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Dissertation de français sur la création poétique

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Par   •  20 Avril 2019  •  Dissertation  •  1 691 Mots (7 Pages)  •  246 Vues

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Dissertation de Français

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      La création poétique est avant tout le fait d’écrire des poèmes. Pour parvenir à en écrire il faut quel les poètes recherchent et s’inspirent des idées qui leur viennent directement à l’esprit. Ils peuvent alors se référer aux formes, images ou les sensations qu’ils ressentent afin de pouvoir bien rédiger. Certains poètes, notamment Arthur Rimbaud s’est inspiré de sa propre vie, pour écrire et en faire un témoignage, avec son poème « Ma bohème ». L’inspiration spontanée se manifeste lorsque, soudainement une idée vient à nous traverser l’esprit et nous pousser à créer. Comme lorsque nous faisons le vide dans notre tête et soudainement nous entendons ou voyons quelque chose, nous avons souvent plusieurs idées confuses qui nous viennent instinctivement à l’esprit : cela nous amène alors à créer sur le moment. D’un côté, la création poétique nous permet de nous exprimer grâce à une inspiration spontanée, directe qui s’exprime sans aucune réflexion. Mais d’un autre côté, cette création exige un travail long sur les mots, où l’on est dans l’obligation de prendre du recul. La création poétique vous semble-t-elle le fruit d’une inspiration spontanée ou plutôt d’un travail long sur les mots ? Après avoir vu dans une première partie, que la création poétique permettait d’avoir une inspiration spontanée, nous verrons dans une deuxième partie, que la création poétique nécessite un long travail sur les mots et qui doit nous permettre de prendre du recul et nous pousser à réfléchir sur le sujet ; enfin nous verrons que la création poétique est le fruit d’inspirations spontanées à condition que le poète est travaillé auparavant.

    La création poétique peut permettre aux poètes d’avoir une inspiration spontanée. Ils peuvent s’en inspirer grâce à leur vécu ou même leur expérience grâce à des sentiments qui leur reviendraient à l’esprit. En effet, durant la période du classicisme, cette inspiration poétique était associée au souffle divin qui descendait sur l’homme. Par exemple, cette inspiration pousserait plusieurs poètes, comme Alphonse de Lamartine à créer des poèmes. D’après lui, c’est cette inspiration qui permet de générer : « Je passe quelques heures assez douces à épancher sur le papier…les impressions dont je suis plein. » D’après cette phrase du Recueillement poétique de la Préface, Alphonse de Lamartine nous montre que pour créer il faut être envahi d’une inspiration qui soit spontanée.

    Cependant, certains poètes de l’époque du surréalisme datant de la première moitié du XXème siècle qui veut libérer l’art et la pensée de toutes contraintes. En effet, les poètes surréalistes sont tellement focalisés sur leur monde qu’ils ne font même plus attention au monde réel et vont même jusqu’à l’inconscient qui est en réalité pour eux, une vraie source d’inspiration. De même, ils pensent que cette inspiration peut les libérer lorsqu’ils explorent le monde mystérieux dont le rêve, l’amour fou et même la folie. Par l’exemple Robert Desnos nous fait le récit de son rêve en nous faisant part de son imagination dans son poème « Désespoir du Soleil », on remarque que cet escalier est signe de mystère car l’on ne peut voir ce qu’il y a au bout, à l’aide d’une métaphore : « L’escalier s’enfoncera-t-il toujours plus avant ? Montera-t-il toujours plus haut ». André Breton, a utilisé quant à lui l’écriture automatique pour faire libre court à son imagination débordante où il ne réfléchissait pas. Dans ce cas, la poésie parle du monde du rêve, des émotions, de l’indicible. Pour se libérer de cette inspiration, certains poètes vont jusqu’à faire abstraction de tout en utilisant par exemple, la technique du cadavre exquis, où les images peuvent avoir une place importante, comme la synesthésie.

     Nous avons vu, au cours de cette première partie, que les poètes manifestaient leur inspiration soudaine sans réfléchir et en utilisant plusieurs procédés et techniques d’écriture différentes. Nous nous demanderons, dans une deuxième partie, qu’il faut néanmoins, pour créer, aborder un log travail sur les mots.

    L’inspiration poétique va pousser néanmoins les poètes à veiller à l’harmonie sonore comme les rimes, le rythme et même les allitérations. En effet, les poètes vont varier leur poème en prenant en compte toutes sonorités. Celles-ci vont nous permettre de comprendre leur façon de s’exprimer et ainsi comprendre leur langage de la poésie. C’est cette harmonie sonore qui permettront de donner du sens aux poèmes. Par exemple, Arthur Rimbaud exprime la douceur, par des allitérations en « m », en « s » : « Mon paletot aussi », « sous le ciel », « Muse », (v. 2-3), « amours splendides », « trou » (v. 4-5), « ma course », « rimes », « Grande-Ourse » (v. 6-7), « doux frou-frou », « assis » (v. 8-9), « ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes » (v. 10), « comme » (v. 11 et 13). Cela montre la mise en avant du rythme qui totalement irrégulier et imprévisible et montre l’errance du poète en tenant compte de sa vie de vagabond comme dans son adolescence : « assis au bord des routes ». De plus, il y a une présence de rimes dans les quatrains (« vées » et « éal »). Enfin, le dernier vers marque la chute. Ici, le dernier vers n’éclaire en rien le sens du poème et semble même n’avoir aucun sens.

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