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Françoise Dolto, Les étapes majeures de l’enfance

Fiche de lecture : Françoise Dolto, Les étapes majeures de l’enfance. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  30 Juillet 2020  •  Fiche de lecture  •  2 994 Mots (12 Pages)  •  27 Vues

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CANDIDAT N°37

Fiche de lecture

Les étapes majeures de l’enfance

Françoise Dolto

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Introduction

J’ai choisi de réaliser ma fiche de lecture à partir du livre de Françoise Dolto intitulé Les étapes majeures de l’enfance. Ce choix s’est imposé à moi car je trouve que bien connaître les étapes du développement de l’enfant est la base même de notre métier. Pour bien accompagner, il faut pouvoir identifier quel stade n’a pas pu être franchi et trouver des réponses aux questionnements que cette professionnelle peut apporter dans son ouvrage. Lors de mon stage en IME (Institut Médico-Éducatif) auprès de jeunes, j’ai pu me rendre compte qu’un mauvais accompagnement dans les étapes les plus précoces de la vie peut avoir des conséquences remarquables dans le développement ultérieur d’un individu.

I – Présentation de l’auteure et de l’œuvre

Françoise Dolto est une psychanalyste française du XXe siècle, née à Paris le 6 novembre 1908. Elle soutient sa thèse de médecine en 1939 et s'installe en tant que généraliste et pédiatre. De 1940 à 1978, elle mène des psychanalyses d'enfants à l'hôpital Trousseau, où les séances sont ouvertes à d'autres analystes. De 1976 à 1978, Françoise Dolto répond au courrier des auditeurs sur la radio France Inter, dans l'émission Lorsque l'enfant paraît et devient très populaire. Elle est à l'origine de l'ouverture de la première Maison Verte à Paris en 1979, lieu d'accueil et d'épanouissement pour les tout-petits.

Spécialisée dans l'étude et la compréhension de l'enfance, sa conviction est que l'enfant est «un être à part entière», méritant attention et respect. Il est important de «parler vrai » avec un enfant, de ne pas lui mentir. Françoise Dolto a introduit le concept du « tout est langage » qui permet de percevoir des sentiments ou des intentions dans les regards ou les gestes. Les idées de Françoise Dolto ont eu un grand impact sur les relations parent-enfant dans les années 1970. Elles ont influencé aussi bien le monde médical que le grand public. Parmi ses ouvrages majeurs, on retient Le Cas Dominique (1974), L'Image inconsciente du corps (1984) et La Cause des enfants (1985). Le "complexe du homard" est un autre concept de Françoise Dolto où un enfant est comparé à cet animal. Arrivé à l'adolescence, sa carapace devient trop petite. Il doit s'en débarrasser pour devenir un être nouveau et grandi. C'est la "crise de l'adolescence".[1]

Françoise Dolto voulait mettre la psychanalyse en acte, elle s’inspirait des travaux de Freud et souhaitait être accessible à tous, éducateurs, médecins, enseignants, avocats, infirmières, travailleurs sociaux, mais aussi tous les parents et enfants.

L’œuvre présentée ici est un recueil de différents articles de l’auteure tout au long de son parcours de 1946 à 1988, année de son décès. Elle, je cite, « y ouvre les voies de l’autonomie et de l’âge adulte, et y rappelle qu’"éduquer, c’est susciter l’intelligence, les forces créatives d’un enfant tout en lui donnant ses propres limites pour qu’il se sente libre de penser, de sentir et de juger autrement que nous-mêmes." »[2]

Il est édité en août 1998, 10 ans après la mort de l’auteure mais peu de temps après l’adoption de la loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions, La lutte contre les exclusions est un impératif national fondé sur le respect de l'égale dignité de tous les êtres humains et une priorité de l'ensemble des politiques publiques de la nation. La présente loi tend à garantir sur l'ensemble du territoire l'accès effectif de tous aux droits fondamentaux dans les domaines de l'emploi, du logement, de la protection de la santé, de la justice, de l'éducation, de la formation et de la culture, de la protection de la famille et de l'enfance.[3] Cette loi, œuvre d’un gouvernement ayant une politique de gauche, avec à sa tête Lionel Jospin, ouvre des perspectives vers l’avenir avec la difficulté de devoir cohabiter avec un Président de la République issu de la Droite, Jacques Chirac. À cette même période, les premières lois tournées vers l’Europe sont adoptées.

