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Histoire Des Arts: la chanson Göttingen de Barbara

Note de Recherches : Histoire Des Arts: la chanson Göttingen de Barbara. Recherche parmi 298 000+ dissertations

Par   •  2 Mai 2015  •  1 132 Mots (5 Pages)  •  2 153 Vues

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Histoire des arts

Göttingen

Introduction

Je vais vous présenter une oeuvre que j'ai étudiée en cours de musique : la chanson Göttingen, de Barbara.

DIAPO

Présentation générale

Göttingen est une chanson de Barbara sortie dans son album „Le Mal de vivre“, en 1964.

Artiste

DIAPO

Auteur, compositeur, interprète françase, Barbara, de son vrai nom Monique Andrée Serf, est née 1930 à Paris au sein d'une famille juive. Son père est alsacien et sa mère originaire d'Odessa en Ukraine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la famille doit sans cesse se cacher pour échapper à l'extermination.

A la libération, elle commence à chanter, entre à l'Ecole supérieure de musique et chante à L'Ecluse, petit cabaret parisien, en 1955. Puis, en 1964, un amateur, Gunther Klein, la supplie de venir se produire chez lui en Allemagne. Il lui parle de Göttingen, sa ville natale, une ville universitaire allemande en Basse-Saxe. Il lui proposa de venir chanter au Junges Theater, un petit théâtre dont il était un des animateurs mais Barbara était perplexe, étant convaincue que personne ne la connaissait là-bas et ayant toujours cette haine envers l'Allemagne depuis la Seconde Guerre mondiale.

Finalement, la chanteuse acceptera. Elle se rend donc à Göttingen en train. Mais, la représentation faillit ne pas avoir lieu car la chanteuse avait demandé un piano à queue. Or, à son arrivée l'attend un simple piano droit. Finalement, grâce à la mobilisation d'étudiants qui réussissent à trouver un piano à queue, le concert put avoir lieu. La salle est pleine. C'est une ovation. Invitée pour une semaine, elle reste. Pendant son séjour, elle se réconcilie petit à petit avec l'Allemagne et écrit la chanson Göttingen.

Contexte de réalisation de l'oeuvre

Lorsque Barbara chante Göttingen, l’amistice de 1945 n’est éloigné que d’une génération en arrière, et nombreux sont les gens ayant encore un peu de mal à se faire à la réconciliation, pourtant scellée bon gré mal gré (l’Allemagne est divisée en deux, et ce pour encore quelques décennies) par les débuts de la construction européenne, avec la CECA dès 1951. Pour autant, le général de Gaulle et le chancelier Adenauer vont s’atteler à renforcer cette nouvelle relation ; les deux pays se parlent et se respectent mutuellement, comme en témoigne la signature hautement symbolique du traité de l’Elysée, en 1963, qui encourage entre autres la création de lycées français en Allemagne et la naissance de jumelages entre les villes des deux nations.

De plus, en 1955, un nouveau conflit a déjà débuté : la guerre froide, qui débuta en 1947 et se termina en 1989. Ce conflit oppose deux blocs : le bloc communiste (alliés de l'URSS et pour la démocratie populaire) suivant la doctrine Jdanov et le bloc américain (alliés des Etats-Unis et pour la démocraties libérale) suivant la doctrine Truman.

L'Allemagne est divisée, depuis 1945, deux parties : la RDA (république démocratique d'Allemagne) occupée par le bloc communiste et la RFA (république fédérale d'Allemagne) occupée par le bloc occidental. Ce n'est qu'en 1990, après la chute du mur de Berlin (1961-1989) que l'Allemagne fut réunifiée.

Description et analyse de l'oeuvre

DIAPO

Nous allons écouter la chanson.

Bien sûr, ce n'est pas la Seine,

Ce n'est pas le bois de Vincennes,

Mais c'est bien joli tout de même,

A Göttingen, à Göttingen.

Pas de quais et pas de rengaines

Qui se lamentent et qui se traînent,

Mais l'amour y fleurit quand même,

A Göttingen, à Göttingen.

Ils savent mieux que nous, je pense,

L'histoire de nos rois de France,

Herman, Peter, Helga et Hans,

A Göttingen.

Et que personne ne s'offense,

Mais les contes de notre enfance,

"Il était une fois" commence

A Göttingen.

