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Victor Hugo Les Derniers Jours D'un Condamné 1832

Mémoires Gratuits : Victor Hugo Les Derniers Jours D'un Condamné 1832. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  27 Mars 2013  •  906 Mots (4 Pages)  •  819 Vues

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Victor Hugo est un écrivain français né le 26 février 1802 à Besançon. Il est le fils de Léopold Hugo et ses parents se sont séparés quand il avait dix ans. Il fait des études brillantes à Paris au lycée Louis Legrand et remporte un premier succès à l'âge de quatorze ans. Durant l'essentiel du XIXè siècle, il s'engage politiquement et défend les grandes causes et, avec ses œuvres qu'il signe, il persiste contre la dictature, la pauvreté, les idées politiques et sociales imposées à l'empire de Napoléon III. Ses revendications vont d'ailleurs être à l'origine de son exil dans les îles anglo normandes. La mort de Léopoldine va provoquer « les contemplations » recueil de poèmes (espoir puis mort de sa fille et pessimisme). Il se consacre ensuite à la poésie romantique (exaltation du « moi » dans la nature, sentiments, écrivain de la démesure, poète épique). Sa pièce d'Hernani (préface de Cromwell, théoricien du drame romantique, rupture avec l'écriture stéréotypée du théâtre de convention) va engendrer une véritable révolution dans le théâtre. En 1885, il meurt à Paris.

Lecture analytique

La préface a été éditée lors de la réédition du livre suite aux critiques d'une œuvre sans finalité. Cette œuvre est une fiction qui relate grâce à des procédés d'analepses (intérêts narratifs pour ouvrir dans la narration un champ plus large) les vingt quatre dernières heures d'un condamné, à la première personne. La présence de sa fille amène à la compassion qui est une notion de poids : enjeu important de persuasion et sensibilité du lecteur. Sa préface est un essai sous forme de plaidoyer où Hugo exprime son engagement.

L'extrait étudié met en présence le lecteur face à un débat conflictuel portant sur la peine de mort. De façon très habile, Victor Hugo donne en une sorte de dialogue fictif, la parole aux criminalistes et expose les différents arguments soutenus par ce groupe qui y sont favorables. Pour eux, il faut retrancher de la société un membre nocif (notion d'anthropométrie et de préjugés), il faut épouvanter pour prévenir par des exemples, il faut que la société se venge, il faut que la société punisse.

- Ce à quoi Hugo répond « se venger et de l'individu, punir est de Dieu » et « cela ne sert à rien » (exemple du Mardi-gras) au nom de l'inquisition on a tué.

Le groupe opposé, à savoir celui des abolitionnistes, a pour orateur Hugo. Il va falloir désormais de manière précise étudier les procédés que Victor Hugo met en place pour démonter la thèse adverse et affirmer la sienne.

- « Vous » est le camp des criminalistes. « Nous » représente les abolitionnistes et le « on » la société.

- Les procédés de persuasion : questions rhétoriques, éloquence, obligation de « participation intellectuelle » du lecteur qui est touché. Il met en place l'ironie : « épouvanté » et « spectacles » sont des termes hyperbolés et antithétiques. Hugo reprend ici les propos des criminalistes en les exagérant et en les accentuant avec des « ! ».

- Mise en place d'exemples concrets par le micro récit : Louis Camus l'incendiaire, Mardi-gras et les masques.

- Le procédé de l'hypotypose consiste à décrire quelque chose qui nous touche parce qu'on a l'impression d'y être.

- Les maximes sont les phrases énoncées au présent de vérité générale. Proverbes, dictons, sentences, citation ... fondent le point de vue et la réflexion philosophique de Hugo pour persuader son

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