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La raison.

Dissertation : La raison.. Recherche parmi 298 000+ dissertations

Par   •  18 Avril 2016  •  Dissertation  •  507 Mots (3 Pages)  •  656 Vues

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Il est d’usage de considérer la raison, c'est-à-dire la faculté de juger, de discerner le vrai du faux, comme n’étant pas infaillible, en attestent nos éparses fautes de raisonnement. Il semblerait alors, à première vue, qu’indépendamment même de son dessein, l’Homme fasse parfois mauvais usage de la raison, pourtant propre à sa pensée. En effet, bien que la raison soit une des caractéristiques fondamentales de l’intellect humain, n’est-elle pas trop souvent précipitée et forcée dans les chemins hasardeux de la pensée ? Si l’Homme est bien un animal raisonnable, n’en demeure-t-il pas moins qu’il doit apprendre à utiliser ce qui lui est inhérent, et se réapproprier la raison comme outil d’intellection sûr ? Un mauvais usage de la raison est donc envisageable, à moins d’établir certaines règles pour diriger et construire la rationalité humaine. De fait, s’il peut y avoir ordre et méthode, la raison peut trouver sa justesse, et son usage en devient alors tout à fait contrôlé. Quelles seraient alors les règles nécessaires à l’épanouissement correct de la rationalité humaine ? Enfin, si appuyée par ces règles, elle est cohérente et que l’Homme s’en sert bien, ne peut-il pas y avoir quand même un mauvais usage de la raison ? Qu’en est-il des fonctions de la raison ? C’est donc d’un enjeu éthique et moral qu’il s’agit ici, en tant que la raison ne vise pas forcément ce qui est bon. Finalement, la question est de savoir si, indépendamment de la façon dont on utilise la raison, celle-ci n’est pas parfois un prétexte pour s’affranchir d’un souci de moralité.L'imagination, le mythe ■ La raison voit dans l'imagination, selon le mot de Malebranche, « la folle du logis » ; elle condamne également la pensée mythique comme primitive et prélogique. ■ Ainsi, en refusant de prendre en considération tout ce qui lui est étranger, la raison se fait totalitaire, et construit des mondes où elle règne seule. Mais ces mondes sont des univers clos, plaqués sur le réel qu'ils veulent masquer, mondes sans vie ou allant contre la vie : tel est un des reproches majeurs qu'on a pu faire aux utopies politiques en tant qu'hyperrationalisations du monde humain, destructrices de toute déviance, originalité, spontanéité, liberté. Par ailleurs, exclure ne signifie pas supprimer : ce que condamne la raison demeure, et souvent se retourne contre elle. Dans sa critique du rationalisme classique, Freud a montré que ses désirs et passions sont essentiels à l'homme, mais qu'ils s'opposent au principe de nécessité (au travail) qui gouverne le progrès de la civilisation. C'est pourquoi la raison, comme intériorisation du principe de nécessité, doit refouler les désirs inadéquats à la vie sociale, notamment les pulsions d'agressivité. La raison est ainsi instance de refoulement. Or le refoulement n'est nullement la suppression des désirs, et la conscience est toujours menacée par un retour du refoulé, menant à la névrose ou à la psychose. La raison, comme agent de refoulement, peut donc provoquer par son exercice même des désordres aux manifestations plus violentes encore que celles qu'elle se proposait initialement de maîtriser

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