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Commentaire littéraire sur le conte philosophique Entretien D'un père Avec Ses Enfants de Diderot

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Par   •  19 Avril 2013  •  2 198 Mots (9 Pages)  •  998 Vues

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Entretien d’un père avec ses enfants de Diderot [Commentaire] [Lumières]

Publié parLeWebPédagogique |

Pour vous préparer au bac français, vous trouverez ci-dessous le plan détaillé d’un commentaire littéraire par J. Cuvillier, professeur de français en première.

Contexte :

Objet d’étude : Convaincre, persuader, délibérer

Mouvement littéraire : les Lumières

Registre dominant : Polémique et didactique

Type de texte : Dialogue

Type de sujet : Commentaire littéraire

Texte étudié : Entretien d’un père avec ses enfants

Auteur : Diderot (1713, 1784)

Le plan détaillé du commentaire :

Introduction

Ce texte est extrait d’Entretien d’un père avec ses enfants de Diderot. Diderot est une des figures emblématiques des Lumières autant pour ses différentes œuvres littéraires (Jacques le Fataliste, Le Neveu de Rameau), que pour sa participation à l’encyclopédie, car il en est l’instigateur avec D’Alembert. Dans Entretien d’un père avec ses enfants, il choisit de redonner vie au dialogue philosophique. Il s’intéresse ici à la nécessité de devoir toujours respecter les lois et au rôle que doit jouer le « bon citoyen » dans la société, il rattache ainsi au quotidien une réflexion philosophique et morale en choisissant des exemples concrets et en impliquant les interlocuteurs, notamment par le biais de situations fictives. Nous examinerons comment le choix du dialogue permet une réflexion morale concrète et efficace.

I. LA CONSTRUCTION D’UNE PENSEE

A. La dimension orale du texte

Recours à un dialogue, ce qui laisse entendre l’échange de parole.

La possibilité de donner à entendre le ton de l’échange, utilisation de phrases exclamatives et interrogatives et de voir l’attitude des personnages : « après un moment d’incertitude »

L’implication des interlocuteurs : le je et le vous mais renforcé par « à vous, à moi »

Aspect mimétique du texte : mime la simultanéité entre le dialogue et sa lecture

B. Le dynamisme du dialogue argumentatif

Jeu sur les différents discours (discours direct mais aussi indirect) : Recours au discours indirect pour plus de rapidité, encore renforcé par l’asyndète et créer un effet de synthèse, car cela supprime les marques d’oralité.

La possibilité d’écarter un certain nombre de problèmes et de recentrer le débat alors qu’il a déjà lieu : « permettez, docteur, que je change un peu la thèse, en supposant un malade dont les crimes soient de notoriété publique » : ce qui permet d’écarter le problème du jugement de l’autre et du fait de le « déclarer malfaiteur » : Au départ : doit-on sauver un malfaiteur, ce qui pose indirectement le problème de savoir qui est habilité à déclarer quelqu’un malfaiteur, d’où intervention de Moi qui recentre le débat et écarte le problème : il s’agira d’un malfaiteur dont les crimes sont de « notoriété publique », puis exemple encore plus précis : Cartouche ou Nivet, puis comme le docteur refuse de se ranger à son opinion, Moi donne un exemple des conséquences possibles du fait de soigner un malfaiteur : assassinat d’un ami.

C. La dramatisation et l’aspect théâtral de la scène

Rendre les actions plus proches par le choix des situations : « On vous appelle ; vous accourez, vous ouvrez les rideaux, et vous reconnaissez Cartouche ou Nivet » (rapidité : phrases courtes : sujet, verbe, complément) : mise en situation concrète par détails de l’actions évoqués : ouvrir les rideaux, sorte de dramatisation du geste, effet de ralenti sur le geste avant l’effet de surprise et de reconnaissance.

Le choix d’un monologue fictif et sous le signe de l’exagération

Apostrophe : « Malheureux »

La posture du juge

Impératif : « Dépêche-toi », « Meurs »

II. UNE REFLEXION MORALE CONCRETE

A. La volonté affichée de réflechir de manière concrète

Abandon systématique de toutes les questions qui amèneraient un débat abstrait : qui est à même de juger son prochain ? Question balayée par le choix de deux personnalités réelles dont les crimes sont attestés ; puis, la question de la place des préjugés dans le jugement de chacun, puisque Moi propose alors d’envisager les conséquences du fait de sauver un malfrat qui commettrait un crime une fois remis.

Le recours à des exemples argumentatifs : « si après votre belle cure, le premier essai que le scélérat fera de sa convalescence, c’est d’assassiner votre ami »

Plutôt que de s’interroger à partir de situations abstraites, Moi fait le choix de concrétiser les choses en proposant des exemples à partir de malfaiteurs existants : « Cartouche et Nivet », mais aussi de mettre en scène des situations qui touchent son interlocuteur de près : « si après votre belle cure (ironique vu les contexte), le premier essai que le scélérat fera de sa convalescence, c’est d’assassiner votre ami ».

Mise en scène de situation fictive : l’arrivée du docteur et la découverte que le malade est un malfaiteur, puis dialogue fictif avec un meurtrier mourant.

Dimension fictive visible par : « en supposant », si après votre belle cure », « Je suis médecin » : visible progression pour donner le plus de réalisme possible à ses situations fictives (emploi du présent et non du conditionnel, pas de recours à l’hypothèse (langage performatif : quand dire c’est faire).

Glissement du je de Moi à la construction d’une situation fictive où Moi serait à la place du Docteur : « Je suis plus intrépide que vous ; je ne me laisse point brider par de vains raisonnements. Je suis médecin. Je regarde mon malade » ( Anaphore sur le je + Asyndète)

B. Le choix donné entre la raison et les sentiments

Mise en relief du danger que représente

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