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Essai d'amélioration du taux de fructification des ignames cultivées du complexe d'espèces Dioscora-rotundata dans les communes de Dassa-Zoumè et Savalou

Mémoire : Essai d'amélioration du taux de fructification des ignames cultivées du complexe d'espèces Dioscora-rotundata dans les communes de Dassa-Zoumè et Savalou. Recherche parmi 229 000+ dissertations

Par   •  12 Novembre 2019  •  Mémoire  •  8 687 Mots (35 Pages)  •  10 Vues

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Essai d’amélioration du taux de fructification des cultivars florifères du complexe Dioscorea cayenensis- Dioscorea rotundata dans les champs des producteurs des communes de Dassa-Zoumè et Savalou.

N. DENADI,1,2,3; E.I. ASSABA2; M.YOLOU2 ; C. GANDONOU3 ; M. QUINET1 J. ZOUNDJIHEKPON

1 : GRPV/ UCL ; 2 : LGE/UAC ; 3 : LAPVESE/UAC

Cultivated yams of the species complex D. cayenensis-D. rotundata are among the major food

crops that contribute to food security / sovereignty and poverty reduction in West Africa and

Benin. However, their production is particularly confronted with seed constraints. These yams,

although vegetatively propagated, flower and grow with very variable rates between different

cultivars and different female feet. The purpose of this study is to improve the fruiting rate of

flowering cultivars of the Dioscorea cayenensis - D. rotundata species complex, to ensure seed/

seed safety / sovereignty for growers who would like to undertake seed-based seed production.

Through a participatory approach, the villages of Ouèssè and Lahotan (commune of Savalou)

Idaho and Soclogbo (commune of Dassa) were prospected. In the different fields, the female and male feet are placed on the same guardian. Floral biology observations were made. At the same time, the inflorescences of male cultivars are harvested for the study of the germination of pollen grains. The data are subjected to an analysis of variance, the fish test with the Linear General Model (GLM) and the Pearson correlation. The results showed that the fruiting rate observed by natural hybridization according to the peasant device is very low (16% on average). Reconciliation of the male and female feet on a same tutor allowed to increase the rate of fruiting of 10% on average. Male cultivars Flou, Alassoro and Laboko showed a very high pollen grain germination rate (respectively 96.66%, 94.44% and 80%). Watchabim and wetanam cultivars have the lowest germination rates of pollen grains (0% and 20% respectively). Coupling  with male broodstock with a relatively high pollen grain germination rate further increases the fruiting rate (at least 15%)and reduces the rate of poorly formed fruit by at least 12%. The fruiting rate in cultivated yams of the D. cayenensis - D. rotundata species complex is very low at present. For its improvement we can adopt a cultural system that promotes the bringing together of male and female feet on the same guardian to minimize the pollination distance. Therefore, vigorous pollen males should be selected to increase the chance of pollination.

Key words: Dioscorea cayenensis - D. rotundata, fruiting, germination of pollen grains

Introduction

L’agriculture est la principale source d’alimentation des populations à travers le monde. Elle connaît des essors de plus en plus remarquables grâce aux connaissances accrues des travaux scientifiques en général, et de la floraison et la fructification des plantes alimentaires en particulier. Dans les régions d’Afrique tropicale et subtropicale, l’agriculture garde un caractère traditionnel, celui qui vise principalement la production de denrées de subsistance, avec néanmoins une place de choix accordée aux plantes à tubercules et racines dont le manioc, la patate douce, l’igname et les aracées. D’une façon générale, la production d’ignames constitue une source de revenu importante pour plus de 75% de la population rurale (Loko et al. 2013) et contribue à plus du tiers des apports caloriques dans les zones de production (Adejumo et al., 2013). Au Bénin, quatrième pays producteur mondial d’ignames après le Nigéria, la Côte d’Ivoire et le Ghana en Afrique de l’Ouest (FAOSTAT, 2013), on retrouve au premier rang les ignames cultivées du complexe d’espèces Dioscorea cayenensis-D. rotondata (Dansi et al., 2000). Parallèlement aux besoins alimentaires grandissants des populations, on remarque une augmentation graduelle de la production annuelle d’ignames. Au Bénin on note en effet, une production d’ignames de 2 047 006 tonnes avec un rendement de 13 879 tonnes/hectare lors de la campagne agricole 2009/2010, contre 2 624 011 tonnes ; 2 734 831 tonnes et 2 366 000 tonnes respectivement lors des campagnes agricoles 2010/2011, 2011/2012 et 2012/2013 (MAEP Annuaire statistique 2010-2013). Mais l’une des contraintes de la production d’ignames au Bénin et partout ailleurs est le coût et la disponibilité des semences. Le cultivateur utilise chaque année près de 25 à 30% de sa récolte pour la semence, soit environ 2500kg/ha dans toutes les zones de production d’ignames de l’Afrique de l’Ouest (Dumont, 1969 ; Anonyme, 1987 ; Zoundjihékpon, 1993). Bien que le cultivateur sélectionne ses propres tubercules semences dans son champ, ceux qui souhaitent augmenter leur production sont parfois obligés d’acheter la semence ; encore que sur le marché ces semences se font rares et leur prix unitaire peut aller jusqu’à 200 F CFA (Dansi et al., 2003). L’impact négatif d’une telle pratique n’est plus à démontrer sur la vie des producteurs. Pourtant plusieurs investigations entreprises sur la biologie de la reproduction ont montré que les ignames du complexe D. cayenensis-D. rotundata fleurissent (Miège, 1952 ; Sadik et al., 1975 ; Zoundjihékpon 1993 ; Dumont et al., 2010 ; Yolou et al., 2015b), fructifient et les graines contenues dans les fruits germent en 23 jours environ, avec un taux de germination qui varie entre 26 et 85% (Dumont et al., 2010 ; Yolou et al, 2015c). De plus, les plantules issues de ces graines produisent des tubercules en fin de cycle de multiplication végétative (Miège, 1952 ; Sadik et al., 1975 ; Zoundjihékpon 1993 ; Dumont et al., 2010 ; Yolou et al., 2015c) quiEssai d’amélioration du taux de fructification des cultivars florifères du complexe Dioscorea cayenensis Dioscorea rotundata dans les champs des producteurs des communes de Dassa-Zoumè et Savalou deviennent généralement comestibles au bout de trois cycles (Zoundjihékpon, 1993 ; Yolou, 2016). L’option d’un système semencier basé sur l’utilisation de graines se révèle alors de plus en plus possible, et une fois adoptée, permettra de résorber la perte causée par le système ‘‘tubercule-semence’’. Mais malgré la très grande disponibilité de semences/graines chez les ignames cultivées du complexe D. cayenensis D. rotundata (Dumont, 1977 ; Stessen 2002 ; Yolou 2016), nombreux sont les cultivars qui donnent très peu de fruits

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