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La question de l'homme dans les genres de l'argumentation du XVIe à nos jours: quelle est la stratégie argumentative utilisée dans les textes abordant le voyage dans sa fonction critique?

Cours : La question de l'homme dans les genres de l'argumentation du XVIe à nos jours: quelle est la stratégie argumentative utilisée dans les textes abordant le voyage dans sa fonction critique?. Recherche parmi 232 000+ dissertations

Par   •  22 Juin 2012  •  Cours  •  8 179 Mots (33 Pages)  •  838 Vues

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Français : Oral

Partie 1 : résumé des œuvres

Séquence 2 : la question de l’homme dans les genres de l’argumentation du XVIème à nos jours

Quelle est la stratégie argumentative utilisée dans les textes abordant le voyage dans sa fonction critique ?

Textes pour lecture analytique : *Texte 1 : Les Essais, Montaigne (1580-1588)

Il fut gentilhomme, propriétaire terrien, voyageur, maire de Bordeaux, courtisan, négociateur au service de ses rois. Il fut aussi un lecteur éclairé, l'auteur d'un livre unique, et pendant plus de vingt ans, sur plus de mille pages, le bâtisseur de sa propre image, celle d'un homme retiré, jouissant d'un exil intérieur propice à l'exercice du jugement. C'est dans l'espace qui s'étend entre ces deux figures, l'homme à cheval et l'homme de papier, qu'il faut appréhender Les Essais. Grand amateur de livres, Montaigne juge sévèrement "l'écrivaillerie" de son temps et combat la culture livresque lorsqu'elle conduit au pédantisme. Familier des interminables périodes de ses confrères en "parlerie", il use d'un langage "coupé", d'un style primesautier - "soldatesque", dit-il. Non content d'inventer une forme, l'essai, il se dote d'une écriture qui est le truchement de son âme et, on le sent bien, l'exact reflet de la vivacité de son esprit. De sorte qu'il ne nous enseigne pas : il nous parle - de lui, de l'humain à travers lui, et donc de nous. D'une voix et sur un ton jusqu'alors inouïs, et peu entendus depuis, il sape en ironiste le conformisme intellectuel et, le premier, revendique pour chacun le droit à l'esprit critique et au libre examen dans tous les domaines (celui de la foi excepté). Montaigne est à l'Humanisme ce que le franc-tireur est aux troupes régulières : on ne le trouve jamais là où on l'attend, et c'est le gage de sa survie. C'est pourquoi, alors que tant d'ouvrages contemporains sont oubliés, Les Essais demeurent un livre vivant.

Ce livre, on le publie ici d'après la seule version imprimée de l'ultime état du texte : l'édition posthume de 1595, aujourd'hui majoritairement considérée comme la plus proche du dessein de l'auteur. Afin d'en faciliter la lecture, les notes sur le vocabulaire et la syntaxe, ainsi que la traduction des citations, figurent au bas des pages. Les sentences peintes sur les poutres de la "librairie" de Montaigne et les notes qu'il a portées dans les marges de ses livres complètent le volume.

*Texte 2 : Les Lettres Persanes, Montesquieu (voir Séquence 1) Lectures Complémentaires :

Retour de l’URSS, André Gide (1936) Ce petit livre d’une centaine de pages, est le récit du voyage fait en URSS par le grand écrivain français entre juin et août 1936. Né de l’urgence de s’opposer à la propagande soviétique, il raconte la réalité de l’URSS telle que l’auteur l’a vue, les réussites qu’on lui a montrées mais aussi et surtout la dictature monolithique qu’il a observée derrière le faux enthousiasme collectif. Il s’agit donc, malgré les précautions que l’auteur prend, d’une dénonciation claire du stalinisme.

Supplément au voyage de Bougainville, Diderot (1796)

Conte philosophique posthume sous la forme d’un dialogue entre A et B, sans doute deux philosophes se proposant de lire le Voyage autour du monde de Bougainville, navigateur ayant fait le tour du monde et ayant fait paraître le récit de son voyage en 1771. En plus du dialogue des deux hommes se trouvent deux récits enchâssés (passages les plus connus de l’œuvre) qui ont pour titre : “Les Adieux du vieillard” et “Entretien de l’aumônier et d’Orou”.

Les discussions de A et B portent donc principalement sur la découverte des mœurs des Tahitiens et les deux récits donnent la parole à ces derniers.

Dans ce conte, Diderot dénonce les effets pervers de la civilisation et de la colonisation. Les Tahitiens incarnent les bons sauvages, proches de la nature, sans vices, et disposant de leur corps comme bon leur semble. De nombreuses pages sont donc consacrées à la sexualité des Tahitiens, la liberté de leurs mœurs, le partage des femmes, la méconnaissance de l’inceste, et le respect des enfants comme incarnation de la plus haute valeur de la famille. Le récit du vieillard est sans doute le plaidoyer le plus violent contre la colonisation, et notamment contre la notion de propriété des peuples colonisateurs : Ce pays est à toi ! et pourquoi ? Parce que tu y as mis le pied ! Si un Otaïtien débarquait un jour sur vos côtes et qu’il gravât sur une de vos pierres ou sur l’écorce d’un de vos arbres : ce pays est aux habitants d’Otaïti, qu’en penserais-tu ? (p.41). Le sage vieillard tente de démontrer la valeur de ses croyances qui valent bien celles des européens, voire même les surpassent car la civilisation ne les a pas corrompues : Nous ne voulons pas troquer ce que tu appelles notre ignorance contre tes inutiles lumières (p.42). Le vieillard accusent les européens de corrompre les Tahitiens en leur insufflant la rivalité, la jalousie, la propriété sur les femmes et leurs biens.

Fidèle aux pensées des Lumières, Diderot écorche aussi la religion et plus exactement les dogmes religieux, le mariage, la fidélité. Ainsi l’aumônier bien que répétant sans cesse « Mais ma religion ! Mais mon état ! » , finira par se laisser convaincre d’honorer les filles d’Orou, et regrettera de n’être pas resté sur cette île, ayant fini par reconnaître que certains préceptes trop souvent bafoués auraient aussi si bien intérêt à être modifiés.

Activité personnelle de l’élève : Itinéraire de Paris à Jérusalem, Chateaubriand (1811)

Il relate un voyage effectué de juillet 1806 à juin 1807.

Il est divisé en sept parties : Grèce ; Archipel + Anatolie + Constantinople ; Rhodes + Jafa, + Bethléem + Mer Morte ; Jérusalem ; Égypte Tunis et retour en France .

Le voyage de Chateaubriand constitue un pèlerinage aux ruines des civilisations disparues.

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