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Toute vérité est-elle définitive ?

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Par   •  3 Novembre 2018  •  Dissertation  •  1 841 Mots (8 Pages)  •  404 Vues

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Alexandra Leseney TES2

Toute vérité est-elle définitive ?

La vérité constitue l’un des plus vastes et plus discuté sujets en philosophie. S’interroger sur le caractère définitif ou non de la vérité amène  nécessairement à la définir, cependant il est primordial de s’intéresser en premier lieu au terme «toute». L’utilisation de ce déterminant suggère qu’il existe plusieurs types de vérité: Scientifique, personnelle, historique, philosophique,… Et nous amène ainsi à nous demander, en effet, si toutes ces vérités sont définitives. Pour ce qui est de définir la vérité, c’est très difficile, puisque définir c’est précisément poser la vérité d’une notion. Cependant nous pouvons dire ceci : La vérité est la correspondance entre une proposition et la réalité à laquelle cette proposition réfère. Quant à la notion de «définitif», elle renvoie à ce qui ne peut plus être modifié. Ainsi, toute vérité est elle définitive ? Une vérité qui n’est pas définitive ne se contredit elle pas dans son rôle de vérité ? Afin de répondre à cette question nous verrons tout d’abord ce qui fait l’essence d’une vérité et son caractère définitif. Puis, nous montrerons pourtant l'aspect réfuté et réfutable et donc non définitif de certaines vérités, voire même sa possible inexistence. Enfin, nous constaterons qu’entre scepticisme et dogmatisme le choix de la nuance peut se substituer à celui de la radicalité.

Tout d'abord, il faut se pencher sur ce qui fait une vérité. L’essence d’une vérité, c'est-à-dire ce qui définie sa spécificité la plus profonde et la plus distinctive, est, a priori, d’être absolue. Si une vérité n’a pas ce caractère définitif qui tend justement à la définir alors ça ne peut pas être une vérité. Ainsi, une vérité est vraie, de manière intemporelle, absolue et définitive ou n’est pas vérité selon Freud, entre autre, qui dit que « la vérité  ne peut être tolérante, […] elle n’admet ni compromis ni restriction. ». Nous pouvons aussi aborder la notion de vérité de toute éternité de Descarte. Par exemple : deux et deux font quatre et ce depuis toujours et pour toujours ce qui en fait une vérité absolue et de toute éternité puisqu’elle ne peut pas être contestée.

D’autre part, c’est pourquoi il faut aussi considérer le cas de la vérité historique. En effet, la vérité historique est le principal objectif recherché par l'historien et cette vérité historique est également une vérité absolue. Et pour cause, l’histoire est l’ensemble des faits qui se sont déroulés dans le passé d’un peuple ou d’une espèce, or, on ne peut pas réfuter ce qui a eu lieu ou alors nous entrons dans une certaine forme de négationnisme. Les faits de sont déroulés d’un façon précise, dans un ordre précis, s’enchaînant les uns et les autres, certains l’ont vécu donc ça a existé, c’est la vérité. L’histoire c’est le récit exact et exhaustif de tous les événements passés. Appréhender dette réalité c’est donc appréhender la vérité définitive. Il est évident qu’il existe donc des vérités définitives.

Cependant, quand bien même il apparaît que certaines vérités ne peuvent pas être remises en question par principe, il se trouve qu’elles ont été réfutées ou sont réfutables. Pour certaines personnes il est même possible que les questions sur cette notion de vérité n’aient pas lieu d’être car la vérité n’existe pas. En effet, quand bien même deux et deux font quatre, en science les vérités sont rarement définitive et absolues tant les découvertes faisant grandir la connaissance se succèdent et ainsi une vérité en remplace une autre et ainsi de suite. Par conséquent il est possible, suite a une découverte, de remettre en question une vérité établie pour s’approcher le plus possible de la « vraie » vérité. Il est également possible  que cette nouvelle vérité devienne ensuite une vérité définitive et absolue. Pour illustrer ce propos prenons comme exemple la forme de la Terre; longtemps les Hommes étaient persuadés que celle-ci était plate. Néanmoins, quelques chercheurs, en s’opposant à la « doxa vulgus » et à la religion, ont commencé à soutenir la thèse selon laquelle la Terre est ronde. Par la suite Christophe Colomb, et Magellan avant lui, en ont fait l’expérience: On ne tombe pas lorsque l’on arrive au bout de la Terre. La Terre est ronde. Une vérité qui était initialement absolue et définitive dans l’inconscient collectif a été réfutée suite à une découverte. Finalement, suite à la conquête de l’espace, nous avons pu faire le tour de la terre depuis l’univers et ainsi constater qu’elle est bien ronde. Depuis, cette vérité est donc devenue une vérité absolue et définitive, mais également une vérité de toute éternité. Une vérité est donc vraie jusqu’à ce que l’ont trouve un élément la réfutant, elle est par conséquent relative. C’est ce qu’avance Karl Popper dans Logique de la découverte scientifique (1934) qui rejoint Protagoras et sa théorie du relativisme selon laquelle on ne peut atteindre une vérité absolue, et dés lors définitive. Grâce à cette histoire de la connaissance, du savoir, dans la science par exemple, qu’on constate que les vérités changent, évoluent.

Par ailleurs, il y a également des choses que l’ont nous apprend dés l’enfance et que nous croyons vraies au plus profond de nous, des choses que l’on doit connaitre au cours de notre scolarité mais qui sont en réalité biaisées, comme les cartes de géographies. Dans la mesure où, comme démontré précédemment, la Terre est ronde, l’Europe ne peut pas être au milieu du monde comme on nous l’a appris (En France du moins), et les Etats Unis sont encore moins à l’opposé de la Russie mais ils sont voisins bien au contraire. De plus, cette vision que nous avons et que nous apprenons de notre monde, qui est déjà initialement biaisée, est complètement différente que celle qu’ont les australiens qui connaissent eux une carte au milieu de laquelle se trouve leur pays. Ils n’ont pas la même vision du monde, la même vérité que nous et si nous leur présentions une de nos carte sans leur expliquer ce que je viens de démontrer, ils nous diraient probablement que notre planisphère est faux. Par ailleurs, en plus « d’erreurs » sur la disposition des pays qui ne dépendent que de la vision européenne ou non du monde, un plus gros problème se pose : la taille des continents n’est pas du tout fidèle à la réalité. Il se trouve que sur un planisphère nous avons l’impression que l’Asie ou l’Amérique sont les deux plus grands continents, puis l’Afrique et enfin l’Europe (qui rappelons le n’existe pas géologiquement parlant puisqu’elle appartient au continent Eurasien et qui est donc une totale construction politique) suivie de l’Océanie. Sauf qu’il n’en est rien, l’Afrique est en réalité le plus gros continent du monde, plus gros que l’Amérique et plus encore que l’Asie. Ainsi c’est encore une chose qui apparait parfaitement sur un planisphère (sur le planisphère Mercator le plus connu), qui est complètement fausse et que l’on apprend comme étant une vérité incontestable.

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