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La Conscience, L'inconscient

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Par   •  8 Mai 2014  •  1 064 Mots (5 Pages)  •  2 319 Vues

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La conscience, l’inconscient

LA conscience c’est la distance entre moi et moi même et entre moi et le monde. La conscience se définit traditionnellement en philosophie – depuis René Descartes- comme une faculté qui permet à l’homme de penser. La pensée permet de savoir que les choses autour de nous existent (conscience d’objet), mais également que nous existons nous-mêmes (conscience de soi).

Les philosophes considèrent ainsi généralement que la conscience est le propre de l’homme, c’est-à-dire qu’elle définit son être en tant qu’homme, son essence ou sa nature – par opposition aux animaux, aux plantes et aux choses qui semblent dépourvus de conscience.

Qu’en est-il par exemple de notre propre corps : fait-il ou non partie de nous-mêmes ?

Et qu’en est-il de nos actions qui ne sont pas toujours réfléchies, mais qui peuvent relever d’une impulsion spontanée ou de l’instinct, ou bien encore de ce que Freud appelle l’inconscient : font-elles également partie de nous ?

Qu’en est-il enfin de notre rapport aux choses et aux êtres qui nous entourent et qui constituent le monde : mon identité personnelle peut-elle être définie indépendamment de l’environnement au sein duquel je vis?

Descartes répond que je suis une « substance pensante » ou une « res-cogitans » absolument distincte du corps : c’est le concept de dualisme. Le dualisme cartésien affirme en effet que l’esprit et le corps sont deux réalités séparées néanmoins Descartes a montré également qu’elles peuvent communiquer entre elles dans le cadre de l’existence individuelle de chaque être humain et il a ainsi forgé l’idée de "l’union de l’âme et du corps" afin de répondre à cette difficulté.

Husserl en revanche tente de montrer que le cogito de Descartes n’est pas la bonne conception de la conscience. Il dit que la conscience est une activité de projection vers les choses. Elle se projette toujours vers l’avenir, vers ses souvenirs, toujours dans une relation qu’Husserl qualifie « d’intentionnelle » : c’est l’intentionnalité. La conscience c’est la condition de possibilité de l’apparition des objets ou de l « étantité » d’après Heidegger.

On peut douter ce dont on sait de nous mais la pure conscience d’être, elle, est nécessairement vraie. Ainsi, Descartes dans la démarche du doute méthodique : le fait de douter de tout ce qui nous entoure (le doute huperbolique), aucune certitude ; met en exergue une certitude que personne ne peut contredire : « Je pense, donc je suis ». Il fait alors la conscience de soi le fondement inébranlable de la vérité.

Revenons à Husserl, qui prétend que la conscience n’est pas une substance mais une relation. Il dégage dans son œuvre les structures fondamentales de cette relation : la perception, prise dans un réseaux de significations : on ne peut percevoir que ce qui pour moi à un sens.

Mais il peut arriver que le sens véritable des motifs qui me poussent à agir m’échappe souvent. Freud le comprend en posant l’existence de l’inconscient = la conscience de soi ne peut plus être prise comme le modèle de vérité (opposition direct à Descartes). Les souvenirs me sont inconscient actuellement mais ils sont disponibles quand l’occasion se présente : c’est le préconscient ou le latent. L’inconscient c’est donc une force psychique active, pulsionnelle, résultat d’un conflit intérieur, il est constitué de désirs qui sont indésirables (le complexe d’Œdipe : tuer son père et coucher avec sa mère).

Nous pensons donc nous connaitre mais nous ignorons ce pour quoi nous avons

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