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L'homme presse, Paul Morand

Fiche de lecture : L'homme presse, Paul Morand. Recherche parmi 237 000+ dissertations

Par   •  16 Janvier 2020  •  Fiche de lecture  •  1 138 Mots (5 Pages)  •  106 Vues

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L’HOMME PRESSE

Paul Morand a écrit ce roman en 1941.

Parmi les faits marquants de la vie de Morand, on note son attitude durant la Seconde Guerre mondiale et sa proximité avec le régime de Vichy, de même que son antisémitisme.

Il était plutôt visionnaire en dépeignant ce portrait si proche de l'homme moderne tel qu'on le connait aujourd'hui. L'homme pressé se prénomme Pierre, il ne dispose pas encore de la technologie asservissante que l’on connait de nos jours, pourtant il en présente tous les stigmates : incapable de tenir en place, cherchant à occuper la moindre seconde de son temps, à précipiter les évènements (jusqu'à la naissance de son enfant pour lequel il ne conçoit de patienter 9 mois), l'homme pressé use ses proches un à un et se retrouve seul pour son grand rendez-vous avec la mort en ayant reçu le diagnostic d’un médecin juif le Dr  Zacharie Regencrantz.

L’Homme pressé de Paul Morand exprime cette obsession de la vitesse.

Ainsi le livre est composé de deux parties :

  1. Un train d’enfer composé des 13 premiers chapitres :
  2. Le prix du temps composé de 10 chapitres (à partir du mariage)

Pierre Niox, placé au centre de l’action, et un narrateur anonyme qui raconte son histoire.

Ce roman est une réflexion sur les dangers de la vitesse en tant que mode de vie, surtout si elle est exagérée. 

Ainsi des les premiers pages et tout au long de la 1ere partie, on peut relever beaucoup d’expressions liées à la vitesse :

P15 : « brusque irruption, je vous ai vu comme vous avez bondi »

P 17 : « Ce n’est pas en vertu d’une sagesse apprise que je vais vite, mais en fonction d’un instinct. La seule explication c’est que je possède un don fatal, comme disaient les romantiques, celui de la mobilité. Une malédiction veut que je sois lancé au galop dans un univers qui trottine »

P20 « la vitesse est la forme moderne de la pesanteur »

P23 « il dégringola la pente pour aller dormir à toute allure » : même l’action de dormir doit être faite vite.

Il achète précipitamment « le vieux mas » dans le sud de la France sur un coup de tête à M de Boisrosé sur son lit de mort

P29 : il ne prend pas le temps de s’arrêter pour faire l’essence mais fait prendre des risques à son ami Placide qui remplit le réservoir en équilibre grâce à un jerricane.

D’ailleurs le prénom de son ami « Placide » montre l’antagonisme des deux amis. (Placide veut dire flegmatique, imperturbable, serein )

 P 97, Placide, las de son ami le quitte : « une simple différence dans leur tempo respectif pût charger d’un tel ressentiment l’âme de Placide »

P 100 Puis vient le tour de Chantepie son domestique qui le quitte également : Pierre Niox dit « Chantepie et Placide sont d’accord pour me condamner pour excès de vitesse »

P110 et suivantes, la peur de finir seul commence à le faire réagir et il prend le temps de connaitre la famille de Boisrosé dont les 3 filles.

Il fait une déclaration soudaine à Hedwige, l’une des filles. Pour la courtiser, ils l’emmènent avec ses sœurs au musée mais la visite se fait tellement vite qu’il perd d’abord Angélique puis Hedwige.

Seule Fromentine parvient à le suivre dans cette course effrénée à travers le musée.

L’amour pour Hedwige le pousse pour la première fois à prendre son temps, car elle n’accepte pas tout de suite sa demande en mariage.

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