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L'inconscient limite-t-il notre conscient ?

Dissertation : L'inconscient limite-t-il notre conscient ?. Recherche parmi 233 000+ dissertations

Par   •  8 Janvier 2020  •  Dissertation  •  1 840 Mots (8 Pages)  •  40 Vues

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 SUJET :   L’inconscient limite t’il notre conscient ?

 « L’hypothèse de l’inconscient est nécessaire […] parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires. » Freud. L’Homme a une particularité il est capable de se saisir du monde qui l’entourent mais aussi capable de mener une réflexion sur lui-même. Il agit en fonction de ce qu’il voit mais aussi en fonction de ce qu’il connait de ce qu’il voit. La penser devient le moteur de sa réflexion et de sa décision c’est ce qu’on appellera conscience, conscience venant du latin « cum scientia » avec connaissance. Quant à lui l'inconscient est une notion psychologique et psychanalytique qui renvoie à des phénomènes échappant à la conscience. Notre conscient permet-il de dépasser notre inconscience ? ce qui nous amène à nous poser la question l’inconscient limite t’il notre conscient ? Nous verrons tout d’abord comment comprendre l’inconscient d’après Freud puis nous parlerons ensuite de comment notre inconscience agit sur notre conscience et enfin nous déterminerons comment être conscient de notre inconscient.

    Dès le XVIIe siècle, la philosophie classique porte son attention sur la conscience et ses manifestations, à savoir : la pensée, la mémoire, l’imagination… Pour autant, même si elle a pressenti qu’une partie de notre psychisme échappe à la conscience, elle n’en a pas fait l’objet de son étude. Il faudra attendre le XXe siècle pour que Freud nomme l’innommable, à savoir : ce mystère qu’est l’inconscient. Freud émet une hypothèse : une pensée, un rêve, un acte manqué, un lapsus et même une action ne surviennent jamais par hasard. Au contraire, ils traduisent toujours un conflit à l’intérieur de nous. En d’autres termes, Freud affirme qu’une grande partie de ce qui se passe dans notre tête nous échappe complètement, car nous n’avons aucun contrôle sur notre inconscient. La seule chose que nous pouvons faire, c’est tenter de comprendre nos conflits internes, et pour cela, la psychanalyse est l’unique outil dont nous disposons. 

  Pour Freud, la conscience ne constitue pas la forme fondamentale du psychisme humain. Il pense au contraire que notre psychisme (l’ensemble des phénomènes mentaux, c’est-à-dire nos pensées, nos émotions, notre conscience…) est divisé en trois parties : le “Moi”, le “Ça” et le “Sur moi”. Le « Moi » étant notre conscience, le « Ça » notre inconscient qui crées nos désirs autrement dit nos pulsions refoulées et le « Sur moi » représente la censure inconsciente des pulsions non acceptables due à l’éducation, la morale, la société. Il y a donc un perpétuel combat entre le “Moi” conscient et le “Ça” inconscient qui correspond à la lutte entre le principe de réalité (le moi qui cherche à s’adapter à la réalité et à ses exigences) et le principe de plaisir (l’inconscient cherche à satisfaire ses pulsions sans tenir compte de la réalité). S’ajoute à cela, le “Sur moi” vient peser sur le “Moi” pour renforcer la censure, dans le but de ne recevoir que des pensées acceptables. Ainsi, selon Freud, notre psychisme est essentiellement contrôlé par l’inconscient, mais on ne s’en rend pas compte, et cet inconscient n’est autre qu’un lieu de refoulement à l’intérieur de notre tête.

  Selon Freud, l’inconscient contient de mauvaises représentations et des pulsions amorales que la censure (barrage sélectif en nous, engendré par la morale, l’éducation, les codes de la société) maintient hors du système conscient. Le refoulement est donc l’opération par laquelle le sujet repousse dans l’inconscient des représentations ou des pulsions qu’il juge indésirables (et bien sûr, cette opération se fait mécaniquement, sans que l’on s’en rende compte). Ainsi, notre inconscient devient le lieu où nous refoulons toutes nos mauvaises pensées, nos pulsions les plus absurdes et honteuses. Mais pourquoi ces pulsions, représentations, pensées sont-elles si indésirables ? Car selon Freud, elles sont avant tout libidinales, et généralement amorales et asociales. C’est donc pour cela qu’on les cache au fond de nous.

  D’après Freud, ces pulsions refoulées vont se déguiser afin de pouvoir franchir la censure (car elles en ont marre d’être bloquées dans l’inconscient). Parmi ces déguisements, on trouve : les actes manqués, les lapsus, les rêves, les symptômes des maladies mentales… Pour Freud, tous ces déguisements sont de véritables actes. Il considère qu’il n’y a pas de hasard. Ainsi ; nos rêves, nos lapsus, nos actes manqués sont toujours porteurs d’un sens, qu’il faudra décrypter. Par exemple nous pouvons faire des actions qui nous échappe comme perdre ses clés, envoyer un message à la mauvaise personne, cela peut être des problèmes beaucoup plus graves comme des évènements qui se sont passé durant notre petite enfance qui va peut-être entrainer plus tard des troubles de la personnalité ou d’autres maladies. Freud a écrit en 1915 dans Métapsychologie : « [L’hypothèse de l’inconscient] est nécessaire, parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires ; aussi bien chez l’homme sain que chez le malade, il se produit fréquemment des actes psychiques qui, pour être expliqués, présupposent d’autres actes qui, eux, ne bénéficient pas du témoignage de la conscience. [...] notre expérience quotidienne la plus personnelle nous met en présence d’idées qui nous viennent sans que nous en connaissions l’origine et de résultats de pensée dont l’élaboration nous est demeurée cachée. »

    L’inconscient ne peut jamais être connu directement : on n’en saisit que des symptômes ou des manifestations déguisées. Nous n’avons donc que des traces, des indices de l’inconscient, qu’il nous faut reconstituer et interpréter. Alors la question se pose : la théorie de l’inconscient est-elle si légitime que ça ? D’abord, contrairement à tout ce que dit Freud, on peut penser que seule notre réalité psychique constitue notre conscience. Ainsi, on expliquera nos actes manqués par la fatigue, ou la distraction. Même chose pour les rêves et les maladies mentales, on les interprétera par la physiologie (science qui étudie le fonctionnement et l’organisation mécanique du corps). Cependant, on ne va pas se mentir : il y a des choses qui nous échappent. Par exemple, nous sentons bien que nos rêves ont souvent rapport avec notre vie, nos angoisses, nos problèmes… Mais pourtant on ne sait pas expliquer ni pourquoi, ni comment. De même, il nous arrive parfois de ressentir des forces en nous, qui nous semblent étrangères et qui pourtant nous contrôlent : ce fameux “c’est plus fort que moi” quand on assouvit un de nos désirs. Voilà pourquoi Freud pense que l’hypothèse de l’inconscient est absolument nécessaire : l’inconscient permet d’expliquer des choses mystérieuses, en donnant du sens à tous nos phénomènes psychiques, même si ses interprétations sont toujours essentiellement basées sur la sexualité du patient, Freud évoque souvent une trop forte libido comme cause majeure aux souffrances de ses patients.

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