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Histoire de l'art gothique

Dissertation : Histoire de l'art gothique. Recherche parmi 237 000+ dissertations

Par   •  20 Janvier 2020  •  Dissertation  •  858 Mots (4 Pages)  •  59 Vues

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Aux XVII et XVII siècles, on considérait l’art gothique comme un art inventé par les Goths qui l’auraient importé en France. Cependant il est aujourd’hui prouvé que l’art gothique est né en France.  C’est dans la région Ile-de-France qu’a été faite, pour la première fois, la véritable application du système de construction gothique avec le chœur et les deux travées de l’avant nef de la basilique Saint-denis. L’art gothique pourrait donc aussi s’appeler le style Français.

L’art gothique à eu une durée de vie de quatre siècles. Né au XII siècle, il a persisté jusqu’au début du XVI siècle. L’une des périodes les plus glorieuse est le XVII siècle, qui a vu s’élever la plupart des grandes cathédrales comme dans les villes de Paris, Laon, Amiens, Bourges..                                                    Les causes du grand développement de l’art gothique sont de deux sortes. D’une part les religieux, nobles, bourgeois, clergés sont très enthousiaste à l’idée de prôner la religion. On le voit notamment avec le prix de la cathédrale de Notre de Dame de Paris qui est estimé à 120 millions d’anciens franc par Violet le duc. D’autre part, avec Philipe Auguste la puissance royale s’affermit et la sécurité s’établit dans le domaine du souverain et la bourgeoisie prend sa part dans la vie publique, la direction des travaux liée à l’église était avant sous l’apanage des ordres monastique passe aux architectes laïques.

L’art gothique né sur le sol français, il n’a subi aucune influence étrangère. Il a su rompre avec le passé, et à crée de toutes pièces un système merveilleux de construction. L’art gothique et un style rationnel, c’est la logique meme. En effet il y a dans l’art gothique une concordance absolue entre la structure et la forme. En d’autres termes, la forme est l’expression rigoureuse de la structure. Les façades expriment nettement la coupe et le plan. Les grandes roses, qui semblent uniquement destinées à éclairer la partie haute des nefs, jouent en meme temps un rôle d’étrésillon, tout en allégeant la construction. Les arcs-boutants contrebutent la poussée de la voute de la nef au droit des piliers, tandis que leurs extrados servent à l’écoulement des eaux pluviales. Rien n’est laissé au hasard, rien n’est sacrifié à la décoration. Le rationalisme de l’art gothique se manifeste également dans le choix de l’échelle architecturale. En effet dans tout les édifices gothiques, l’étalon ou le module est la taille de l’homme et non pas le rayon de la colonne, comme dans l’architecture Gréco-romaine. La porte d’une cathédrale n’est pas plus haute que celle d’une église de campagne tandis que la porte d’un temple grec sera plus ou moins haute, suivant que l’édifice est plus ou moins vaste.             L’art gothique est aussi symbolique. Les lignes ascendantes sur les édifices sont le symbole de la pensée chrétienne, de l’élan des âmes vers le ciel. De meme la sculpture qui couve les portails des cathédrales n’est qu’un vaste symbole.

Les trois éléments de la construction gothique sont : l’arc brisé, la voute sur croisée d’ogive, et l’arc boutant. La voute sur croisés d’ogive consiste en une voute d’arêtes poser sur des nervures. La voute d’arêtes est elle formée par la pénétration de deux voutes en berceau de meme diamètre. Pour construire une voute d’arêtes on commence par poser des cintres en bois sous les arêtes. Les architectes gothiques eurent l’idée de rendre ces cintres permanents en les formant d’arcs en pierre qui, de la sorte constituent des nervures sur lesquelles s’appuient les remplissages de la voute. Le mot ogives vient du latin augere, augmenter, c’est-à-dire accroitre la résistance.                                       L’immense supériorité de la voute sur croisées d’ogives est sa légèreté. Cette légèreté est la résultante de la localisation des poussées de cette voute. S’exerçant sur quatre points d’appui auxquels aboutissent les quatre arcs diagonaux, les poussées sont réparties sur ses quatre points d’appui. Il en résulte que chaque voute sur croisées d’ogives est absolument indépendante et d’une extrême légèreté. Les conséquences de cette invention des architectes gothiques sont considérables : la légèreté de la voute donne la faculté de réduire l’épaisseur des piliers, et l’indépendance de chaque voute permet d’ajourer les murs qui ne sont plus qu’un remplissage et non un soutient.

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