afin qu'elles rapportent, ils ont donc une capacité de financement.

B. Les circuits de financement externe

1. Le financement direct

Le financement direct fait appel au marché financier sur lequel certains agents peuvent se procurer des ressources à long terme en émettant et en plaçant des titres auprès des agents à capacité de financement. Ce financement est qualifié de direct dans la mesure où le titre émis est directement acheté par le préteur qui détient de ce fait un titre de créance (obligation) ou de propriété (action).

2. Le financement indirect

La banque intervient en tant qu'intermédiaire financier entre ceux qui ont des liquidités à placer et ceux qui ont des besoins de fiancement. Par son activité d'intermédiation, la banque transfère des ressources à court terme qui sont les dépôts à vue en des emplois à plus long terme sous forme de crédits bancaires.

C. L'évolution des circuits de financement

1. L'économie d'endettement

En France, après la première vague de nationalisation de 1945 concernant également le secteur financier, l'État contrôle la reconstruction. Les banques sont étroitement surveillées et pour des raisons idéologiques il est question de casser leur influence, c'est dans cet esprit que la loi du 2 décembre 1945 fait éclater les banques en trois catégories : les banques de dépôts, les banques d'affaires et les banques de crédit à moyen et long terme. Et effectivement cette spécialisation étroite va empêcher le développement de l'activité bancaire, tant et si bien qu'une modeste réforme bancaire en 1966-1967 va prévoir une moindre spécialisation et donc un retour modeste de la compétition entre les établissements bancaires.

Pour les entreprises le financement intermédié des investissements s'imposait de par les limites de l'autofinancement et la difficulté d'obtenir des capitaux autrement que par les banques privés. On pouvait bien parler d'économie d'endettement puisque les entreprises se finançaient en s'endettant auprès des banques, lesquelles octroyaient des crédits en s'endettant auprès de la Banque de France. Laquelle Banque de France est alors entièrement contrôlée par l'État qui indique les taux à fixer (coût du financement bancaire) et les mesures d'encadrement du crédit (limites quantitatives à ces financements en fonction des objectifs de progression de la masse monétaire).

Ainsi, le secteur bancaire demeure un instrument des politiques publiques. L'autonomie des banques est faible et il en va de même de la concurrence entre les établissements du fait d'une spécialisation qui demeure forte et de l'existence d'un secteur mutaliste et coopératif bénéficiant de conditions très avantageuses accordées par l'État.

La dépendance des banques va devenir complète avec la nationalisation totale du système bancaire en 1982. Toutes les banques appartiennent désormais à l'État, il est dès lors au ministère des finances de décider de façon discrétionnaire de financer ou non telle ou telle entreprise, en réalité souvent selon des considérations politiques. Les banques sont toutes désormais au service de la nouvelle politique socialiste donc les entrepreneurs qui déplaisent n'ont pas accès aux financements, ceux qui plaisent se voient signer des chèques en blanc.

À partir du milieu des années 80, il faudra renoncer à ce mode très particulier de contrôle financier de l'économie, car avec la mondialisation des capitaux l'économie d'endettement est morte. Désormais les entreprises peuvent se passer des banques pour se financer à partir de l'épargne draînée dans le monde entier. On parle de désintermédiation financière car les marchés des capitaux vont remplacer les banques.

2. L'économie de marché financier

L'internationalisation des marchés des capitaux va coïncider avec la remise en cause de la logique d'une économie étatitsée en France puisque 1986 marque le début des privatisations. Ainsi les entreprises privatisées vont se passer des financements publics pour obtenir des capitaux directement auprès de ceux qui en disposent et sont prêt à les prêter ou à les mettre à disposition contre une participation dans ces entreprises. Les

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