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Dissertation sur RIMBAUD

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Par   •  9 Février 2019  •  Dissertation  •  2 192 Mots (9 Pages)  •  262 Vues

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SUJET :

« Inspiration et lyrisme ont en commun de placer une crise de langage à l’origine de la création poétique. Crise biographique aussi bien que crise formelle, elle remet en question et en jeu le rapport du sujet à sa propre capacité articulatoire : c’est la façon dont il se relie au monde extérieur, aussi bien que sa manière de relier les objets du monde dans la syntaxe de la langue, et d’imprimer à celle-ci un « style », qui se recompose alors. »                                                                        Jean-Michel Maulpoix, Du lyrisme, 2000.

 

La poésie de Rimbaud se manifeste par l’expression des sentiments personnels. Il utilise un ‘je’ globale, qu’il résume dans sa célèbre illustration « je est un autre », dans son œuvre. Rimbaud reste à part entier un poète incomparable car son apparition crée une rupture dans le mouvement littéraire. Contrairement à châteaubriant Musset et Lamartine, Rimbaud opte pour le lyrisme mais en  accordant une forte considération au monde. Rimbaud est un poète et probablement le plus grand de tous et pour lui la poésie demande la liberté avec laquelle il peut donner ses sentiments sur la vie politique, le travail, les injustices, les villes, la nature, le temps. Rimbaud joue avec le temps, il fait et défait sans cesse dans une sorte de tourbillon. C’est peut être dans ce sens que  Jean-Michel Maulpoix nous dit qu’ « Inspiration et lyrisme ont en commun de parler une crise de langage à l’origine de la création poétique ».Il précise que la crise est à la fois, « biographique »et « formelle ». Elle réinterroge  « le rapport du sujet à sa propre capacité articulatoire »selon un double mouvement : « la façon dont il se relie au monde extérieur »mais aussi la façon dont il relie « les objets du monde dans la syntaxe de la langue », créant « un style » mouvant. Autrement dit, le lyrisme est pour le poète innovateur  ce que l’âme est pour l’être humaine. Pour Maulpoix la meilleure façon de s’appesantir d’un style personnelle capable de remettre en cause le langage poétique mais aussi de relier l’auteur par rapport à son poème et en fin de lui permettre de ce passer pour un autre ou une autre chose est de forger l’inspiration et le lyrisme. Ces deux constituants sont indissociables dans la scène poétique. Dés lors nous nous demandons vraiment, comment a travers l’inspiration et le lyrisme, Rimbaud découvre t-il cette nouvelle forme poétique qui relève tend d’ambiguïté et de caractéristiques et en quoi reste t-elle indispensable dans les illuminations bref comment elle participe a la compréhension des poèmes de Rimbaud ?                                                                                                                                            Pour  cerner la quintessence de cette problématique, nous essayerons d’abord de mettre l’accent sur le rapport qui relie le sujet(Rimbaud) à son lyrisme personnel et ensuite nous élaborerons une étude qui s’appesantira  uniquement sur cette nouvelle forme poétique crée par Rimbaud sans oublier enfin d’expliquer sa représentation mais aussi mise en exergue  dans les illuminations.          

