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Fiche de Lecture Pierre BOURDIEU "l'opinion publique n'existe pas"

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Par   •  12 Avril 2017  •  Fiche de lecture  •  1 663 Mots (7 Pages)  •  3 889 Vues

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Fiche de Lecture ; Science Politique

Définition des mots clés de la séance selon le « lexique de science politique et des institutions politiques », Dalloz, 2013, d’Olivier NAY.

Opinion publique :

Définition scientifique :  « Opinion supposée majoritaire dans une population » « dans les démocraties, la notion désigne les jugements et perceptions de la majorité  de la population, telle qu’ils ressortent  de l’analyse , par des spécialistes  de sciences sociales  ou par des journalistes, de données agrégées issues d’enquêtes et de sondages. L’opinion publique  renvoie à l’opinion de la majorité, telle  qu’elle est exprimée ailleurs que dans les urnes »

Définition reformulée : L’opinion publique pourrait dont être définie comme une position partagée par une majorité de la population. Elle représente donc la manière de penser d’une société en un collectif, un ensemble

Synonymes : Croyance, démocratie d’opinion

Antonymes : Pensée individuelle, scepticisme collectif

Sondage

Définition scientifique : « Technique d’enquête statistique auprès d’une population humaine, visant à produire des résultats quantitatifs à partir d’informations collectées de manière standardisée sur un échantillon de personnes »

Définition reformulée : Il s’agit donc d’une méthode d’enquête permettant d’obtenir diverses informations qui, une fois recueillies auprès d’un panel d’individus, seront étudiées à l’aide d’une étude statistique.

Synonymes : Questionnaire ; Enquête statistique ; Consultation d’opinion

Antonyme : Désinformation

Médias

Définition selon le « Dictionnaire de sciences politiques et sociales » de David ALCAUD, Dalloz-Sirey 2010

Définition scientifique : « Par médias, on entend l’ensemble des supports et moyens d’information de grande diffusion (presse écrite, radio, télévision, Internet).

Définition reformulée : Les médias sont donc tous supports permettant la transmission d’informations et communication d’opinion  à grande échelle

Synonymes : Communication ; Diffusion de masse, mass-média  

Antonymes : Censure, convergence

Fiche de lecture : « L’opinion publique n’existe pas » Les temps modernes par Pierre BOURDIEU ; janvier 1973

Pierre Bourdieu était l’un des sociologues les plus renommés de la seconde moitié du 20ème siècle, ayant été l’un des acteurs principaux à influencer  les sciences humaines et sociales, en particulier pendant la période d’après-guerre. Il se revendiquait alors comme défendeur d’une vision déterministe  du social soit une détermination des événements selon un principe de causalité et des lois physique.  Il étudia alors principalement les mécanismes  de reproductions sociales mettant en évidence l’importance de  différents facteurs, pour la plupart  culturels sur les actes de la vie sociale.

Dans son œuvre « l’opinion publique n’existe pas » cet auteur va être amené à traiter de la question de l’opinion publique à travers la méthode des sondages d’opinions, leur fonctionnement et leurs fonctions. Pour mener cette étude, dès l’introduction de son texte, l’auteur nous amène au fait qu’il compte démentir trois postulats affirmant dans l’ordre que produire une opinion est à la portée de tous, que toutes les opinions se valent et qu’enfin il y a consensus sur les questions devant être posées. Cette critique proposée se porte alors en rang de critique de postulats.

En premier lieu Bourdieu va se démarquer de la contestation habituelle des sondages car il affirme, contrairement aux autres doctrines, que le problème ne provient pas de la validité de l’échantillonnage. Une critique qui, d’après lui, ne trouve aucun fondement réel et qui pourtant réussi à être encore présente aujourd’hui. Il va donc s’attaquer tout d’abord au fait  que la production d’une opinion ne pourrait être à la portée de tous, soit pour reformuler, que n’importe qui pourrait avoir un avis sur n’importe quel problème. Pour cela il va évoquer le problème de l’élimination des non-réponses lors des sondages et le problème de l’ignorance. Cela pose problème car en effet  tout le monde n’a pas le sentiment de compétence pour répondre à une même question, en appui de cela l’auteur donne donc des exemples affirmant que le genre, le niveau d’instruction et la proportion de conflits que pourrait amener une question produit des effets tout à fait différents dans un sondage. Donc ne pas prendre en compte ces non-réponses serait un gros problème dans les sondages d’opinion car mêmes celles-ci nous permettent d’obtenir des informations quant à la question. Pour autant une critique sur ce point peut être formulée, car justement dans les sondages, ces non-réponses ne sont pas ignorées vu qu’elles sont montrées  et que les pourcentages ne sont pas calculés en y faisant abstraction. Et, de plus, le pourcentage de non-réponses dans un sondage en grand public est aujourd’hui très faible, avoisinant les cinq pourcents, les questions étant devenues très ciblées, ne permettant pas de donner une non-réponse. Cela va alors amener l’auteur à identifier le problème du sujet des sondages. En effet dans un sondage, un individu va pouvoir être amené à répondre à une question qu’il n’avait jamais envisagée.        

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