LaDissertation.com - Dissertations, fiches de lectures, exemples du BAC
Recherche

AHS Laicité et fait religieux

Compte rendu : AHS Laicité et fait religieux. Recherche parmi 303 000+ dissertations

Par   •  31 Janvier 2026  •  Compte rendu  •  1 456 Mots (6 Pages)  •  18 Vues

Page 1 sur 6

Janeau Bastien : Ecrit Réflexif 2nde Chance. AHS Laïcité et fait religieux.

J’ai choisi l’AHS « Laïcité, fait religieux et vivre en société » comme on choisit parfois un sujet qui dérange : pas parce qu’il attire, mais parce qu’il insiste. Il y avait quelque chose d’inconfortable dans la place que prennent ces questions partout — dans les discussions, dans l’actualité, dans les regards, dans les “petites phrases” qui tombent vite et qui collent longtemps. La laïcité, le religieux, le vivre ensemble… des mots énormes, lourds, utilisés comme des raccourcis, comme des coups de tampon. Et moi, au milieu, avec l’impression que quoi qu’on dise on se trompe, et que se taire ressemble à une fuite, mais parler ressemble à un risque.

Au début, je n’ai pas appelé ça “un choix”. C’était plutôt une manière de ne plus rester dehors. Une manière d’entrer dans le sujet au lieu de le subir. Parce qu’à force d’entendre les mêmes oppositions — “pour ou contre”, “eux ou nous”, “respect ou provocation” — je sentais monter une fatigue qui se transforme facilement en jugement. Et je n’avais pas envie de devenir quelqu’un qui juge sans comprendre, quelqu’un qui répète des formules parce qu’elles donnent l’impression d’être solide. J’avais besoin de repères, oui, mais surtout d’un endroit où on accepte que ce soit compliqué, et qu’on ne puisse pas tout régler en une phrase.

Ce cours, je l’ai choisi aussi parce que ces questions ne restent jamais à distance. Elles s’invitent dans la vie ordinaire. Elles s’invitent dans des situations où personne n’a le temps d’expliquer calmement, où les malentendus s’accumulent, où une tension peut naître d’un détail, d’un mot, d’un geste. Et je crois que j’avais peur de ça : peur de ne pas savoir réagir, peur de dire quelque chose de faux, peur d’être injuste sans le vouloir. Il y a, derrière cette AHS, une inquiétude que je n’ai pas tout de suite reconnue : celle de ne pas être à la hauteur d’un monde où les règles communes sont discutées en permanence, comme si elles pouvaient se fissurer à tout moment.

En entrant dans cette AHS, j’ai compris que la laïcité n’est pas un thème “neutre”. C’est un sujet qui serre la gorge parce qu’il touche à ce que les gens ont de plus intime, et en même temps à ce que la société exige de plus collectif. On parle de convictions, de foi, d’identité, de transmission — et on parle aussi d’institutions, de droit, d’école, de services publics, de limites. C’est comme si on demandait au même mot de tenir deux mondes en même temps. Et quand ça craque, ce n’est jamais abstrait : ça retombe sur des personnes, sur des corps, sur des trajectoires. Le cours m’a attiré là où je ne voulais pas forcément aller : dans la zone où les principes deviennent des situations, où l’on ne peut plus se contenter d’idées générales, parce que tout dépend des contextes, des cadres, des responsabilités.

Je l’ai choisi, finalement, parce que je ne voulais plus rester dans cette sensation étouffante que tout se mélange. Que “religion” veut dire cent choses à la fois. Que “laïcité” peut être une protection ou une accusation. Que “vivre ensemble” peut devenir un mot creux quand il est prononcé trop vite. Je voulais comprendre ce qui distingue, ce qui tranche, ce qui clarifie. Mais je ne savais pas encore que comprendre, ici, ne soulage pas forcément. Comprendre, c’est aussi voir les tensions de plus près. C’est accepter qu’il n’y a pas de solution simple, seulement des équilibres à maintenir, des choix à assumer, des mots à peser.

Et c’est peut-être ça, le vrai point de départ : j’ai choisi cette AHS parce que je cherchais un cadre pour respirer dans un sujet qui, justement, coupe parfois la respiration. Un cadre pour ne pas me laisser emporter par le bruit. Un cadre pour ne pas me réfugier dans le silence. Un cadre pour apprendre à tenir une pensée quand tout autour pousse à réagir.

Sur le plan des études, cette AHS ne m’a pas simplement “apporté des connaissances”. Elle a ajouté une pression, au sens presque physique : celle d’avoir à être précis, parce qu’ici l’approximation n’est pas un détail, c’est une étincelle. J’ai compris très vite qu’on ne peut pas parler de laïcité ou de fait religieux comme on parle d’un thème général. On ne peut pas se contenter d’idées floues,

...

Télécharger au format  txt (8.9 Kb)   pdf (64.8 Kb)   docx (11.1 Kb)  
Voir 5 pages de plus »
Uniquement disponible sur LaDissertation.com