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La baguette en Franche-Comté

Mémoire : La baguette en Franche-Comté. Recherche parmi 304 000+ dissertations

Par   •  11 Mai 2026  •  Mémoire  •  1 085 Mots (5 Pages)  •  10 Vues

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Nos horloges nous donnent-elles à voir le temps ?

        La notion de temps nous parait comme une évidence, c’est un terme que l’on emploi quotidiennement. Que ce soit pour parler de la météo, « le beau temps », ou l’heure de la journée. « L’heure », « la journée », sont des unités de mesure du temps. Bien qu’on puisse le mesurer avec aisance, il est plus difficile de se le figurer clairement. En effet, le temps est un concept qui est difficilement défini, comme le dit Saint Augustin : « Si personne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. ». S’il est vrai que nos appareils permettent de mesurer le temps, aident-ils pour autant à se le représenter ? Dans un premier temps nous verrons que la mesure du temps est une déformation de celui-ci puis nous démontrerons que nous avons une perception personnelle du temps qui dépasse celle induite par nos machines.

        Nos horloges, nos montres, nos chronomètres, nous permettent de découper le temps, de le segmenter pour mieux l’appréhender et nous organiser dans nos sociétés. On cherche par ces outils à donner un sens au temps. D’ailleurs étymologiquement le « temps » vient de « tempus » en latin, diviser, couper. On découpe le temps en trois parties, le passé, ce qui a été mais n’est plus, le présent, ce qui est mais n’est déjà plus et le futur, ce qui sera mais n’es pas encore. Le temps est donc insaisissable, une illusion, « un presque-rien », le nomme Jankélévitch. Le temps n’existe donc pas en dehors de notre « âme », de notre conscience, comme le remarque Saint-Augustin dans ses Confessions, sous forme du présent du passé, le souvenir, le présent du présent, la perception et le présent du futur, l’attente. Bien qu’on arrête le cours du temps, ou plutôt, qu’on le régule, le temps passe tout de même, d’où la formule d’Héraclite : « Panta Rhei », « Tout s’écoule ». Le temps peut aussi être pensé comme un fleuve, on associe le temps à un fluide ce qui souligne son caractère fuyant et insaisissable.  

        Les cadrans de nos horloges nous montrent donc un temps linéaire que les scientifiques ont traduit par l’image de la flèche, de la frise chronologique sur laquelle on place des événements. Par cette idée, on spatialise le temps, les aiguilles d’une montre se déplace dans l’espace, toujours vers l’avant. On quantifie le temps dans le but de créer un temps social. Cependant, on dénature le temps par ce procédé puisqu’on le fige, on imagine le temps comme succession, le passé cause le présent qui cause le futur, par principe de causalité.

        Le temps ainsi représenté nous rappelle notre condition d’homme fini, c’est-à-dire, mortel. Le temps est donc une force destructrice qui balaie tout sur son passage. Il nous emmène inexorablement vers la mort. On peut penser à l’histoire d’Ulysse qui, à la suite de tous ces obstacles surmontés pour retrouver son Ithaque natale, se retrouve confronté à une dernière épreuve : Calypso lui propose l’immortalité ainsi que la jeunesse éternelle. Après des années de réflexion, Ulysse finit par accepter sa condition d’Homme, sa finitude.

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