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Culture générale et expression Corrigé 1

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Par   •  30 Juin 2012  •  3 527 Mots (15 Pages)  •  1 769 Vues

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Culture générale et expression Corrigé 1

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Ce premier devoir avait pour but de vérifier les connaissances acquises ou consolidées par l’étude du module 2 de votre cours de 1ère année de BTS. Il fallait avoir assimilé l’essentiel des notions concernant le paratexte, la façon d’extraire les principales idées d’un texte en les reformulant dans un langage personnel et, enfin, être capable de comparer trois documents axés autour d’un même thème. Au-delà, ce travail avait comme second objectif de vous faire appliquer ces connaissances à des cas concrets, le passage de la théorie à la pratique n’étant pas toujours aisé.

Thème : « Les droits de l’enfant », ici Les maisons de redressement

Rappel : barème sur 60, note finale ramenée à 20.

Question 1. Étude des paratextes (14 points)

1.1. Dans le premier document (1/2 et 2/2), relevez et identifiez précisément tous les éléments du paratexte en indiquant leur fonction, c’est-à-dire les informations qu’on peut en déduire avant même de lire le texte de Prévert. Vous pouvez organiser votre réponse en distinguant les renseignements qui concernent la provenance ou l’auteur de ceux qui ont trait au contenu. (7 points)

Remarques

- Relever à l’écrit tous les éléments d’un paratexte en les identifiant n’est pas un objectif en soi, mais savoir les décrypter lors de la préparation d’une synthèse permet une approche beaucoup plus efficace des pièces d’un dossier. Rappelons que le paratexte est constitué de l’ensemble des informations qui « gravitent » autour d’un document, le présentent et l’éclairent. Rappelons également que votre réponse devait être entièrement rédigée.

- La principale difficulté de cet exercice était de ne pas se contenter de recopier les divers éléments en les identifiant (ex : Chasse à l’enfant est le titre du poème) ; il fallait pour chacun d’eux déduire tout ce qu’il apportait au lecteur.

Solution proposée

En ce qui concerne la provenance du document 1, le titre de la source Paroles suivi d’un nom d’éditeur nous apprend qu’il s’agit d’une oeuvre complète de Jacques Prévert. C’est un poète célèbre, mais, en cas d’ignorance, on peut d’un simple regard sur la forme du texte, en déduire la nature. L’oeuvre complète citée ci-dessus est donc un recueil de poésies du même auteur, publié en 1946 ; toutefois, la date qui figure en bas de l’extrait indique que ce poème précis a été écrit en 1934. L’année de réédition en livre de poche n’a, pour sa part, aucune importance au niveau de l’information. On dispose aussi d’un renseignement plus accessoire, à savoir le nom de la personne à qui est dédiée cette poésie : Marianne Oswald dont on nous précise qu’elle est une amie de Prévert. (En fait, elle chantera plus tard ce texte, mais on s’en tient à ce qui est fourni).

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En ce qui concerne le contenu, on dispose d’une longue introduction dont on ignore qui l’a écrite. Elle présente d’abord le fait divers qu’évoque Prévert et, sans ces précisions, il serait difficile pour le lecteur de comprendre le sujet du texte. Il s’agit donc d’une révolte de jeunes enfants enfermés dans une maison de correction à Belle-Île-en–Mer ; accablés de mauvais traitements, ils mettent le feu aux locaux, prennent la fuite, mais sont tous rattrapés après une « battue », à l’exception d’un seul qu’on n’a jamais retrouvé. Dès lors, le titre du poème Chasse à l’enfant s’éclaire. Prévert retrace cette battue et le singulier du nom enfant indique qu’il s’intéresse plus particulièrement au seul petit qui n’a pas été repris. Ce texte introductif donne aussi une précision chronologique, en fournissant la date de cette révolte. Elle a eu lieu au mois d’août 1934, ce qui expliquera, lors de la lecture, la présence de touristes ; par la même occasion, on réalise que Prévert a rédigé son texte l’année même de l’événement. Cette dernière indication montre qu’il a divulgué les faits sans tarder et qu’il a sans doute été frappé par cette chasse. Le passage introductif signale d’ailleurs que cette révolte n’est pas passée inaperçue et que les journaux ont fait grand bruit autour de ce drame, ce que certaines remarques des autres documents confirmeront. Viennent en second temps des considérations sur Prévert lui-même dont la seule qui importe, à ce stade du travail, est le positionnement systématique du poète en faveur des opprimés. Avant d’aborder le texte, on sait déjà qu’il prendra la défense du garçonnet qui n’a pas été retrouvé.

1.2. Même exercice pour le document 2. (7 points)

Solution proposée

La présence du nom d’un organe de presse, Le Monde diplomatique, permet de déduire d’emblée la nature du texte : c’est un article. La date, juin 2002, indique que Le Monde diplomatique est un mensuel. On dispose de plusieurs éléments sur l’auteur. Son nom est Jacques Bourquin et les divers « titres » qui lui sont attribués à la fin de l’extrait montrent qu’on a affaire à un spécialiste de la question des mineurs délinquants, qui plus est féru d’histoire. Il peut donc faire autorité dans ce domaine.

L’article est précédé d’une introduction courte, mais riche. Elle fournit le double thème ― la jeunesse délinquante et les maisons de redressement ― et la problématique : doit-on éduquer ou réprimer ? Elle précise d’autre part que cette problématique n’est pas nouvelle et qu’on a toujours hésité entre les deux options. Toujours sur un plan objectif, on apprend quel a été le facteur déclenchant l’intervention écrite de J. Bourquin. En effet, Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, aidé de Ferry, ministre de l’Éducation nationale, ont décidé, en 2002, qu’il fallait revenir à la politique de l’incarcération pour les enfants. Par ailleurs, ces quelques lignes ne sont pas neutres ; on voit déjà que l’article s’opposera à une telle mesure par des expressions qui montrent la vanité de l’enfermement : « …comme si l’on pouvait éduquer un délinquant en l’enfermant… Depuis le 19ème siècle, toutes les politiques d’enfermement ont échoué… ». Le titre de l’article, dans ce contexte, vient juste rappeler la problématique : Jeunes délinquants entre éducation et punition. Quant au chapeau, Le fantôme des maisons de redressement, il montre clairement que Bourquin

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