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Le lyrisme est sans doute cette expression du moi accompagnée de musique. Il est défini pour la première fois par le  Dictionnaire universel de la langue française de Pierre Boiste comme caractère du style élevé, des inspirations solennelles; langage des prophètes, des poètes primitifs, des spiritualistes philosophes. Nous constatons dés à présent cette notion de ‘poésie voyant’ que Rimbaud s’assigna au milieu du 19eme siècle. l’écriture poétique recèle d’une certaine, d’abord connaissance et maitrise de la versification mais aussi d’un dont de Dieu. En effet, rien que cette brève présentation, nous repérons quelques inspirations ou disons démarches qui ont menées à la formation de cette entreprise poétique qui se manifeste aujourd’hui sous le non de « mythe de Rimbaud ». Nous signalons clairement que Rimbaud a usé du lyrisme c’est-à-dire de l’expression du moi mais à sa façon. Ce jeune poète a fait trembler et briser cette glace qui bornait la poésie. Avant son arrive dans le mouvement littéraire, la poésie était couvert de A à Z par des règles poétiques qu’on appelait ou qu’on appelle toujours la versification. A son arriver il opta pour une nouvelle démarche il commença d’abord par remettre en cause cette poésie subjective qu’il considère comme « horriblement fadasse » ; l’exemple est clairement illustrée dans la lettre adressée à Georges Izambard du 13 mai 1871. Ensuite il innove une nouvelle forme et en fin produit des poèmes qui jusqu’à présent restent dans l’ambiguë, car ces poèmes restent ouverte à n’importe qui. Leurs interprétations ne suivent aucune logique, le poète lui-même ne suivait aucune logique. On nous dit souvent que Rimbaud avant de comprendre écrivait ; c’est-à-dire il ne comprenait ces poèmes qu’après les avoir accoucher sur papier. C’est avec la plume de l’ange de Charleville que la poésie se détourne de cette expression du moi seul pour devenir à la fois moi et autre et moi et chose. Autrement dit, la plume du génie impatient a fait sortir la poésie dans ce cadre personnel pour devenir un cadre collectif. En lisant les poèmes de Rimbaud, on sent un moi qui parle mais derrière ce moi on retrouve plein d’objet, d’image de métaphore qui grimpent sur les mots. Nous avons cette exemple dans son célèbre poème « voyelle » ou il nous dit : «  A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelle /Je dirai quelque jour vos naissances latentes : » Derrière ou devant ce ‘je’ qui parle se cache tout un monde flou obscure qu’on ne peut déchiffrer dans la certitude. Connaitre exactement les parole de Rimbaud reste impossible, il laisse ces poème dans notre doute .il invite tout chercheur à inventer comme lui. Des lors, cette ambiguïté crée un écart entre lui et les autres poèmes. Ainsi nous mettrons l’accent sur cette nouvelle forme d’écriture qu’il a forgé .Pour manifester son écart avec toute autre forme d’écriture, Rimbaud usera de jeux subtils avec la versification mais aussi Il crée un langage autonome, disloque le vers traditionnel, affectionne les accumulations, les ellipses et crée beaucoup de néologismes et même fait fi des craintes grammaticales, rejette le vocabulaire poétique traditionnel et  forge une langue hétéroclite. Cette langue est susceptible pour le jeune poète d’atteindre une compréhension universelle. La rechercher  de cette langue nouvelle s’exprime par cette célèbre formule : « cette langue sera de l’âme pour l’âme, résumant tout, parfums, sons, couleurs, de la pensée accrochant la pensée et tirant. ».Rimbaud s’impose avec cette langue qui fascina tout le monde. Sa jeunesse dans la littérature manifeste une liberté d’esprit mais aussi d’expression .il brise l’attractivité des vers, opte pour une libération sans cesse accrue de la forme pour trouver un rythme qui soit absolument moderne. Rimbaud confirme cette idée dans la deuxième section du poème intitule « vies » : « Je suis un inventeur bien autrement méritant que tous ceux qui m’ont précédé ……..» ici le poète lui-même s’affirme en se donnant  ce titre « d’inventeur » ; il tourne les pages de la poésie, recouvert à celle-ci un nouveaux visage. C’est ainsi qu’est apparu la poésie en prose qui se distingue largement avec la prose poétique. Selon les principes de Rimbaud, le poème en prose se distingue de la prose poétique en ce qu’il constitue une unité organique fermée sur elle-même, la concentration créant l’unité des faits. Toute fois on peut affirmer clairement que ce genre du poème en prose est source de contrainte car depuis le début on constate cette envie de sortir des lois formelles de la versification pour créer un nouvelle ordre. Rimbaud renverse la poésie ancienne par des effets de désordre et ordre, par  des unités et fragment mais aussi par l’art de la contradiction et le problème de la représentation. Ainsi nous ne pourrons finir sans essayer de se familiariser avec les illuminations du moment où c’est elles qui confirment cette nouvelle poésie créait par le voyant .Entre monstruosité, métamorphose et transformation Rimbaud parvient à sortir un raisonnement à créer une littérature indépendante. Les visions qu’il rêvait dans les illuminations ont provoqué une contradiction dans le mouvement littéraire car les symbolismes ont  y tord de considérer Rimbaud parmi leurs aines. Bien que l’Ecole symbolisme avait pour démarche une conception spirituelle, tacher de trouver d’autres moyens d’expressions comme Rimbaud en vue de dépasser la simple représentation réaliste. Mais sur ce point, il est difficile, de  rattacher les illuminations au mouvement du symbolisme, car cette poésie ne reflète aucune transcendance et n’est pas véritablement mystique puis qu’elle se nourrit des images. En un moment les illuminations étaient  considérées comme des poèmes illisibles à cause de cette nouvelle écriture de Rimbaud. Mais des spécialistes en s’appuyant sur la théorie de la polysémie qui consiste à faire cohabiter plusieurs sens dans un même texte ont constaté la diversité de sens que pourrait revêtir un poème de Rimbaud. Une autre recherche appelé critique etiologiste a été fait dans les illuminations par des chercheurs pour toujours démystifier cette complexité de forme qu’emploi Rimbaud. Cette recherche était basé sur l’étymologie des causes c’est-à-dire un flash back sur l’envi qui anime Rimbaud au moment d’écriture. L’aboutissement qui a été formulé était que pour lire les poèmes de Rimbaud, il faut impérativement se renseigner sur son histoire, bref cette idée veut dire que Rimbaud aurait écrit des choses vues. Par exemple, dans le poème « Mystique »une description du  tableau des frères Van Eyck, l’Agneau mystique, conservé dans la cathédrale du grand, ce qui est convaincant. Surtout avec l’appuie des déictiques : A gauche ; Derrière, En haut ; c’est vraiment les yeux qui dictent et la main grignote le papier dans ce poème. Ici le sentiment de la jeunesse apparait puisque Rimbaud était parmi les poètes de son temps le plus jeune, on constate cet influence des images avec les enfants qui même s’ils ne comprennent pas le langage mais à partir des images parvient à déchiffrer et à comprendre un message. Dans les illuminations l’interprétation des poèmes se base sur  les poèmes eux même. Surtout dans ce poème on doit impérativement se renseigner d’abord de la scène pour pouvoir le comprendre. Ce qui fait « sens »  se trouve entre le rapport des mots que ce soit cote à cote ou de cote à l’histoire ou un bout et à un autre du texte. Mais ajoutons que même si la connaissance historique et sociale est primordiale, ce qui est plus important chez Rimbaud surtout dans les illuminations c’est sa capacité de transformer la réalité générale, c’est-à-dire le monde tel qu’il est, pour en percevoir un discours particulier .les images apparaissent autrement dans les poèmes de Rimbaud .Son objectif est surtout de créer une nouvelle représentation donc il est important de cerner cette écart qui se trouvera entre les objets tels qu’ils sont dans la nature et tels que le poète les accouchent sur le papier.        

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