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Analyse de la Scène Finale du roman L'Etranger d'Albert Camus

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Par   •  7 Janvier 2014  •  1 421 Mots (6 Pages)  •  1 265 Vues

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Introduction

 Scène finale du roman

 Dans tout le roman, on retrace une partie de la vie de Meursault, le personnage narrateur. Un jeu de circonstances le conduit à un meurtre, pour lequel il est condamné à mort. Juste avant son exécution, un aumônier lui rend visite, qui lui propose la repentance pour permettre le salut de son âme. Ses paroles sont douces, généreuses, cela le met hors de lui. Au cours de cette longue révolte, Meursault a une révélation qui le conduit au bonheur, à la sérénité, à la plénitude. Ce qui est paradoxale puisqu’il est à la veille de son exécution.

 Impression : émotion / différente de LA5 car phrases longues / révolte / prêt à mourir / sensation d’ouverture au monde / contradiction

Comment Meursault parvient-il à retrouver la paix en découvrant l'Absurdité de la condition humaine ?

I. De la révolte à la paix retrouvée

1. Une révolte violente et tragique

A. La colère

 De nombreuses répétitions jalonnent le texte « j’avais » et « sûr » répétés de nombreuses fois --> répétition caractéristique de la colère

 Violence verbale « a crevé », « crier à plein gosier », « je l’ai insulté ». Les mots expriment la totalité « plein » « tout ».

 Il confond ses sentiments, se pose des questions --> lié à la colère « des bondissements mêlés de joie et de colère » --> rythme rapide

 Allitérations en m et r « Que m’importait la mort des autres, l’amour d’une mère, que m’importaient son Dieu » --> rage

 Questions rhétoriques, discours indirect libre --> provocation « il avait l’air si certain, n’est-ce pas ? » « comprenait-il, comprenait-il donc ? » --> mêle voix du narrateur et du personnage, même intonation de voix mais changement de pronoms --> impression de vivant alors qu’on se trouve à la veille de sa mort

 Violence physique même malgré le calme habituel de Meursault « je l’avais pris par le collet de sa soutane » --> vêtement symbolise la religion catholique

B. Un monologue tragique

 Monologue --> se parle à lui-même dans un but délibératif : pèse le pour et le contre pour arriver à une décision

 Construction rigoureuse du monologue : il y a un ‘avant’ et un ‘après’ visite de l’aumônier qui déclenche sa colère ; « alors, je ne sais pas pourquoi, il y a quelque chose qui a crevé en moi » annonce un très long paragraphe de colère où il ‘crève l’abcès’, puis après un paragraphe de retour au calme

 C’est ici le moment de crise où le héros tragique est face à son destin par un choix cornélien --> entre le bien et le mal. Face à la mort, c’est un écho particulier, le discours final prend une importance dramatique

 Discourt indirect libre rend le texte vivant avec les questions et la ponctuation de l’expressivité, le vocabulaire fort et l’émotion « je déversais sur lui tout le fond de mon cœur » → il vide son âme, s’ouvre, laisse voir son intériorité, comme dans la comédie tragique --> phénomène de catharsis (purgation des passions) → tragédie doit susciter terreur et pitié. Meursault se libère par l’expression pour revenir au calme. L’effet cathartique agit aussi sur le prêtre qui pleure malgré ce qu’il subit --> pitié

2. Meursault retrouve la paix

A. Il s’affirme d’abord en tant qu’Homme

 Ce n’est pas ici le même monstre inhumain qui a été condamné à mort au procès.

 Violence

 La première personne est très présente --> ‘’exaltation du Moi’’

 Phrases amples, longues, avec subordonnées, pensée moins spontanée, plus construite et réfléchie, phrases longues --> paradoxale car il est en colère. Eloignement de l'écriture blanche, plus dans le pathétique

 Devient humain dans ses sentiments « joie » « colère » « sûr ». Paragraphe 1 : colère, vocabulaire familier « crevé », puis paragraphe 2 : calme retrouvé « j’ai retrouvé le calme ». Etablit un rapport avec son propre corps « les mains vides »

 Il se projette dans l’avenir, voit plus loin dans le passé et le futur alors qu’il va mourir, rapport au temps plus ample « souhaiter qu’il y ait beaucoup de spectateur le jour de mon exécution » « du fond de mon avenir

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