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Quel est le nouvel ordre international qui se met en place après la guerre froide et celui-ci peut-il assurer la stabilité du monde ?

Dissertation : Quel est le nouvel ordre international qui se met en place après la guerre froide et celui-ci peut-il assurer la stabilité du monde ?. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  12 Novembre 2012  •  3 489 Mots (14 Pages)  •  3 276 Vues

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Introduction

[Accroche] L'effondrement du communisme au début des années 1990 a consacré le triomphe des États-Unis, devenus puissance dominante d'un « nouvel ordre mon¬dial » : « Maintenant, nous voyons apparaître un nouvel ordre mondial [...]. Un monde où les Nations Unies, libérées de l'impasse de la guerre froide, sont en mesure de réaliser la vision historique de leurs fondateurs » (George Bush, mars 1991). Dix ans plus tard, le 11 septembre 2001 et ses conséquences déstabilisent profondément les relations internationales, compromettant toute tentative d'instaurer un équilibre durable.

[Définition du sujet] La fin de l'ordre bipolaire qui régnait depuis plus de quarante ans implique de nouveaux rapports de force, que G. Bush semble vouloir fonder sur une coopération internationale accrue. Celle-ci doit naturellement accompagner la mondialisation économique et culturelle qui, par ailleurs, s'impose progressivement. Mais ce nouvel état du monde reste marqué par de nombreux conflits. Certes, les États-Unis ont triomphé du modèle soviétique, mais ils se sont ainsi arrogé la délicate responsabilité de gérer la direction des affaires internationales, suscitant de ce fait des inimitiés et des rancœurs. Le « nouvel ordre mondial » se construit ainsi sur une alterna¬tive : d'une part, un ordre multipolaire fondé sur un rôle accru de l'ONU et, d'autre part, un monde unipolaire dominé par la puissance hégémonique américaine.

[Problématique] Quel est le nouvel ordre international qui se met en place après la guerre froide et celui-ci peut-il assurer la stabilité du monde ?

[Annonce du plan] Nous nous interrogerons d'abord sur les ambitions de l'hyperpuissance des États-Unis qui, vainqueurs de la guerre froide, se présentent comme le pilier du nouvel ordre mondial. Nous observerons cependant que la multiplication des conflits dans le monde semble plutôt suggérer la mise en place d'un nouveau désordre international. Dès lors, il conviendra de se demander si la volonté des États, face à l'hégémonie américaine comme aux nombreux affrontements, n'est pas d'instaurer une gouvernance mondiale.

I L'hyperpuissance des États-Unis : un nouvel ordre américain ?

Suite à l'effondrement de l'URSS, le modèle américain s'impose et les responsabilités américaines ne se limitent plus au « monde libre » des années 1947-1991, mais à l'ensemble de la planète.

I-1 Un monde unipolaire dominé par les États-Unis

Première « puissance globale » de l'histoire, les États-Unis veulent promouvoir un « nouvel ordre mondial ».

a) Une puissance économique et militaire au cœur d'un réseau d'alliances stratégiques tissées à travers le monde : les États-Unis sont le centre de gravité de l'organisation du monde grâce à leur puissance économique, financière, culturelle, et leur maîtrise des réseaux de communication. Première puissance militaire du monde grâce à un arsenal d'armes performantes, même s'ils prônent le désarmement nucléaire, les États-Unis disposent d'un budget élevé pour leur défense (plus d'un quart des dépenses fédérales au début des années 1990). L'OTAN reste un élément clé de leur puissance en Europe, rejoint à la fin des années 1990 par les ex-membres du pacte de Varsovie. Parallèlement, un conseil permanent OTAN/Russie est créé en 1997 pour associer Moscou aux décisions concernant la sécurité en Europe. L'alliance est également très forte avec le Japon, et les États-Unis s'intéressent de près aux pays indispensables à leur sécurité et leur approvisionnement en matières premières (Moyen-Orient, Amérique latine). En revanche, l'Afrique offre peu d'intérêt géopolitique à leurs yeux. D'une manière générale, les États-Unis occupent une place de choix dans la plupart des organisations internatio¬nales : OMC, FMI, Banque mondiale, ONU.

b) Une politique d'« unilatéralisme mondial » (S. Huntington), au mépris des intérêts des autres nations : les États-Unis se sont exclus de la communauté internationale en refusant de signer le protocole de Kyoto, en refusant de souscrire aux conventions interdisant la fabrication et l'utilisation de mines antipersonnel (1997 et 2005), ou en refusant de reconnaître l'autorité du tribunal pénal international de La Haye. L'aide publique américaine au développement ne cesse de diminuer, passant de 0,24 % du PNB dans les années 1980 à 0,1 % en 2004.

[Transition] Cet unilatéralisme est une extension du statut de puissance unique acquis en 1991. Prétendant incarner des valeurs universelles de démocratie et de liberté, les États-Unis acceptent mal les contraintes du droit international.

I-2 Les « gendarmes du monde »

Face à de « nouveaux ennemis » apparus à l'issue de la guerre froide, les États-Unis entendent assurer leur propre sécurité et celle du monde en multipliant les interventions militaires.

a) Le gouvernement américain désigne les nouveaux ennemis menaçant la sécurité mondiale : les Rogue States (« États voyous »), appartenant à un « axe du mal » redéfini en 2002 par G.W. Bush ; Cuba et la Corée du Nord, derniers bastions communistes, mais aussi certains États du Moyen-Orient soupçonnés de détenir des armes de destruction massive ou d'abriter des terroristes, tels l'Irak, la Libye, l'Iran, la Syrie. « America first » et « Sécurité d'abord » sont les deux slogans qui inspirent, depuis le 11 septembre 2001, la politique américaine : l'idée est de répondre en frappant les ennemis potentiels là où ils sont installés et que « ceux qui ne sont pas pour nous sont contre nous » (G. W. Bush). En réalité, les interventions des États-Unis, sous couvert de défendre les libertés et le droit international, se limitent parfois à des entreprises de sauvegarde des intérêts américains.

b) Dans ce cadre, les États-Unis interviennent militairement à plusieurs reprises dans les années 1990-2000. Lors de la première guerre en Irak en 1990-1991, partis préserver l'indépendance du Koweït envahi par l'Irak, les États-Unis ont aussi la volonté de préserver leurs intérêts pétroliers et stratégiques (la zone du golfe Persique recèle plus de la moitié des réserves mondiales de pétrole). Cette victoire leur permet d'affirmer leur supériorité dans le monde et de s'ériger en arbitres des conflits, que ces derniers se déroulent au Moyen-Orient

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