Méthodologie du pitch
Cours : Méthodologie du pitch. Recherche parmi 303 000+ dissertationsPar cacaprout123pipi • 27 Janvier 2026 • Cours • 1 567 Mots (7 Pages) • 18 Vues
Afin de coller à l’esprit du pitch (allocution courte, allant de 1 à 5 minutes) et contrairement à un exposé sur un temps plus long, il nous faut considérer que le temps de parole à l’oral impose un diaporama particulier : il doit résumer les points forts d’une étude et ce de façon impactante.
Voici quelques spécificités d’un diaporama lié à un pitch et notamment au projet Pitch Essai.
Le diaporama du pitch : un instrument de communication au service de l’auditoire
Votre PPT doit impacter l’auditoire, il est un allié, il doit permettre à l’auditoire de mémoriser les informations importantes et les temps forts (d’où l’importance de travailler les titres, de la rhétorique et du style). Rappelez-vous que le PPT n’est surtout pas une antisèche (vous devez maîtriser parfaitement le contenu de votre exposé), il est avant tout destiné à l’auditoire et non à vous, il doit donc pouvoir rendre compte, de façon résumée et dynamique, du contenu de votre allocution. Un critère capital pour vérifier la pertinence de son contenu, lequel ne doit en aucun cas être bavard ou fautif : le PPT peut-il vivre sans vous (autonomie / cohérence, clarté) ? Si oui, il est sur la bonne voie !
Exemple : un diaporama, dans le cadre d’un pitch sur un essai, qui ne comprend ni le nom de l’auteur de l’ouvrage, ni le titre de ce dernier, ni le thème, ni la thèse, peut-il vivre de façon autonome ? Non ! Répond-il aux questions ou exigences suivantes : qui expose le livre ? (Vous) Dans quel contexte ? (Projet) Les mots choisis (adjectifs, jugements) sont-ils précis et forts, consistants ? Les questions vont-elles à l’essentiel ? Sont-elles concises, claires et pertinentes, y compris sous la forme d’un mot qui interroge ? Les réponses aux questions sont-elles présentes ? Y a-t-il une chute ?
- Nombre de diapositives. Autant de diapositives que vous le souhaitez, du moins si elles sont nécessaires, pertinentes (si vous n’avez pas grand-chose à dire à l’oral, c’est le signe que la diapositive n’est pas pertinente) et s’il s’agit vraiment d’un pitch et non d’un exposé au sens classique. Je vous invite, dans les conditions strictes d’un pitch, à produire une diapositive toutes les 15 ou 20 secondes (moyenne). Pour un oral plus proche d’un exposé, il conviendra d’obéir à un rythme d’une diapositive toutes les 30 secondes, voire entre 30 secondes et une
minute.
- Contenu des diapositives : structure, éléments textuels et visuels. Il doit être bref, aller à l’essentiel, autrement dit prendre la forme d’un seul titre court et centré, une seule phrase courte et centrée, une question courte et centrée voire un seul mot et centré. Le PPT d’un pitch peut même emprunter à la communication publicitaire (teasing = aguichage, promesse, discours « à l’américaine » /légère surenchère). Dans le cadre d’une solution, il peut opter pour une présentation du type CAP (Caractéristiques du projet, Avantages de la solution proposée, Preuves). Entre « C » et « A », les difficultés du projet peuvent être abordées, « P » peut aussi comprendre une démonstration, y compris sous la forme d’une simulation.
Le pitch peut également intégrer, dans sa première phase, une relation/animation active avec l’auditoire, par exemple par le biais d’une application sondage (livraison d’un code à l’auditoire pour y participer via les smartphones) mais la question (une seule) comme les réponses possibles doivent être très courtes et très claires, les résultats immédiatement visibles sur le PPT et faire l’objet d’une anticipation pour les commenter à chaud et de façon judicieuse, c’est-à-dire dans le sens que vous vouliez afin de faire avancer le propos de votre discours.
Dans tous les cas, il vous faut, au préalable, réfléchir à tous les mots, à toutes les informations, à toutes les idées, à tous les visuels, graphiques compris, qui seront finalement choisis et qui concentrent votre propos comme l’attention de l’auditoire.
- Dans le cadre d’un pitch sur un essai, seuls des mots-clés (constats ou faits, jugements : mélioratifs dans ce cadre) doivent être affichés, des citations courtes, entre guillemets, des mots isolés et cités, entre guillemets, des questions courtes et des réponses courtes, autant d’éléments textuels qui seront commentés, prolongés, justifiés à l’oral. Nous préconisons ici des diaporamas sur un fond d’une seule et même couleur (aplat), sans aucune fioriture. L’image de couverture de l’essai est toujours la bienvenue, comme le logo de l’école, dès l’amorce ou tout de suite après l’accroche.
- Le critère, en dernier ressort, est toujours lié à la pertinence et à la force des contenus communiqués et à l’allocution qui les présentera, les expliquera, les justifiera, les portera, les adressera, etc. Ainsi, en répétant votre oral, il vous faut mesurer si le contenu du PPT est en adéquation avec le temps imparti à l’oral, notamment en fonction de votre débit (seules les répétitions pourront vous permettre d’en décider), si la dynamique (rythme et progression du sens) est pertinente et attractive.
- Choix d’un nuancier (habillage). Réfléchir et contrôler son nuancier (couleurs : fond et texte, contrastes forts) comme aussi l’agencement du texte (éviter les grands vides mais aération suffisante) et des images. Si vous intégrez des éléments textuels dans une « boîte », une zone colorée différemment, veillez à une grande aération autour du texte, entre le texte et les bords de la « boîte », cela facilite l’accès au texte, sa visibilité (contre-intuitif mais efficace).
- Afin de garantir une grande visibilité des contenus, il faut adapter la taille de la police à l’espace de la projection et à celui de la prise de parole (en fonction de l’éloignement du public).
- L’accroche, à l’oral pour tout pitch, est encore plus essentielle qu’elle ne l’est en général, elle donne le ton, traduit un esprit, un état d’esprit et capture l’attention immédiatement, impressionne.
Pour le pitch d’un essai, l’accroche est également décisive, elle peut être disruptive (sans être « gadget »), donc inattendue mais pertinente, provocatrice mais sans jamais mépriser son auditoire. Il appartient à chaque étudiant, en fonction de l’ouvrage, de ses enjeux, de son ton, de la relation qu’il veut instaurer avec l’auditoire, d’adopter telle ou telle stratégie de communication.
...