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L'être humain est-il fait pour travailler ?

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Par   •  20 Novembre 2018  •  Dissertation  •  1 662 Mots (7 Pages)  •  225 Vues

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Dissertation

Sujet : « L’être humain est-il fait pour travailler ? »

Introduction :

Dans un environnement où le travail est devenu indispensable pour obtenir une place en société, nous sommes amenés à penser que l’être humain est destiné à travailler, dans le sens où c’est inclus dans l’essence de l’espèce humaine. Ici, le travail est perçu comme étant une contrainte sociale, dont il est à priori impossible d’échapper. En effet, depuis notre plus jeune âge il est courant d’entendre de la bouche de nos parents, qu’il est nécessaire de travailler à l’école pour obtenir un bon emploi. D’après eux, il nous permettrait de percevoir une assez bonne rémunération, ce qui nous assurerait une place convenable au sein de la société dans laquelle nous vivons. Cependant, dire que le travail fait partie de nous, reviendrait à penser qu’il nous est existentiel, au point qu’il serait impossible de se passer des dizaines d’années de labeur, qui constituent une partie de notre vie. Or, si l’on remonte à trois siècles en arrière, seulement une partie de la population avait à fournir un travail pour survivre au sein de leur société. C’est par exemple le cas du Tiers État, qui constituait un des trois grands ordres du royaume sous l’Ancien Régime. D’autre part, le Clergé et la Noblesse, bien que constituant une minorité de la population, possédaient une richesse assez importante leur permettant de ne pas fournir d’efforts pour être rémunérés. Dès lors, il peut paraître logique de s’interroger sur le rapport naturel ou culturel de l’homme au travail. De ce fait, cela amène à se demander : l’être humain est-il fait pour travailler par nature, ou bien a-t-il été amené à le faire par nécessité pour survivre dans un environnement qui lui a été imposé ?

Afin d’apporter une réponse à cette problématique, il convient dans un premier temps, de montrer la dimension biologique du travail pour l’être humain. Ensuite nous verrons dans quelle mesure la culture nécessite une adaptation de l’espèce humaine dans le domaine du travail.

  1. Le travail comme essence de la nature humaine

Cette partie est consacrée à montrer l’aspect naturel du travail chez l’être humain. Pour ce faire, nous comparerons l’espèce animale à la nôtre, au travers de références mythologiques puis philosophiques.

  1. L’homme, une différenciation de l’espèce animale

Tandis que l’animal possède un métabolisme totalement adapté à son environnement, l’homme lui, doit apprendre continuellement pour s’intégrer à la société dans laquelle il vit. L’instinct, très développé chez l’animal, l’est beaucoup moins chez l’humain. Pour cohabiter en harmonie avec les membres de son espèce, il va alors devoir apprendre dans divers domaines, que ce soit l’artisanat, le commerce, l’agriculture, l’éducation ou encore le secours à autrui.

Après avoir montré que l’homme se différencie de l’espèce animale quant à l’adaptation à son environnement, nous allons maintenant mettre en avant les origines mythologiques du travail chez l’être humain.

  1. Le travail de l’homme dans la mythologie

En plus de trouver sa place dans la société, l’homme doit aussi l’aménager pour que celle-ci lui apporte confort et prospérité. Là où l’animal sera capable de se construire lui-même un abri, l’homme ne saura pas instinctivement faire appel à des capacités de construction. On dira alors de l’homme qu’il constitue l’homo laborans, l’être qui travaille (Arendt, 1958). On peut rapprocher cela du mythe de Prométhée qui relate l’attribution de capacité aux différentes espèces. Ne possédant plus d’attribut à la fin de sa répartition, Epiméthée n’a pas eu le choix que de donner à l’homme la technique et le travail pour compenser le manque d’armes, d’abri et de couvertures.

Outre les rapports à la mythologie, le travail constitue également une notion philosophique, pour laquelle il convient tout à fait de s’interroger.

  1. Le travail, l’essence de l’homme

Alors que l’animal se base sur son instinct et la pression générée par des besoins existentiels, comme s’hydrater ou s’alimenter, l’être humain trouvera à travers le travail le propre de son existence. Il pourra faire valoir des capacités qu’il possède telles que l’intelligence, la conscience ou encore l’habilité. Le travail réclame de l’homme un effort contre-nature, douloureux parfois. En effet, à en croire la racine étymologique du mot travail, il tire sa racine de « tripaliare » qui se rapporte à l’appareil utilisé pour immobiliser les animaux pour les ferrer, le trepalium (GOURHANT, 2013).

Après avoir montrer en quoi le travail constitue une essence chez l’être humain au travers d’une comparaison avec l’espèce animale et par le biais de références mythologiques et philosophiques, nous mettrons en évidence dans la seconde partie que le travail est aussi influencé par la culture de l’environnement dans lequel nous vivons.

  1. Le travail comme nécessité culturelle

Cette partie est consacrée à mettre en avant la dimension culturelle du travail. Nous verrons d’abord que l’homme n’a pas d’autre choix que de se soumettre à cette culture de labeur, puis nous montrerons qu’un objectif de distinction est recherché. Enfin, nous mettrons en lumière la nécessité pour la société de proposer un éventail de corps de métiers, afin de provoquer le sentiment d’épanouissement chez l’être humain.

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