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Montrez que les pays de l’Union Européenne connaissent des difficultés à coordonner leurs politiques économiques.

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Par   •  26 Février 2017  •  Dissertation  •  1 564 Mots (7 Pages)  •  2 711 Vues

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Montrez que les pays de l’Union Européenne connaissent des difficultés à coordonner leurs politiques économiques.

La crise de 2008 a montré les difficultés de l’UE en matière de politiques économiques. Les pays membres ont rencontré des problèmes pour se coordonner et pour conduire leurs politiques économiques dans un intérêt commun. Les pays membres de l’Union européenne constituent une Union économique et monétaire (UEM) fondée sur la création d’un marché unique où les marchandises, les travailleurs et les capitaux circulent librement. L’un des autres piliers de cette UEM, c’est le partage d’une monnaie unique, l’Euro (décidé en 1999). Avec ca, les États européens sont interdépendants et doivent alors coordonner eux-mêmes leurs politiques économiques, ce qui est difficile pour de plusieurs raisons. Une politique économique se définit comme l'ensemble des moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs fixés par les pouvoirs publics dans le but d'améliorer la situation économique générale d’un pays.

Quelles sont les difficultés que rencontrent les états membres de l’UE pour se coordonner au niveau des politiques économiques ?

Nous aborderons d’abord le sujet de la BCE et des politiques monétaires puis des politiques budgétaires qui dépende de chaque pays et qui sont difficile a cordonnés, enfin nous parlerons du problème de l’absence d’un « système redistributif »

         

Tout d’abord, la première et principale difficulté est lié a la Banque centrale européenne (BCE). C’est elle qui dirige les politiques monétaires au sein de la communauté. Elle décide de l’évolution de la masse monétaire dans la zone euro et de l’évolution du taux d’intérêt directeur qui influe celui des banques commerciales. La mission que s’est vu confié la BCE est d’assurer la stabilité de la valeur de l’euro. Le vrai problème c’est que la BCE s’est fixé un taux d’inflation environ égal à 2 %. Lorsque les prix augmentent, en moyenne, de plus de 2 % dans la zone euro, elle mène une politique restrictive pour faire baisser les prix : elle augmente le taux d’intérêt directeur ce qui conduit les banques à faire de même, le coût du crédit s’alourdit et les prêts diminuent, ce qui conduit à une réduction de la demande, de la croissance, et donc logiquement des prix aussi. Inversement, lorsque l’inflation moyenne est trop faible, la BCE mène une politique expansionniste en diminuant le taux d’intérêt directeur ce qui stimule la demande ainsi que les prix. Le problème est que cette politique est basée sur une moyenne d’inflation justement, et non sur chaque cas particulier et les pays font chacun face à des situations différentes : ce qui ont un taux d’inflation supérieure à la moyenne, comme la Hongrie en 2012 avec un taux d’inflation de 5,7% ou encore l’Estonie avec 4,2%, ont besoin d’une politique monétaire restrictive. Par contre d’autres pays font face à une inflation trop faible, et particulièrement la Grèce qui était à 1 % ou encore la Suède à 0,9 % en 2012),  et cela nécessiterait politique monétaire expansionniste. Ces différences qui peuvent être énorme entre les pays montrent que la politique monétaire unique mise en place par la BCE ne permet pas aux pays éloignés de la moyenne de retrouver une situation économique en coordination avec celle des autres : elle ne permet pas de réduire l’inflation excessive en Hongrie et, en même temps, de stimuler l’inflation trop faible en Suède ou en Grèce. C’est les États qui doivent corriger eux-mêmes, par la politique budgétaire, les différences d’inflation : la Hongrie est sensée casser sa croissance pour réduire la demande et les prix, tandis que la Suède et la Grèce sont sensées relancer leur activité pour stimuler la demande et les prix. Les pays situés dans la moyenne de la BCE sont eux dans une bonne situation, certes, mais cette politique monétaire ne permet pas la coordination entre les États membres car ceux-ci doivent assurer par eux-mêmes « l’harmonisation de l’inflation ».

La seconde difficulté pour les pays de l’UE de coordonner leurs politiques économiques est liée au fait que les politiques budgétaires sont du ressort des États et sont contraintes par le Pacte de stabilité et de croissance. Les États se sont engagés à ne pas dépasser un certain niveau de déficit public et de dette publique. Ces seuils n’ont pas toujours été respecté et la crise de 2008 à provoquer une hausse énorme du chômage (jusqu’à 25 % en Espagne et en Grèce), mais aussi une très grosse augmentation des dettes publiques. Par exemple, l’Italie avait en 2013 une dette publique égale à 120% de leur PIB ! Ce choc au niveau du chômage et des dettes publiques a été plus fort dans les pays d’Europe du Sud que dans les pays plus développés d’Europe du Nord. Pour contrer ca, il faudrait mener une politique de relance qui permettrait grâce à des investissements divers de relancer la croissance et de lutter contre le chômage notamment, mais comme les niveaux de déficits et de dette sont élevés, les États ne peuvent pas mener ces politiques de relance… Les pays du Sud doivent donc mener des politiques budgétaires en défaveur de leur population, en réduisant les dépenses publiques, en augmentant les impôts etc… pour lutter contre leurs déficits excessifs. Cette politique aggrave leur situation économique puisque le pouvoir d’achat diminue et que les entreprises résidentes ont moins de débouchés, et le chômage augmente encore plus, réduisant encore davantage les recettes de l’État. On est face à un cercle vicieux dans lequel il est difficile de sortir. Les États comme l’Allemagne qui bénéficie d’une forte demande extérieure (exportations) voient leur situation s’améliorer puisque les recettes d’exportations alimentent les recettes de l’État dont le déficit diminue, tandis que les pays qui sont peu compétitifs, comme  la Grèce, ont  une forte  dette et une croissance liée à la demande interne et voient leur situation se dégrader sur le plan économique et       sur le plan des comptes publics.                                          

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