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Commentaire de "Qu'est ce qu'une nation " de Ernest Renan, pour L1 sciences politiques

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Par   •  29 Décembre 2017  •  Commentaire de texte  •  1 740 Mots (7 Pages)  •  1 113 Vues

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Commentaire

"La Nation est une famille" disait  Jacques Chirac. Par cette phrase l'ancien président de la République Française  souligne un des éléments qui distingue la Nation de l'Etat. En effet, la Nation suppose une dimension qui n’est pas nécessaire dans le principe d’Etat, une dimension d’adhésion, d’appartenance, de reconnaissance d’une certaine identité commune, de certains traits partagés par ceux qui en sont membres.                              Mais la nation relève d'un processus, d'une construction longue qui a été accompagnée de penseurs, d'hommes politiques qui ont réussi à imposer leur conception grâce à des conjonctures politiques favorables et à des instruments de diffusion comme l'Ecole ou l'Armée. C'est donc l'Histoire de la Nation et ses différentes conceptions que nous allons étudier grâce à texte souvent considéré comme fondateur : le discours d'Ernest Renan prononcé à la Sorbonne en 1882. La problématique qui traverse ce texte c'est comment Ernest Renan envisage la Nation et comme l'explique -t-il ?

I/ Les  origines du discours,les origines de la Nation

Ce discours est un des plus célèbres discours autour de l'identité nationale. Ernest Renan était un intellectuel important du XIXeme, c'était un professeur de langue hébraique au collège de France, connu pour quelques déclarations et ouvrages controversés comme notamment La vie de Jésus en 1863 qui lui permit d'acquérir le surnom de "Blasphémateur européen" par le pape ou encore ses déclarations sur le génie des aryens par rapport à "l'esprit sémite".

Renan prononce ce discours dans un contexte très particulier, la France vient de perdre la Guerre contre la Prusse en 1870, l'idée de revanche est décisive.

Ce discours est souvent considéré comme une réponse au Discours à la nation allemande de Fichte, auteur très souvent jugé comme le fondateur du nationalisme allemand, datant de 1807. Il avait envisagé, soixante dix ans avant Renan, une situation similaire mais inversée : la défaite de la Prusse face à Napoléon. Fichte définit ce qu'est pour lui la nation allemande, une conception qu'on appellerait aujourd'hui éthnique, basé sur la "race", sur la langue, sur la religion, sur les traditions qui se transmettent par la filiation biologique, par le sang.

Soixante dix ans après, Renan revient sur cette idée germanique de la nation. Dès le début de son discours, Renan pose les bases de sa description. En effet nous pouvons relever la phrase "nous allons traiter les vivants comme d'ordinaires on traite les morts. Nous y mettrons la froideur, l'impartialité la plus absolue.". Par cette phrase, il institue un raisonnement quasi sociologique, voire même scientifique. Il souhaite anlyser les comportements humains, sa visée est prescriptive et normative, il cherche à définir une manière de penser la nation.

Il retrace alors l'historique de la nation.

Tout d'abord, la nation n'existe pas dans l'Antiquité. Il prend pour exemple les cités comme Athènes, Sparte, Sidon ou Tyr qui sont selon lui "de petits centres d'admirable patriotisme" mais également des "territoires relativement restreints" où il est impossible d'installer des institutions centrales. L'Empire Romain fût celui le plus proche d'une patrie, d'une nation. Le centre décisionnaire via les administrations locales pouvait prélever les impôts et imposer son monopole fiscale et donc le monopole militaire. Cependant selon Ernest Renan, l'Empire Romain manquait d'un élément pour lui faire atteindre le stade de Nation. Cet élément fût apporté par les invasions germaniques, en effet ils "imposèrent des dynasties et une aristocratie militaire. Le mot "imposer " a, ici, une connotation forte, Renan soulève un point essentiel : les Nations sont le fruit de violence. Ils imposèrent les "pouvoirs" nécessaires à la constitution d'une patrie : l'Histoire qui s'effectue via les dynasties permet de rassembler les peuples sous un passé commun (la vision de la Nation par Ernest Renan commence à se dessiner, une vision plus sentimentale que celle de Fichte)et l'aristocratie militaire qui sert à imposer la contrainte de la force.

Cependant nous pouvons nous demander ce qui fait la différence des différents pays,il y a tout d'abord le fait que les germains ont adopté la religion des peuples vaincus,la distinction qui sépare les hommes face à des religions différentes n'est plus effective, et de plus la religion permet la cohésion sociale.         Mais alors, l'adhésion du plus grand nombre à la même religion semble un atout essentiel pour la construction de la Nation. Mais les conquérents germaniques ont aussi adopté le même language que le peuple. Ils sont aussi mélangés génétiquement aux femmes latines. De ces faits découle l'oubli des populations vaincus. L'oubli est nécessaire dans la construction mémoriel d'une nation. En effet, l'auteur prend en exemple les populations de nos jours ne se souviennen pas des doueleurs infligés par les massacres de la saint Barthélémy ou des massacres lors de la Réunion de la France du nord et de la France du midi.

Pour Ernest Renan, la Nation est d'abord un concept français ( "le principe des  nations est le nôtre"), imité ensuite dans les régions voisines. Même si les Germains ont posé les bases de la Nation, ce concept est né autour de la réunion du pays autour du Roi de France. Il y a plusieurs voies historiques qui peuvent aboutir au final à la formation des nations : la dynastie (qui est la réunion autour d'un Roi, de sa famille, de son histoire tel est le cas français); la volonté de s'unir des provinces de s'unir (Hollande, Suisse), un "espit général" tardif (unités allemande et italienne). Mais il existe notammet des cas de "nation sans etat" comme l'Ecosse, Pays de Galles, Ulster mais de nos jours il reste un cas discutable et très discuté qui est la Palestine.

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