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Commentaire littéraire de l’incipit de Thérèse Desqueyroux de François Mauriac

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Par   •  22 Mai 2014  •  1 548 Mots (7 Pages)  •  1 081 Vues

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Commentaire littéraire

Sujet : Vous ferez un commentaire littéraire de l’incipit de Thérèse Desqueyroux de François Mauriac (chapitre I de « l’avocat ouvrit une porte. […] » jusqu’à « […] trouve autre chose… »

Vous analyserez le début in medias res et l’atmosphère mystérieuse du récit avant d’étudier le portrait de Thérèse, l’héroïne du roman.

François Mauriac est né à Bordeaux en 1885, auteur et journaliste primé à plusieurs reprises en reconnaissance de son talent, il développe dans les années 1920, une fascination pour les meurtrières et les empoisonneuses. Thérèse Desqueyroux est l’un des plus célèbres personnages de roman de Mauriac. Paru en 1927, l’histoire de cette femme empoisonneuse est initialement tirée d’un fait divers.

Thérèse est un personnage complexe, difficile à saisir. Une femme qui désire par tous les moyens recouvrir sa liberté perdue. Nous pouvons alors nous demander par quels procédés, Mauriac met-il en lumière le personnage de Thérèse Desqueyroux dans l’incipit de son roman du même nom.

Ainsi nous pourrons voir dans un premier temps, comment l’auteur nous plonge in medias res dans l’atmosphère mystérieuse du récit, puis, dans un second temps, nous étudierons le portrait de Thérèse.

L'incipit de Thérèse Desqueyroux est enclin à une atmosphère mystérieuse par son cadre spatio-temporel, ses personnages et l'intrigue du roman.

Tout d’abord, les lieux : dans un premier temps, la scène se déroule à la sortie du tribunal. Nous retrouvons d’ailleurs le champs lexical de la justice : « avocat ; couloir dérobé du palais de justice ; non lieu ; déposition ». Le lecteur comprend d'emblée qu'il arrive après l'action : un crime. Il se questionne par rapport à cette atmosphère policière sur laquelle il n'a aucune information. Il est tout de suite confronté à un mystère : que s'est-il passé ?

Très vite, la scène passe de la ville à la campagne : « sur la route de Budos, en dehors de la ville ». Seule la ville de Budos est nommée. Encore une fois, le lecteur est donc laissé dans le vague. Il n'a accès qu'à un minimum d'informations. Toutefois, des indicateurs lui permettent de situer le moment durant lequel se déroule la scène : « des marches mouillées ; des feuilles de platanes encore collées aux bancs trempés de pluie ; la boue jaillie ; le crépuscule ; la terre endormie, herbeuse et mouillée ». Ils nous laissent à penser que la scène se déroule un soir pluvieux d'automne.

Les personnages participent activement à la mise en place de l'intrigue.

Monsieur Larroque est le père de Thérèse : « un homme, dont le col était relevé, se détacha d’un platane ; elle reconnu son père », un père indifférent, détaché et froid envers sa fille : « son père ne l’embrassa pas, ne lui donna même pas un regard ; pas une fois se retourna vers sa fille ». « Un petit homme aux courtes jambes arquées » selon la description de Thérèse. Un père qui ne veut pas « attirer l’attention ». Il usera de tous les moyens pour sauver l’honneur de sa famille lors du procès.

Duros est l’avocat de Thérèse mais ne semble pas lui prêter d’importance. Il n’est définit ni physiquement ni moralement et est caractérisé par ses paroles rapportées : « Couru… couru… On ne sait jamais ; Vous savez, Larroque, dans ces sortes d’affaires, le témoignage de la victime… ; Tout de même, l’explication qu’elle a donné : cet inconnu qui lui remet une ordonnance… ». Toutes ses phrases se terminent par des points de suspension, ce qui semble exprimer une gêne. Il ne rend compte qu’à Monsieur Larroque et sa discussion ne se passe qu’avec ce dernier.

D'une manière générale, les descriptions des personnages sont assez évasives. Le lecteur ne peut leur donner un visage alors que c'est dans ce début de roman, justement, qu'il est censé « rencontrer » les personnages. Thérèse elle-même, bien que personnage principal du roman, est juste décrite comme « serrée dans son manteau, le visage blême ». Ainsi, le mystère est poussé jusqu'au physique des personnages, tous mystérieux et distants pour le lecteur. La situation est tendue. Leur comportement et leurs paroles, les deux seuls éléments qui permettent de les caractériser, traduisent le malaise.

Nous pouvons relever également, dès les premières lignes du roman, caractéristique de l'incipit in medias res, que le passé simple est employé : « ouvrit ; sentit ; aspira ». Il est le temps du récit et marque la succession des faits. L’auteur a recours ici au discours direct, on le reconnaît grâce à sa ponctuation notamment.

Le mystère lié aux

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