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L’art pendant la première guerre mondiale : L’immédiateté de la dénonciation de l’horreur

Cours : L’art pendant la première guerre mondiale : L’immédiateté de la dénonciation de l’horreur. Recherche parmi 257 000+ dissertations

Par   •  20 Février 2013  •  Cours  •  994 Mots (4 Pages)  •  733 Vues

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I) L’art pendant la première guerre mondiale : L’immédiateté de la dénonciation de l’horreur.

A) Des artistes dans les tranchées

Plusieurs soldats de la Grande Guerre étaient romancier, ou allaient le devenir. Ils tirèrent de cette expérience unique des œuvres fortes, Entre témoignage et dénonciation. Nous en remarquons quelques-uns :

Du cotés Français nous distinguons donc Maurice Genevoix avec son œuvre Ceux de 14

Qui se présente comme un journal de guerre, chronique au jour le jour de la vie quotidienne des combattants. «Ce que nous avons fait, c'est plus qu'on ne pouvait demander à des hommes et nous l'avons fait…» De plus on remarque Henri Barbusse avec Le Feu : journal d'une escouade

Engagé volontaire, il a combattu en 1915 comme soldat puis brancardier. Blessé, il écrit «Le Feu» en 1916, qui obtiendra le prix Goncourt.

«Ce ne sont pas des soldats : ce sont des hommes. Ce ne sont pas des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine (…) Ce sont des laboureurs et des ouvriers (…) Ce sont des civils déracinés.»

Certain des artistes de ces tranchées connaitront un grand prestige comme Roland Dorgeles avec son roman Les Croix de bois

R. Dorgeles, engagé volontaire, raconte les grands et petits événements drôles ou tragiques qui ponctuent la vie des tranchées. C’est pour son éloquence que l’on a choisi d’étudié un extrait de son œuvre.

Louis-Ferdinand Céline : « Voyage au bout de la nuit »

Voyage au bout de la nuit est une biographie romancée de Céline. Dès 1914, il part en Lorraine avec le 12e régiment de cuirassier. Dans son œuvre il met en scène un personnage Ferdinand Bardamu, héros du roman et double de l’auteur, raconte sa vie et dénonce les atrocités et la bêtise de la guerre. Son écriture engagé a beaucoup marqués les esprits, on a donc voulu étudier un passage son roman :

« On est puceau de l'Horreur comme on l'est de la volupté. Comment aurais-je pu me douter moi de cette horreur en quittant la place Clichy ? Qui aurait pu prévoir, avant d'entrer vraiment dans la guerre, tout ce que contenait la sale âme héroïque et fainéante des hommes ? A présent, j'étais pris dans cette fuite en masse, vers le meurtre en commun, vers le feu Ça venait des profondeurs et c'était arrivé. Le colonel ne bronchait toujours pas, je le regardais recevoir, sur le talus, des petites lettres du général qu'il déchirait ensuite menu, les ayant lues sans hâte, entre les balles. Dans aucune d'elles, il n'y avait donc l'ordre d'arrêter net cette abomination ? On ne lui disait donc pas d'en haut qu'il y avait méprise ? Abominable erreur ? Maldonne ? Qu'on s'était trompé ? Que c'était des manœuvres pour rire qu'on avait voulu faire, et pas des assassinats ! Mais non ! « Continuez, colonel, vous êtes dans la bonne voie ! » Voilà sans doute ce que lui écrivait le général des Entrayes, de la division, notre chef à tous, dont il recevait une enveloppe chaque cinq minutes, par un agent de liaison, que la peur rendait chaque

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