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Les régimes Totalitaires

Analyse sectorielle : Les régimes Totalitaires. Recherche parmi 226 000+ dissertations

Par   •  22 Mai 2019  •  Analyse sectorielle  •  1 349 Mots (6 Pages)  •  32 Vues

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    A la sortie de la Première Guerre Mondiale, l’Europe est en crise totale et voit donc arriver en puissance des régimes totalitaires et autoritaires comme le nazisme en Allemagne, le communisme en Russie ou encore le fascisme en Italie. C’est cette dernière thématique que nous allons étudier. Cela nous amène à en évoquer ses fondements idéologiques. C’est un système politique autoritaire qui associe populisme, nationalisme et totalitarisme au nom d’un idéal collectif suprême. Le terme fondement idéologique est un ensemble d’idées, de pensées philosophiques, sociales, politiques, morales, religieuses propre à un groupe, à une classe sociale ou à une époque. L’histoire du fascisme en Italie va de la prise du pouvoir par Benito Mussolini en 1922 jusqu’à la fin de dictature, le 25 juillet 1943. Il serait intéressant d’analyser l'idéologie du régime totalitaire italien. Dans un premier temps, nous présentons la volonté d’un pouvoir populiste insufflé par le dictateur. Dans un second temps, les liens entre l’Etat et l’Eglise seront abordés.

“L’État est le peuple et le peuple est l’Etat”. Cette périphrase nous introduit rapidement dans le sujet en présentant le populisme : le pouvoir par le peuple ! L’état libéral semble être le garant des droits individuels. C’est un état minimal dont le rôle se limite à garantir les libertés individuelles et la sécurité des citoyens, sans intervention dans la vie économique et sociale du pays. Ce libéralisme n’est pas accepté pour les fascistes, chez qui au contraire, l’individu n’a ni volonté, ni liberté, ni pouvoir, et par conséquent n’a aucun droit. Seul l’État est une personne spirituelle douée de volonté, de liberté et de puissance. La devise fasciste est « Tout dans l’État, rien contre l’État » (Mussolini).

Après une sortie de guerre difficile pour l’Italie et une volonté de ne pas se faire envahir par l’idéologie communiste, plusieurs partis extrémistes naissent en 1919 dont le PNF (parti national fasciste) dirigé par Mussolini. Suite à la “marche sur Rome”, du 28 octobre 1922 qui est une démonstration de force de Mussolini avec 40 000 chemises noires pour défiler contre le gouvernement, le roi Victor-Emmanuel II l’appelle pour former un gouvernement de coalition. Suite aux élections de la Chambre des députés, où le PNF obtient 64% des voix, Mussolini annonce aux députés la dictature : un parti unique strictement hiérarchisé, avec des règles de vie s’imposant sur la liberté du peuple par le seul pouvoir du dictateur et se fait appeler “Il Duce” (Le Chef), un peu comme le fera après lui Hitler se faisant appeler le “Führer”. Ces deux hommes se faisaient passer pour le guide de la nation. Plusieurs mesures idéologiques sont prises par Mussolini pour éviter toute opposition au pouvoir, comme la censure des journaux d’opposition, le démantèlement des syndicats d'ouvriers et l’épuration de l'administration où les hauts postes sont désormais occupés par les fascistes. Avec ces mesures, Mussolini possède le pouvoir législatif et exécutif c’est à dire qu’il a tous les pouvoirs. Il va même jusqu’à étouffer les pouvoirs décentralisés comme les mairies ou les préfectures dont les représentants ne sont plus élus mais désignés par l’Etat.

L’Italie fasciste veut renouer avec la gloire de l’Empire Romain par la conquête d’un empire colonial. Cette idée de conquête donne encore plus d’autorité au pouvoir en place et fait de cet Etat, “un Etat totalitaire”. Cette forme de régime s’appelle le totalitarisme. Après cette idéologie plus politique, une autre idéologie est flagrante dans le fascisme en Italie : la défense de la race. Il s’agit, dans le temps de la reconquête de territoires, de prôner la supériorité de la race italienne face notamment à la race africaine. Nous retrouvons donc une priorisation nationale tant pour l’emploi que pour les avantages de toute nature en faveur du peuple italien. Cependant, Benito Mussolini indique qu’il ne s’agit pas d’antisémitisme mais juste une préférence nationale. L’ensemble de l’idéologie fasciste transparaît dans les lois du gouvernement. C’est ce qu’il donnera la force et l’autorité à ce nouvelle Etat voulut par Mussolini et empreint de sa personnalité.

Pour appuyer son autorité, Mussolini cherche l’adhésion de tous les chefs d’entreprise et les personnes influentes du pays. C’est ainsi qu’il se tourne logiquement vers les hommes d’Eglise qui ont une certaine puissance en Italie. Mussolini va donc annoncer que l’Etat reconnaît comme seule religion, la religion catholique, apostolique et romaine, majoritaire en Italie. L’Etat italien, en créant la cité du Vatican, reconnaît au Saint Siège la pleine propriété et juridiction souveraine. Ce territoire sera considéré comme neutre et inviolable. Il comportera des ambassadeurs auprès de l’Etat Italien. Par ailleurs, en même temps le Saint Siège admet le Royaume d’Italie et accepte Rome comme capital de l’Etat italien. Les évêques italiens iront même jusqu’à prêter serment de fidélité au chef de l’Etat. Mussolini, dans sa volonté de préférence nationale, et de politique de natalité, voulant redonner au mariage (base de la famille) une dignité conforme aux traditions catholiques du peuple, confère au sacrement catholique du mariage la valeur d’un acte civile. C’est encore d’actualité à ce jour. En Italie, un concordat existe en effet entre l’Eglise et l’Etat. Cela permet aux mariés d’être mariés religieusement et civilement à l’église. Pas besoin de passer par la mairie, même pour les mariés français.

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