        À l’image de la loi de juillet 1998, Dolto est à l’origine des pensées éducatives de notre temps et, même après son décès, des équipes de psychanalystes poursuivent son œuvre et continuent de faire vivre sa création, telle que La Maison Verte, qui est toujours ouverte. Elle reste une référence pour beaucoup dans le domaine éducatif.

II-  Présentation du chapitre choisi

        Dans ce livre, le chapitre intitulé La première éducation est ineffaçable, qui commence à la page 72, a plus particulièrement retenu mon attention. Il s’agit de l’extrait d’un entretien entre l’auteure et un journaliste de la revue Notre Dame, magazine québécois, paru en avril 1988, qui traite de faits de société, de sociologie. Cette entrevue a été réalisée lors d’un colloque organisé par des psychologues de l’hôpital de Maisonneuve-Rosemont, à Montréal,  auquel Françoise Dolto fut conviée en 1983.

        Ce chapitre m’a interpelé car il traite essentiellement de la manière de s’adresser aux très jeunes enfants afin de les aider au mieux dans leur développement affectif, mais également parce qu’il répond au questionnement de tout jeune parent face à leur tout-petit. Dans mon futur métier, cela peut m’aider à comprendre les fragilités de certains accompagnés dans leur structuration. Il est aussi possible que j’aie à accompagner de très jeunes enfants, et j’aurai alors besoin de ces connaissances pour les aider au mieux dans leur parcours.

        Françoise Dolto explique dans cet entretien que l’éducation reçue par le très jeune enfant laissera un impact dans toute sa vie future. Elle compare la personnalité de l’individu à un arbre dont la première éducation serait les branches maîtresses qui restent tout au long de sa vie même s’il peut développer ses ramures et avoir un tronc qui s’élargit. Elle y dit qu’il est essentiel de s’adresser aux enfants, même les plus jeunes, de la même façon qu’on le ferait avec un adulte qu’on respecterait et insiste sur l’importance de dire la vérité même dès le premier âge. Elle fait également remarquer qu’un enfant se construit par la présence de deux parents, présence qui n’est pas nécessairement physique mais qui doit être expliquée. L’absence d’un des deux géniteurs peut être palliée par la présence d’un tiers, nouveau conjoint, personne de la famille voire d’une activité annexe afin de permettre à l’enfant de se détacher du parent présent. De même, lorsqu’un enfant est confié à un professionnel, garderie ou école, il doit savoir que ses parents rémunèrent cette personne pour ce service et qu’il reste l’enfant de ses parents et que leur amour lui est acquis. Cet accueil doit se faire après une période de transition où l’enfant aura été confronté à la collectivité mais en présence d’un parent qui lui permettra d’être rassuré. Pour Françoise Dolto, tout ce qui se passe durant cette période doit être verbalisé et expliqué à l’enfant. C’est ce qu’elle a mis en place lorsqu’elle a créé la «Maison verte». Sans cette transition, l’enfant risque de développer des comportements différents en fonction des lieux et des personnes avec lesquelles il se trouve. Plus loin, le journaliste questionne l’auteure sur les caresses apportées aux jeunes enfants par les parents. Là encore, la réponse formulée est qu’il faut communiquer verbalement avec le tout-petit : « on ne caresse pas un enfant comme on caresse un chien »[4] sans pour autant omettre le langage corporel.  Le langage verbal et le langage corporel se complètent alors, les deux sont essentiels à la construction de l’enfant. En revanche, la question suivante sur les violences faites aux enfants amène l’auteure à proscrire clairement ces méthodes. Là encore, elle insiste sur le fait de devoir dire la vérité à l’enfant. Elle explique même que le parent peut montrer à l’enfant qu’il le pousse à bout en mimant l’acte sur un objet sans jamais frapper l’enfant en l’accompagnant de paroles.

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