Bien sûr nous, nous avons la Seine

Et puis notre bois de Vincennes,

Mais Dieu que les roses sont belles

A Göttingen, à Göttingen.

Nous, nous avons nos matins blêmes

Et l'âme grise de Verlaine,

Eux c'est la mélancolie même,

A Göttingen, à Göttingen.

Quand ils ne savent rien nous dire,

Ils restent là à nous sourire

Mais nous les comprenons quand même,

Les enfants blonds de Göttingen.

Et tant pis pour ceux qui s'étonnent

Et que les autres me pardonnent,

Mais les enfants ce sont les mêmes,

A Paris ou à Göttingen.

O faites que jamais ne revienne

Le temps du sang et de la haine

Car il y a des gens que j'aime,

A Göttingen, à Göttingen.

Et lorsque sonnerait l'alarme,

S'il fallait reprendre les armes,

Mon cœur verserait une larme

Pour Göttingen, pour Göttingen.

Gewiß, dort gibt es keine Seine

und auch den Wald nicht von Vincennes,

doch gäb's viel, was zu sagen bliebe

von Göttingen, von Göttingen

Paris besingt man immer wieder,

von Göttingen gibt's keine Lieder,

und dabei blüht auch dort die Liebe

in Göttingen, in Göttingen.

Mir scheint, wir sind weit schlecht're Kenner

in punkto "Frankreichs große Männer"

als Hermann, Helga, Fritz und Franz

in Göttingen.

Hier spielte auch ganz ohne Frage,

das Märchen uns'rer Kindertage:

"Es war einmal...", ja wo begann's?

in Göttingen.

Gewiß, dort gibt es keine Seine

und auch den Wald nicht von Vincennes,

doch sah ich nie so schöne Rosen

in Göttingen, in Göttingen

Das Morgengrau ist nicht das gleiche

wie bei Verlaine, das silbern-bleiche,

doch traurig stimmt es auch Franzosen

in Göttingen, in Göttingen

Kommt es mit Worten nicht mehr weiter,

dann weiß es, Lächeln ist gescheiter:

Es kann bei uns noch mehr erreichen,

das blonde Kind in Göttingen.

Was ich nun sage, das klingt freilich

für manche Leute unverzeihlich:

Die Kinder sind genau die gleichen

in Paris, wie in Göttingen.

Laßt diese Zeit nie wiederkehren

und nie mehr Haß die Welt zerstören:

Es wohnen Menschen, die ich liebe,

in Göttingen, in Göttingen

Doch sollten wieder Waffen sprechen,

es würde mir das Herz zerbrechen!

Wer weiß, was dann noch übrig bliebe

von Göttingen, von Göttingen.

Cette chanson, accompagné par un piano et un accordéon jouant cette valse lente, est une ode à la ville de Göttingen „mais c'est bien joli tout de même à Göttingen“; „que les roses sont belles à Göttingen, „mais l'amour y fleurit quand même, A Göttingen“. Dans cette chanson, elle veut faire passer le message que l'Allemagne est aussi riche culturellement et humainement que la France mais pour se rendre compte de cela, il faut faire la démarche de s'intéresser à cette culture et à ce pays „ils savent mieux que nous je pense l'histoire de nos rois de France“. De plus, elle rappelle aux français que beaucoup de choses que nous apprécions et croyons françaises trouvent en réalité leur origine en Allemagne : „les contes de notre enfance il était une fois commence à Göttingen“. Même si nous ne partageons pas la même langue, nous nous comprenons tout de même : „mais nous les comprenons quand même“. De plus, même si nous n'appartenons pas au même pays, nos joies et nos peines sont les mêmes „mais les enfants se sont les mêmes à Paris ou à Göttingen“. Enfin, elle espère qu'il n'y aura plus jamais de guerres „ O faites que jamais ne revienne / Le temps du sang et de la haine“ et rêve d'un avenir meilleur fait de relations d'amitié et de respect entre les peuples. Elle dit également que si un conflit éclatait, elle serait dévastée car ne saurait quel camp choisir „S'il fallait reprendre les armes, /Mon cœur verserait une larme“.

Donc, cette chanson est un hymne à l'amitié franco-allemande qui décrit l'amour d'une chanteuse à un pays.

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