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L'orage Approche

Mémoires Gratuits : L'orage Approche. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  2 Mai 2012  •  541 Mots (3 Pages)  •  834 Vues

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L’orage approche

La tempête économique s’était abattue sur l’Allemagne. Les banques américaines, qui avaient à faire face à des engagements financiers de plus en plus lourds aux Etats-Unis, se refusaient à augmenter encore le montant des prêts imprudemment consentis à l’Allemagne dans un passé récent. Pareille attitude provoqua la fermeture et la ruine brutale d’un grand nombre d’usines et d’entreprises allemandes du sort desquelles dépendait le relèvement pacifique du pays. Le nombre des travailleurs en chômage atteignit 2300000 pendant l’hiver 1930. Au même moment, le problème des Réparations entrait dans une phase nouvelle. Au cours des trois années précédentes, le commissaire américain, M. Young, avait exercé un contrôle vigilant sur les différents budgets allemands et perçu les lourdes indemnités exigées par les Alliés. (le montant des paiements effectués à la Grande-Bretagne étant automatiquement viré par mes soins au crédit de la trésorerie américaine). Il était évident que ce système ne pouvait fonctionner indéfiniment. Déjà, pendant l’été de 1929, M. Young avait esquissé, proposé et négocié à Paris un important projet d’allègement des charges imposées à l’Allemagne : ce projet non seulement ferma définitivement le chapitre des réparations, mais libéra encore du contrôle allié et la Reichsbank et les Chemins de fer allemands, abolissant aussi Commission des Réparations au profit de la Banque des Règlements internationaux. Hitler, et derrière lui le mouvement national-socialiste tout entier, adoptèrent à l’égard de ce projet une attitude arrêtée en commun avec les milieux d’affaires que représentait, et jusqu’à un certain point dirigeant, Hugenberg, tsar économique au règne éphémère mais brutal. Une campagne d’une rare violence fut déclenchée, en pure perte, contre les mesures d’allègement importantes et bienfaisantes proposées par les Alliés. Le gouvernement allemand parvint tout juste à obtenir l’agrément du Reichstag au « Plan Young » par 221 voix seulement contre 206. Stresemann, alors ministre des Affaires étrangères et qui était près de mourir, remporta l’ultime succès de sa carrière en obtenant un accord pour l’évacuation totale de la Rhénanie par les armées alliées, bien avant la date fixée par le traité de paix.

Mais les masses allemandes n’accueillaient le plus souvent qu’avec indifférence les concessions importantes faites par les vainqueurs. Si celles-ci avaient été consenties plus tôt ou dans des circonstances plus favorables, elles auraient été célébrées avec enthousiasme comme une importante étape sur le chemin de la réconciliation internationale et de la paix véritable. Mais maintenant la menace du chômage constituait une crainte continuelle et assombrissait le peuple allemand. Les classes moyennes avaient déjà été ruinées et l’effondrement du mark les avait poussées à la violence. La position de Stresemann dans le domaine de la politique intérieure devenait chaque jour plus précaire à cause de la crise économique internationale ; les assauts redoublés des nazis d’Hitler et des magnats capitalistes d’Hugenberg finirent par causer la chute du ministre. Le 28 mars 1930, Bruning, chef du parti du centre catholique, devint chancelier du Reich.

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