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Les Personnages De Roman - Dissertation

Mémoire : Les Personnages De Roman - Dissertation. Recherche parmi 243 000+ dissertations

Par   •  5 Mai 2013  •  1 003 Mots (5 Pages)  •  718 Vues

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Depuis le XVIIème siècle, avec l’avènement du roman moderne, les romanciers imaginent et créent des « êtres de papier » qui n'ont plus la noblesse du héros antique et ne représentent plus la lutte face à un destin implacable mais incarne un parcours et des sentiments qui pourraient être ceux du lecteur. Son caractère, comme l'écrit Alain Robbe-Grillet « permet au lecteur de le juger, de l'aimer, de le haïr » et il est vrai que le personnage de roman est une clé, la clé humaine, celle devant laquelle nous somme le moins insensible parmi toutes celles qui sont insérées dans un roman. Peux-t-on cependant affirmer qu'un bon roman se réduise simplement à ses personnages et que rester impartial devant ces derniers ne puissent nous garantir d'en apprécier la lecture ? Nous verrons d'abord que nous jugeons un roman à travers différents critères parmi lesquels certains nous toucheront plus que d'autres et nous permettront d’accéder à un univers très personnel. Cependant, il est vrai que si le fait d'apprécier un roman ne se réduise pas au personnage à qui il donne vie à travers l’épaisseur de son papier, ce dernier est tout de même indispensable en son sein.

Parmi les éléments primordiaux du processus de séduction d’un roman, le style d’écriture et la signature d’un écrivain à travers sa technique littéraire n’est pas des moindre. Parfois, le personnage effacé, sans qu’une description ne puisse nous permettre de l’imaginer, laisse place à une écriture qui se suffit à elle-même et qui remplisse à elle seule tout l’espace des pages du roman. Ainsi, du Désert des Tartares, il nous restera indéniablement l’attente ressentie par le personnage et retranscrite par Dino Buzzati par le biais d’une technique d’écriture mais le personnage en lui-même ne nous marque pas puisqu’il n’a pas été choisi par l’auteur pour être l’objet d’étude du roman. De la même manière que Chamoiseau dans L’empreinte à Crusoé, qui s’amuse d’un jeu de rythme et d’images, à travers une longue phrase ininterrompue, pour un rendu final très poétique. Quand bien-même son roman soit écrit à la première personne du singulier, le sauvage, jamais nommé, jamais décrit est juste le prétexte, la voix de la réflexion qui émane de la lecture.

C’est aussi justement par l’aspect de la réflexion tirée d’une lecture qu’un roman peut apparaître comme bon. En effet, il est toujours agréable de ressortir « grandi » d’une lecture, de par un enrichissement culturel ou une réflexion sur soi-même. Ainsi, certains auteurs prêtent une attention particulière à une certaine visée didactique et le personnage n’est plus l’objet d’étude mais devient un archétype, porteur d’un message symbolique. C’est par exemple le cas dans Candide de Voltaire ou dans Pantagruel et Gargantua de Rabelais, où le jeune « héros » empli de maladresses va devenir un homme dans sa globalité. On dira alors de quelqu’un de naïf qu’il est « candide », on parlera de « pantagruélisme » et de quelque chose de « gargantuesque ». Ici, l’envoi d'un message est préféré à l'étude du personnage.

Enfin, il faut aussi considérer le roman comme une distraction, un passe-temps et donner tout son sens au « plaisir de la lecture » en s'accordant quelques pauses à travers

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