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Commentaire d'un texte de Pascal

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Par   •  21 Février 2012  •  935 Mots (4 Pages)  •  1 121 Vues

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Dans ce texte, Pascal énonce un jugement général comme une sentence en opposant la bonne fortune à la verité. Le sens de bonne fortune peut ici poser quelques difficultés pour comprendre le texte et cependant s'explique par la suite : il ne s'agit pas des biens et des richesses, mais du hasard, du sort, de ce qui nous arrive, ce qui advient d'heureux (ou de malheureux) de manière plus ou moins fortuite. Le raisonnement de l'auteur explicite le lien entre cette fortune et la vérité qui est du domaine de la justesse et de la justice. Pascal veut montrer par l'expérience, la véracité du jugement formulé ; ainsi un prince sera victime de l'abus de flatterie de la part de ses sujets, ainsi les plus grandes fortune se laissent abuser, enfin même les amis ne sont pas sincères en ce qui concerne leurs jugements respectifs. On peut se demander sur quoi est fondé ce constat si attristé de la part de Pascal et si sous cet air de sentence il n'y a pas comme une leçon qu'il nous donnerait à propos de nos jugements de valeur et de nos comportements. Est-il vrai que toutes nos relations ne soient que tromperie et flatterie, est-il possible de fonder le lien social sur ce qui nous répugne en général le plus, nous qui nous réclamons de la vérité et de la justice ?

Premier moment Pascal affirme que la réussite sociale est relative (« chaque degré ») à chacun et proportionnellement inverse à l'intérêt que l'on a à dire la vérité. Comment s'explique cette affirmation ? Qu'est-ce que l'intérêt ? C'est ici se servir des autres et en quelque sorte les utiliser pour arriver à nos fins qui est une ascension sociale. Dans notre intérêt, on ne dit pas la vérité parce qu'on risque de « blesser » dit Pascal ceux qui nous aident à nous élever. Ces hommes seraient donc déjà sûrs d'eux-mêmes et prompts à écouter nos flatteries ? C'est le cas du prince semble-t-il qui donne un caractère historique et exemplaire à l'argumentation de l'auteur. Ainsi cache-t-on la vérité au Prince car on a besoin de sa protection, de sa gouvernance. On peut, c'est le principe même de la cour en parler, et même le critiquer sans qu'il n'en sache rien. Quel intérêt avons nous ? Cela satisfait nos désirs égoïstes et nous nous faisons alors des illusions sur notre propre rang lorsque l'on se mesure au souverain et qu'on le transforme en « fable de toute l'Europe ».Qu'allons nous y gagner ? Nous ne gagnons pas mais évitons de perdre la confiance du prince en lui disant la vérité ; nous évitons de tout perdre.

Deuxième moment Si nous ne perdons rien à cacher la vérité au Prince, c'est encore pour gagner dans l'échelle sociale la place et le rôle des plus grands. Venons en aux « plus grandes fortunes », ceux qui occupent des positions élevées, les riches, les puissants ont eux mêmes, comme « les moindres », intérêt à se faire aimer. Pascal passe encore des exemples particulier à une généralité, il y a toujours intérêt à être aimé des autres. Mais en quoi l'intérêt s'oppose-t-il à la vérité ? C'est que l'intérêt est fondé sur notre sensibilité et la vérité sur la raison (la réponse sera explicite en fin de texte). L'intérêt est un intérêt sensible, qui consiste à nous considérer nous mêmes

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