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Melancholia, Victor Hugo

Commentaire de texte : Melancholia, Victor Hugo. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  12 Mars 2013  •  Commentaire de texte  •  1 599 Mots (7 Pages)  •  1 071 Vues

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COMMENTAIRE N°2 :

Mélancholia de Victor Hugo

Victor Hugo, artiste légendaire du 17ème siècle, «compose » en 1856 un recueil poétique intitulé Les contemplations. Cette œuvre, est, dit il dans sa préface la mémoire d’une âme. En effet, bouleversé par la mort de sa fille Léopoldine, tragiquement noyée, il écrit Les contemplations comme si c’était le regard d’une âme après la mort. Pourquoi la misère ? Pourquoi l’injustice ? Voilà les interrogations de l’Homme autour desquelles Victor Hugo se penche dans son ouvrage. Mélancholia est un des poèmes du recueil écrit en alexandrins. Il illustre l’un des nombreux problème visés par Hugo : le travail des enfants. Dans ce dernier, l’auteur fait une peinture réaliste de l’univers indigent dans lequel vivent de trop jeunes travailleurs mais ils s’insurge également contre les responsables de cette misère. Il ne jette pas seulement un simple regard, il cherche avant tout à persuader le lecteur.

Victor Hugo dans Mélancholia nous met en présence de deux champs lexicaux principaux apparemment opposés : Le travail et l’enfance. Il veut donc nous montrer l’univers dans lequel vivent, ou plutôt survivent, les enfants qui travaillent . Il insiste pour cela sur la durée interminable de leurs tâches, sur leurs conditions de travail et sur leurs état physiques et morales.

Tout d’abord, l’auteur veut nous faire nous faire prendre confiance de la duré des journées de travail que les enfants ont à effectuer. Pour cela, Victor Hugo insiste en employant le marqueur de temps au vers 4 « 15 heure sous les meules », ou encore avec l’hyperbole « éternellement » au vers 5, qui témoigne bien sûr, de la longueur de leur labeur. Il utilise aussi des procédés tels que l’enjambement au vers 5 et 6, « d’éternellement » pour créer un effet de longueur et donc pour montrer à quel point le travail des enfants est monotone. L’antithèse au vers 5 « de l’aube au soir » marque bien le fait que ces enfants ne voient jamais la lumière du jour, d’autant plus que « jamais on ne s’arrête » vers 11. Il font « dans la même prison le même mouvement » vers 6. La répétition dû au parallélisme observé ici met en relief la lassitude liée à leur travail.

Ensuite l’auteur fait une description réaliste du monde de l’usine dont il évoque l’obscurité angoissante à travers deux termes, au vers 7 d’abord « sombre »puis au vers suivant « ombre ». Les machines sont transformée au vers 7en de féroce animaux par une personnification « …avec les dents d’une machine », puis l’évocation de l’angoisse des enfants devant de pareils outils, est reprise au vers suivant dans une métaphore filée « monstre hideux…mâche…ombre, ». La gradation « prison ; bagne ; enfer » nous plonge dans cet univers infernal que subissent les « innocents ». Ces dernier vivent un enfer quotidien, ils possèdent des conditions de travail misérables mais aussi des tâche très dure à effectuer, que l’auteur suggère par des allitération en « r », « s », ou « t » tout au long de l’œuvre. « …tout est d’airain, tout est de fer. » est une phrase qui possède un double sens. Elle introduit dans un premier temps les matériaux utilisés dans le monde de l’usine mais aussi le côté impitoyable et dure de celui-ci.

Enfin, Victor Hugo approfondit en particulier sur le résultat de la durée de leur tâches ajoutée à la difficulté du travail produit par les enfants, soit, la souffrance aussi bien physique que morale qu’ils endurent. L’auteur par le biais d’un champ lexical de la maladie omniprésent dans le poème nous fait le rapport de l’état physique déplorable des enfants « que la fièvre maigrit ». La fatigue les ronge puisqu’au vers 13 on nous les peint comme « déjà bien las. ». .Au vers 12 « la cendre est sur leur joue » renforce bien l’idée que l’univers malpropre dans lequel ils évoluent ne peut, alors qu’ils « ne comprennent rien à leur destin », fatalement leur apporter maladie et malformation. Victor Hugo évoque des couleurs pâles dans une exclamation au vers 12 « aussi qu’elle pâleur ! » pour décrire la peau blanche de ces enfants malades. Leur état mental est lui aussi très affecté car le champ lexical du malheur est également omniprésent. De ces « anges », Hugo nous dit juste que (vers 1) pas un seul ne rie et vers ( vers 3 ) qu’il vont « cheminer seul ». Il met donc en évidence la tristesse de leur vie, leur solitude et ainsi, le malheur grandissant de ces pauvres enfants. Encore une fois, l’auteur insiste sur l’aspect tragique de la situation avec le parallélisme du vers 11 « jamais on ne s’arrête et jamais on ne joue ». Le verbe jouer est l’activité normale d’un enfant . Normale, certes, mais qui ici n’est « jamais » pratiquée. Ces enfants à sont privés d’enfance !

Au-delà d’une simple description de la misère,

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