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Impact de la Pléiade sur l'établissement de la langue française

Cours : Impact de la Pléiade sur l'établissement de la langue française. Recherche parmi 245 000+ dissertations

Par   •  23 Février 2017  •  Cours  •  2 294 Mots (10 Pages)  •  1 317 Vues

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PLAN

INTRODUCTION

I- GENÈSE DE LA PLÉIADE

II- IMPACTS DE LA PLÉIADE DANS L’ÉTABLISSEMENT DE LA LANGUE FRANÇAISE

1- Objectif de la Pléiade

2- Les trois principes clés de la Pléiade

3- Apport de la Pléiade dans le français

CONCLUSION

INTRODUCTION

Vers 1550 une nouvelle génération de poètes cherche la gloire non plus dans les armes, mais dans la littérature. Cette révolution menée par sept poètes formant la Pléiade avait pour maître mot la défense et l’illustration de la langue française. Les principes pronés par ce groupe de poètes eut des impacts sur l’établissement de la langue française et c’est juste de ces impacts qu’il sera question dans cet exposé.

I- Genèse de la pléade

La Pléiade est un groupe de sept poètes français du XVIe siècle. En 1547, Pierre de Ronsard, de retour d’un séjour en Gascone, fait étape dans une hôtellerie. Il y rencontre un jeune homme de 25ans, de deux ans son aîné, dont il partage les centres d’interêt. Joachim du Bellay, ayant déjà eu vent du talent de ronsard, le suit au collège de Coqueret, où le professeur Jean Dorat vient tout juste d’être nommé principal. Ici, les deux amis apprennent le latin mais aussi le grec et forment avec un groupe de jeunes poète, sous la direction de Jean Dorat, la «Brigade». Cette génération de poète est aussi une génération scolaire, celle des élèves du groupe des grands enseignants humanistes (par ailleurs traducteurs du grec et du latin, d'expression généralement latine) composé de Marc Antoine Muret, George Buchanan, Jean Doratet dans une moindre mesure Charles Estienne, aux collèges parisiens de Boncourt (où Grévin, Jodelle et La Taille et La Péruse reçurent les cours de Muret et Buchanan) et de Coqueret (où Ronsard, Du Bellay, Baïf et Belleau reçurent les cours de Muret et Dorat).

En 1553, Ronsard compare le groupe aux sept étoiles de la Pléiade et emprunte à un groupe de sept poètes d’Alexandrie qui avaient vécu au IIIe siècle avant notre ère le nom de “Pléiade”. La Brigade devient donc la Pléiade, quoique dépassant toujours sept membres qui se complimentent, fêtent leurs succès littéraires, se dédient leurs oeuvres assurant ainsi leur promotion. Ils font bloc en dépit de formations différentes (Baïf est musicien, Tyard philosophe) et de rivalités (entre Du Bellay et Ronsard). Ces sept poètes sont: Joachim Du Bellay, Pierre de Ronsard, Jacques Peletier du Mans, Rémy Belleau, Antoine de Baïf, Pontus de Tyard et Étienne Jodelle. À la mort de Jacques Peletier du Mans, Jean Dorat le remplacera au sein de la Pléiade, et d'autres poètes comme Guillaume des Autels et Nicolas Denisot y seront aussi parfois comptés. Ils se réunissaient notamment au cabaret de la Pomme de Pin situé rue de la Juiverie, en face de l'église de la Madeleine-en-la-Cité.

II- Les Auteurs de la Pléiade

1- Joachim Du Bellay

Joachim Du Bellay est un poète français né vers 1522 à Liré en Anjou et mort le 1er janvier 1560 à Paris. Sa rencontre avec Pierre de Ronsard fut à l'origine de la formation de la Pléiade, groupe de poètes pour lequel du Bellay rédigea un manifeste, la Défense et illustration de la langue française. Son œuvre la plus célèbre, Les Regrets, est un recueil de sonnets d'inspiration élégiaque et satirique, écrit à l'occasion de son voyage à Rome de 1553 à 1557.

2- Pierre de Ronsard

Pierre de Ronsard (né en septembre 1524 au château de la Possonnière, près du village de  Couture-sur-Loir en Vendômois et mort le 27 décembre 1585 au Prieuré de Saint-Cosme en Touraine), est un despoètesfrançais les plus importants du XVIe siècle. « Prince des poètes et poète des princes », Pierre de Ronsard est une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance. Auteur d’une œuvre vaste qui, en plus de trente ans, s'est portée aussi bien sur lapoésie engagée et « officielle » dans le contexte des guerres de religions avec Les Hymnes et les Discours (1555-1564), que sur l’épopée avec La Franciade (1572) ou lapoésielyrique avec les recueils Les Odes(1550-1552) et des Amours (Les Amours de Cassandre, 1552 ; Les Amours de Marie, 1555 ;Sonnets pour Hélène, 1578).

Imitant les auteurs antiques, Ronsard emploie d'abord les formes de l'ode (Mignonne, allons voir si la rose) et de l'hymne, considérées comme des formes majeures[2], mais il utilisera de plus en plus le sonnet transplanté en France par Clément Marot en 1536 en employant le décasyllabe (Mon dieu, mon dieu, que ma maistresse est belle! , Les Amours, ouJe vous envoye un bouquet…, Continuation des Amours) comme le maître « moderne » de l'alexandrin (Comme on voit sur la branche…Second Livre des amours, ou Quand vous serez bien vieille…, Sonnets pour Hélène).

3- Jacques Peletier du Mans

Jacques Peletier du Mans ou Pelletier, né auMans le 25 juillet 1517, mort à Paris en 1582 ou 1583, est un mathématicien, médecin, grammairien et un poète humaniste français, membre de la Pléiade. Il est un des premiers avec Guillaume Gosselin à user de lettres en algèbre pour résoudre les systèmes d'équations linéaires. Préfigurant la logistique spécieuse, ses notations et ses exigences de fonder de façon abstraite les mathématiques font de lui un précurseur immédiat de François Viète.

4- Rémy Belleau

Rémy Belleau, né à Nogent-le-Rotrou en 1528, mort à  Paris le 6 mars 1577, est un poète français de la Pléiade. Il rejoint bientôt le groupe du collège de Coqueret (Pierre de Ronsard, Antoine de Baïf,Joachim du Bellay), puis la Pléiade en 1554, avec qui il prend part à la Pompe du bouc.

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