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Corpus de texte: les "misérable" (Diderot Et Alembert), "de l'homme" (Jean de la Bruyère).

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Par   •  20 Avril 2014  •  365 Mots (2 Pages)  •  1 850 Vues

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« MISÉRABLE, adj. & s. (Gramm.) celui qui est dans le malheur, dans la peine, dans la douleur, dans la misère, en un mot, dans quelque situation que lui rend l’existence à charge, quoique peut-être il ne voulût ni se donner la mort, ni l’accepter d’une autre main. La superstition et le despotisme couvrent et ont couvert dans tous les temps la terre de misérables. Il se prend encore en d’autres sens ; on dit un auteur misérable, une plaisanterie misérable, deux misérables chevaux, un préjugé misérable. »

Diderot, et D’Alembert, Encyclopédie, article « Misérable », 1751-1772

==> texte littéraire (article d'encyclopédie)

==> objet d'étude: argumentation: la question de l'homme

==> Diderot et Alembert sont des philosophes du 18 ème siècle (ils appartiennent au siècle des lumières)

==> dans cet article, ils dénoncent la misere

Texte A

« Il y a des misères sur la terre qui saisissent le coeur. Il manque à quelques-uns jusqu'aux aliments ; ils redoutent l'hiver ; ils appréhendent de vivre. L'on mange ailleurs des fruits précoces ; l'on force la terre et les saisons pour fournir à sa délicatesse : de simples bourgeois, seulement à cause qu'ils étaient riches, ont eu l'audace d'avaler en un seul morceau la nourriture de cent familles. Tienne qui voudra contre de si grandes extrémités ; je ne veux être, si je le puis, ni malheureux, ni heureux ; je me jette et me réfugie dans la médiocrité.

Il y a une espèce de honte d'être heureux à la vue de certaines misères.

L'on voit certains animaux farouches, des mâles, et des femelles, répandus par la campagne, noirs, livides, et tout brûlés du soleil, attachés à la terre qu'ils fouillent et qu'ils remuent avec une opiniâtreté invincible ; ils ont comme une voix articulée, et, quand ils se lèvent sur leurs pieds, ils montrent une face humaine ; et en effet ils sont des hommes. Ils se retirent la nuit dans des tanières, où ils vivent de pain noir, d'eau et de racines : ils épargnent aux autres hommes la peine de semer, de labourer et de recueillir pour vivre, et méritent ainsi de ne pas manquer de ce pain qu'ils ont semé. »

Jean de La Bruyère, Caractères, « De l'homme », 1688

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