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Zika et la crainte d'une propagation mondiale

Fiche : Zika et la crainte d'une propagation mondiale. Recherche parmi 299 000+ dissertations

Par   •  26 Septembre 2017  •  Fiche  •  1 195 Mots (5 Pages)  •  685 Vues

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Zika et la crainte d’une propagation mondiale

Alors cantonné que sur une seule région brésilienne, le virus Zika s’est rapidement propagé dans tout le pays avant de toucher d’autres pays du continent américain. Aujourd’hui ce ne sont plus seulement les femmes enceintes qui sont touchés par ce phénomène, la propagation par voie sexuelle et le lien entre le virus et la microcéphalie révélé, l’OMS à décidé de lutter pleinement contre ce fléau.

Zika est un arbovirus transmis par piqure de moustique de type Aedes, le virus fait partie de la famille des flavirius tout comme la dingue ou la fièvre jaune.  C’est en 1947 que le virus fut pour la première fois identifié en Ouganda sur un macaque rhésus. Il faut remonter à 1952 pour retrouver sa première trace chez l’Homme, toujours en Ouganda ainsi qu’en Tanzanie. La première épidémie du virus s’est déclenchée en Micronésie dans les iles Yap en 2007, épidémie qui toucha les trois quarts de la population. Une autre épidémie fut déclarée en Polynésie française entre octobre 2013 et avril 2014. C’est en 2015 que le Brésil, foyer mondial du virus, fut touché par Zika. Le virus à touché environ 1,5 million de brésiliens et au moins 3 millions de cas sont attendus sur le continent américain rien que pour cette année. Le virus circule aujourd’hui dans les Amériques, en Afrique, en Asie, dans le Pacifique ainsi qu’en Europe à cause de cas importées, 5 sont à dénombrés en France.

Zika considéré comme un virus mutant reste néanmoins méconnu des experts, tout comme ses conséquences.  L’infection est asymptomatique dans les trois-quarts des cas. Quand ils existent les symptômes apparaissent trois à douze jours après la piqûre, sous forme d’éruption cutanée avec ou sans fièvre, ils ressemblent à ceux d’autres arboviroses. Le virus peut aussi se manifester par une conjonctivite, un œdème des mains ou des pieds ainsi que par un état de malaise et des céphalées. Ces symptômes restent bénins et disparaissent généralement en deux à sept jours, selon l’OMS. A priori, l’infection est immunisante, ce qui signifie qu’on ne peut pas contracter deux fois ce virus.

Même si la transmission est quasiment vectorielle les autorités sanitaires texanes ont rendu public un cas de transmission par voie sexuelle entre un voyageur ayant contracté Zika au Vénézuela et son partenaire après son retour. Une autre étude, publiée en février 2015, indique  la présence du virus dans le sperme d’un homme de 44 ans vivant à Tahiti, quinze jours après le début des symptômes. Le cas texan a conduit les Centres de contrôle des maladies (CDC) américains à recommander l’usage de préservatifs pour prévenir la diffusion du virus. Des cas d’infection lors de l’accouchement ont été également rapportés, sans conséquences notables pour la santé du nouveau-né. Quant à la transmission par transfusion sanguine, bien qu’elle n’ait jamais été mise en évidence, le risque ne peut être écarté. La Croix Rouge américaine recommande aux personnes ayant visité des zones où sévit l’épidémie de s’abstenir de donner leur sang pendant 28 jours après leur retour.

Présent dans le sang entre trois à cinq jours, dans la salive entre trois à cinq jours et dans l’urine une dizaine de jours, les gênes du virus peuvent être repérée par des analyses.  En cas de résultat négatif malgré des symptômes évocateurs d’une infection à virus Zika, un diagnostic sérologique (recherche d’anticorps) est effectué par les seuls CNR (1 en Guyane et 1 en France métropolitaine, à Marseille, qui en a déjà réalisé plus de 1 000). Cependant la proximité de Zika entre la dengue et le chikungunya complique le diagnostic pouvant donner des résultats faussement positif.

Lors des flambées épidémiques en Polynésie française de 2013 et au Brésil les autorités sanitaires nationales ont signalé des complications neurologiques et auto-immunes potentielles. Récemment, au Brésil, les autorités sanitaires locales ont observé une recrudescence de cas atteints du syndrome Guillain-Barré qui coïncident avec de cas d'infections à virus Zika dans le grand public, ainsi qu’une augmentation du nombre des nouveau-nés atteints de microcéphalie, cette malformation  fœtale diminue le périmètre crânien du nourrisson (moins de 33 centimètres) causant un retard mental.

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