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L’immigration en France au sein du football

Mémoire : L’immigration en France au sein du football. Recherche parmi 265 000+ dissertations

Par   •  31 Mars 2013  •  2 139 Mots (9 Pages)  •  730 Vues

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b)L’immigration en France au sein du football:

En France, l’histoire du football est fortement liée a celle de l’immigration. Le football hexagonale s’est développé grâce a l’apport technique de joueurs recrutés hors du territoire national et par l’intégration des enfants d’étrangers jusque chez les Bleus. Raymond Kopa, Michel Platini, et Zinedine Zidane les trois figures du football Français, sont, a des degrés divers des descendants d’immigrés.

Le ballon rond est ainsi un lieu de mémoire essentiel de l’histoire de l’immigration en France. L’équipe de France est à elle seule un miroir souvent grossissant, parfois déformant, des différentes vagues de l’immigration française. De même, le monde du football, ses deux millions de pratiquants, rendent compte du rapport complexe qu’entretient la société française avec les étrangers qui viennent chercher asile et travail chez elle.

Comme ailleurs en Europe, le football association est d’abord un jeu importé, dont l’histoire commence en 1872 avec Le Havre Athletic Club, le premier club sportif fondé sur le sol national par des expatriés britanniques, et commence à se diffuser dans les années 1890 lorsque les Anglais du Standard Athletic Club et les Ecossais des White Rovers lancent dans la banlieue parisienne les premières compétitions de football.

Les Suisses jouent aussi un rôle important dans l’introduction du football en France notamment à Marseille où le Stade Helvétique représente avant 1914 l’excellence footballistique. Le club composé de citoyens suisses s’adjuge en effet le titre de champion de France de l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) en 1909 et 1911.

Toutefois, la diffusion du football-association dans des villes et auprès d’un public plus modeste s’accompagne aussi de la nationalisation du jeu.

Contestant l’entre-soi britannique du Standard et des Rovers, de jeunes Parisiens fondent des clubs ou des équipes qui se veulent nationales comme le Club français. Et, à la veille de la Grande Guerre, les victoires du Stade helvétique font débat au sein de l’USFSA : quelle est la valeur d’un titre de champion de France, s’il est remporté par des ressortissants d’un pays étranger ?

Le spectacle du football se développe après la création de la Fédération française de football association (1919). Pour renforcer leurs effectifs, avant même l’instauration officielle du professionnalisme en 1932, les grands clubs vont chercher à l’étranger une main d’œuvre qualifiée qui fait alors cruellement défaut dans l’hexagone.

Après avoir fait appel à des Britanniques, comme l’entraîneur écossais Victor Gibson (FC Sète, SO Montpellier, Olympique de Marseille et FC Sochaux), les clubs français se tournent vers l’Europe centrale ou l’Amérique du Sud. Durant les années trente, les équipes professionnelles françaises comptent, selon les saisons, de 20 à 35% de footballeurs étrangers. Beaucoup sont naturalisés, les meilleurs renforçant les rangs de l’équipe de France à l’instar du gardien de but viennois Rudi Hiden ou son compatriote Auguste Jordan.

Alors que les indépendances réduisent fortement l’arrivée des joueurs africains et que le recrutement d’éléments étrangers est limité à deux éléments par club, le rapport immigration et football prend un autre sens. Le sport en général, le football en particulier, deviennent un lieu d’intégration privilégiée pour les enfants de l’immigration. Et c’est au cours des années 1950 que la "deuxième génération" de l’immigration commence à s’illustrer sur les terrains de football.

En effet, le talent et les exploits des enfants de l’immigration polonaise (Kopa[szewski], Wisnieski), italienne (Piantoni), ou de la population européenne du Maroc (Fontaine) permettent à l’équipe de France de terminer à la troisième place de la Coupe du monde 1958 disputée en Suède. Une grande première qui permet enfin d’identifier un "style français" inspiré du Stade de Reims.

Le relais est ensuite assuré par Michel Platini le petit-fils d’immigré piémontais. De 1976 à 1986, les bleus de Platini imposent le football français sur la scène internationale en atteignant les demi-finales de la Coupe du monde (1982-1986) et en remportant l’Euro 1984. On peut lire dans la composition des équipes de France de l’ère Platini les différentes strates de l’histoire de l’immigration comme le révèlent les patronymes d’origine italienne (Battiston, Ferreri, Genghini, Platini), espagnole (Amoros, Fernandez, Lopez), ou encore africaine (Tigana), sans oublier les joueurs des DOM-TOM (Marius Trésor et Gérard Janvion).

C’est avec le doublé inespéré Coupe du Monde-Euro en 1998 et 2000 que l’apport de l’immigration au football français devient un véritable objet médiatique.

Les mérites de l’équipe "Black-Blanc-Beur" de Zinedine Zidane, la liesse qui saisit aussi une très grande partie de la population de l’hexagone, sont célébrés en 1998 par toutes les plumes de l’échiquier politico-médiatique, à l’exception du Front national.

De fait, l’équipe doublement victorieuse compose à nouveau une mosaïque de la diversité française mêlant provinces françaises (Blanc, Deschamps, Guivarch, Lizarazu), Europe méridionale (Candela, Pirès), DOM-TOM (Diomède, Karembeu, Henry, Lama et Thuram), Afrique subsaharienne (Marcel Desailly et Patrick Vieira) et du Nord avec "Zizou" l’enfant de Marseille, fils d’un couple d’imigrés kabyles.

 A ce titre, au-delà des périodes de crispations identitaires, du hasard des victoires sportives, le ballon rond reste un lieu de rencontre unique, certes parfois conflictuel, d’une France plurielle.

c)Le développement locale des pays organisateurs:

Le marché de l'événementielest un facteur dedéveloppement local. Toutes les villes qui accueillent des matchs de la Coupe du monde et donc des supporters venus du monde entier enregistrent un surplus de consommation sur leur territoire: certains chercheurs parlent d'une «économie présentielle» ou d'une «économie résidentielle». À l'occasion de cet évènement, les pays construisent des infrastructures. D'abord, la Coupe du monde permet de développer les stades du pays organisateur. En plus, les nations hôtes bénéficient de l'occasion pour développer les moyens de transport. En 2010, de nombreux moyens sont mis en œuvre pour déplacer les spectateurs entre les villes avec des navettes et des trains.

L'organisation d'une Coupe du monde dope letourisme. Les touristes ou «résidents

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