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La Russie De Catherine II Selon James Harris

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Par   •  3 Avril 2014  •  2 766 Mots (12 Pages)  •  604 Vues

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LA RUSSIE DE Catherine II vue par un Anglais (1778)

Le règne de Catherine II de Russie aura été l’un des règnes le plus marquant de l’histoire de Russie.

En effet Catherine II de son nom Sophie Frederica Augusta, née le 2 mai 1729, à Stettin et mourut le 17 novembre 1796 à Saint Pétersbourg.

De famille noble, elle épousa le neveu de la reine Elisabeth, le grand-duc Pierre Holstein, devenant Pierre III qui ne l’aura jamais aimé.

Elle aura un fils avec cet homme, Paul, qu’elle écartera de la succession.

Son règne admirable, sera marqué par sa prise de pouvoir le 9 juin 1762, soit un « coup d’état » qu’elle aura orchestré contre son mari avec l’aide des frères Orlov : Gregory, qui participa à la guerre de sept ans et devint son amant. Il sera nommé général en chef et comte Russe, détrôné par Potemkine dans les faveurs de la tsarine. Et son cadet, Alexeï.

Catherine II annexa en 1772, la Pologne. Cette annexion arriva après la succession de victoire sur l’Empire Ottoman, sous Moustafa III, mettant en jeu la Crimée et l’ouverture de la Mer Noir. Cette Annexion, commença donc par la peur de l’Autriche, de la montée en puissance de la Russie, par le biais des victoires. Frédéric le Grand menace donc d’entrer en guerre et chercha à détourner le désir d’expansion de la Russie vers la Pologne. Ce pays étant bien moins riche que l’Autriche et ravagé par la guerre civile.

Durant les années 1778, la Russie fait office d’arbitre à la guerre de succession Bavaroise entre Prusse et Autriche. Catherine cherchait de par cette guerre, à agrandir son empire sans être impliqué de façon directe. Le but étant d’éviter de dépenser inutilement mais par la mise en place en quelques sortes d’une tutelle.

Peu de temps après, elle due faire face à la révolte des Cosaque et la guerre paysanne de 1773-1775, que nous verrons plus tard.

Durant son règne, Catherine II sera en lien avec des ministres, en quelques sortes des ambassadeurs, comme James Harris mandaté par Suffolk, comme ministre plénipotentiaire. C’est un haut diplomate en fonction auprès d’un royaume ou Etat étranger et possédant les pleins pouvoir. Il est envoyé d’Angleterre afin de soumettre la tsarine aux idées anglaises. Et entretien une correspondance avec son mandataire afin de lui faire part de ses avancées.

James Harris Vicomte Filz-Harris, premier comte de Malmesburry, né à Salisbury le 11 avril 1746, fut nommé en 1767, secrétaire d’ambassade à Madrid. En 1771, à 24ans, il est ministre à Berlin et restera 4ans à la cours de Frédéric II. Il passa en 1777 comme ministre plénipotentiaire en Russie et quittera ce poste important en 1782. Il fut nommé ministre de la Haye et retournera en 1793 en Allemagne où il négociera le mariage du Prince de Galles d’avec Caroline de Brunswick.

James Harris nous apprend par ce texte/lettre à Suffolk, sa vision de la Russie mais nous pouvons nous demander si elle est une vision claire et objective ? Afin de comprendre son point de vue nous verrons la façade de la Russie au niveau international ainsi que sa politique intérieur et ainsi une politique qui pour Harris aura menée à la guerre Turc et aux révoltes.

I. la Russie, une belle façade ?

a) une grande puissance vue de l’extérieur :

James Harris, de ses mots, la Russie est « immense », possède une « grande sécurité de frontière », « allié désirable et ennemi presque inaccessible » et possède « une grande puissance commerciale » de la ligne 1 à 7, il vente donc d’une certaine façon les mérites internationaux de ce pays mais le dénigre vite à la ligne 8 comme étant un pays déjà existant, donc nous pouvons penser que pour lui Catherine n’a rien fait de plus.

Cependant la tsarine aura grandement œuvré durant son règne en incorporant des régions stratégiques avec par exemple la Crimée, les rives de la mer Noire, la Pologne qui fut annexée en 1772,1793 et 1795. Elle gagna en tout 500 000 Km2.

Catherine II prônait la politique extérieure de négociation et cherchait la sécurité de son pays malheureusement certaines guerres ne pouvaient être évitées. Elle revendiquait son pays comme puissance européenne, héritée de Pierre le Grand son prédécesseur ayant pris pour capitale Saint Pétersbourg. C’est une Capitale étant une ouverture vers l’Europe et qui revendiquait une place privilégiée dans les affaires européennes qui légitimait toutes actions politiques et militaires.

James Harris met serte en avant les avantages de la Russie, mais cela fais plus penser à un ton sarcastique puisqu’il enchaîne juste après en la qualifiant « d’état Barbare ». Pouvons-nous qualifier la Russie de réellement Barbare ? Comme toutes grandes puissances, elle agit par une politique de conquête et guerrière afin d’étendre sa domination, mais n’est pas pour autant « barbare ».

Il réagit forcément comme un étranger, découvrant une culture, une politique autre à la sienne. Il connait la politique de Catherine II mais ne la conçoit pas. Pour lui cette puissance n’est qu’une façade, et possède une vision bien précise de la puissance d’un pays.

b) son principe d’Hégémonie

À partir de la ligne 10, James Harris développe son idée de puissance hégémonique, une puissance qui commence donc de l’intérieur, soit une politique interne qu’il dit uniforme.

Cependant nous savons que cet homme fut dans un premier temps secrétaire d’ambassade à Madrid en 1767, en 1771 ministre à Berlin. Il a donc une certaine expérience des différentes politiques monarchiques européennes avec en plus son pays de naissance, l’Angleterre.

Il est donc fort probable qu’il se soit questionné sur la meilleure politique possible pour une gloire interne et externe, en comparaison bien sûr avec les différents pays visités. Mais cela pouvait être une comparaison dans le but de renforcer la politique anglaise possédant une popularité en berne. Peut être également dans le but de flatter Lord Suffolk, pour quelques privilèges.

La Russie est donc en rien un système politique uniforme, sage et stable puisqu’elle est menée par une femme et une femme qui possède des faiblesses. Remettons-nous dans le contexte de l’époque où peut de femmes auront

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