HGGSP Terminale : Mémoire de la Guerre d'Algérie
Compte rendu : HGGSP Terminale : Mémoire de la Guerre d'Algérie. Recherche parmi 304 000+ dissertationsPar Julhiett • 31 Mars 2026 • Compte rendu • 3 753 Mots (16 Pages) • 13 Vues
Devoir Maison : La Guerre d’Algérie
Plus grand pays du continent Africain, l’Algérie est une partie du Maghreb qui possède une façade maritime ouverte sur le sud de la méditerranée, laquelle la sépare de l’Espagne et de la France. Dès 1830, le roi de France, Charles X y mène une campagne militaire. Suite à des destructions de villages, des incendies organisés (politique de la « terre brûlée » du général Bugeaud) , des épidémies et des massacres, Alger sa capitale, est prise par l’armée Française et le pays devient une colonie particulière pour la France. En effet, l’Algérie est départementalisée sous la 2nd République, en 1848, entre Oran, Alger et Constantine, de sorte à ce qu’elle soit perçue comme une extension de la métropole, également en raison de sa dépendance au ministère de l’Intérieur. Elle est désormais sous la direction d’un gouverneur général. Cette colonie, riche en ressources, notamment pétrolières, permit à la France d’avoir un point d’encrage en Afrique, avec le Maroc, la Tunisie, le Mali… qui bordent l’Algérie. En revanche, plus d’un siècle plus tard, plusieurs tensions globales s’expriment et conduisent à la guerre d’indépendance algérienne, parmi celles-ci nous pouvons compter :
(J’ai souhaité approfondir ces parties sans pour autant que cela soit explicitement demandé dans l’exercice, par simple curiosité. Elles concernent des tensions qui expliquent l’origine du conflit. Ainsi veuillez passer outre si cela est chronophage et modifie trop la structure de ma réponse organisée).
Des tensions au niveau économique et social :
Les 9 millions d’algériens ne bénéficiaient nullement d’une pleine reconnaissance en tant que citoyens français. Et ce, malgré le fait que les autres résidents de l’Algérie soient reconnus comme tels : soit « les pieds-noirs », les habitants d’ascendance européenne ; et les Juifs (grâce au décret de Crémieux de 1870). Ces derniers sont arrivés en Algérie par des politiques de peuplement : l’Etat déplace sur le territoire une partie de sa population, dans le but d'y établir une présence durable et autonome. De leur côté, les algériens possédaient le statut de « sujet français » réducteur de droits, lequel était lié à la religion coranique. Les reconnaitre et les appeler « Musulmans » plutôt qu’ « Algériens » en masque la connotation nationaliste et apaise les potentiels rebelles. En raison de cette association entre l’islam et le nationalisme, la guerre d’indépendance fut pour eux davantage perçue comme un « Djihad », une guerre sainte). Par ailleurs, la France ne se résout pas à qualifier la guerre d’indépendance comme « une guerre » ou « un conflit » mais minimise les faites en la désignant plutôt « d’évènement algérien ». Elle le justifie e répondant que l’Algérie n’était alors pas un état.
De leur côté les pieds-noirs (incluant les Juifs), représentaient seulement un million d’habitants, soit 10% de la population algérienne de 1954. Parmi eux 80% sont nés en Algérie et un tiers n’avait jamais pénétré dans l’hexagone. La plupart étaient donc bien enracinés en Algérie depuis des générations. Par ailleurs, la plupart exerçait, à l’origine, dans des activités viticoles, d’où leur surnom, puisque brasser les grains de raisins avec les pieds les teintes de couleurs noirâtres.
S’ajoute à cela plusieurs différends, notamment discriminatoires quant au domaine industriel : les pieds-noirs occupaient des postes « à plus haute responsabilité », tandis que les algériens étaient plafonnés par un système socio-politique discriminant. Conséquemment, ils étaient plus exposés à la pauvreté. En termes de discriminations, ils devaient par exemple disposer d’autorisations leur permettant la « libre » circulation ; leur accès à l’éducation était très restreint : En 1889, le taux de scolarisation de cette population est de 2%. Il atteint les 15% en 1954.
Des tensions sur le plan politique et géopolitiques :
Edictées comme étant des départements français, Alger, Oran et Constantine sont en réalité bien différents des départements de métropole. Celles-ci sont en effet soumises à l’autorité d’un gouverneur général. Puis la législation régissant les algériens étaient guidée par les élus du million de pieds-noirs : la majorité est menée par la minorité. Ce manque de représentativité à l’Assemblée algérienne, empêchait l’élévation de la voix des algériens quant à l’obtention de leur indépendance, et d’ainsi emprunter la voie passive et démocratique. En effet, cette Assemblée, votée en 1947 par l’Assemblée National, est composée d’un double collège : 60 élus européens et 60 élus par les « Musulmans ». Le fait que la minorité européenne dispose d’autant de députés que la grande majorité rend compte des inégalités de représentativité et inscrit la discrimination dans le Droit. En effet, la séparation des Collèges était justifiée par les différences d’origine des habitants de l’Algérie. Et même les quelques Algériens ayant obtenu la nationalité française siégeaient dans le Second collège, car leurs chances d'être élus ne se trouvaient que dans une circonscription majoritairement composée d’« Indigènes ».
De plus, en 1945 est créé l’Organisation des Nations Unies (ONU), une organisation intergouvernementale notamment engagée en faveur des Droits de l’Homme, et conséquemment contre la colonisation. Or la France étant un membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, elle est alors empêtrée dans un contre-sens au niveau de ses valeurs nationales et de ses engagements, décrédibilisant son image.
Ainsi, une vague de décolonisation rend en 1953, son indépendance au Laos, au Cambodge, au Chandernagor, puis, en 1954, au Nord Vietnam à la suite des accords de Genève marquant la fin de la guerre d’Indochine (1946-1954). Sur le continent Africain, c’est le Maroc et la Tunisie qui s’échappent du joux français en 1956. Si une large partie des colonies françaises se dissocient des colonisateurs, pourquoi l’Algérie ne pourrait-elle pas également s’en désunir ?
Dès lors, comment a débuté et a évolué le conflit algérien opposant le peuple algérien à l’armée française de 1954 à 1962 ?
Nous débuterons en analysant la première phase du conflit qui devient d’envergure national, de 1954 à 1956. Puis la deuxième phase, entre 1956 et 1958, qui dévoile la profondeur des instabilités en France liées
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